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30 Songs Challenge #1

En surfant sur Facebook, j’ai trouvé ce jeu amusant qui consiste à poster une chanson tous les jours pendant 30 jours, en fonction de certains critères. Je vous épargne le nouvel article par jour sur le blog mais je vous trouve amusant de vous faire partager ce défi par petites bribes !

Les 10 premières chansons :

Day 01 – your favorite song :
Sans doute la question la plus ardue, étant donné que cela doit changer tous les jours. J’ai une chanson préférée pour chacun des mes groupes préférés… Mais c’est vrai que lorsque l’on me pose cette question, sans réfléchir, je pense immédiatement à Tunnels, d’Arcade Fire. C’est LA chanson épique par excellence, et la première du groupe que j’ai entendue. Même si actuellement, mes relations avec Arcade Fire sont plutôt conflictuelles, dès que j’entends Tunnels, j’oublie tout et je reviens en 2005, lors de ma découverte de Funeral. Et c’est cette chanson qui m’a donné envie de découvrir l’hiver montréalais, et rien que pour ça… elle ne peut qu’être en première place. Pendant le Neon Bible Tour, j’ai eu plusieurs crises d’asthme en live à force de sauter et de chanter en même temps ! Elle a perdu de sa force en 2010 donc je vous mets une version de 2007…



day 02 – your least favorite song
Des chansons que je déteste, j’en ai mille fois plus que des chansons que j’aime. Il m’est cependant assez facile de me remémorer les nombreuses heures de torture dans la voiture pour partir en Espagne. 14h avec Radio Trafic. Dont au moins 2h avec ce put*** de saxophone qui pue. ARG

Careless Whisper – George Michael



day 03 – a song that makes you happy 
Depuis toute petite, je pense que c’est celle là, et ça n’a pas changé. 

Cyndi Lauper – Girls just wanna have fun

day 04 – a song that makes you sad
Cette chanson est incroyable en live, elle est pleine de subtilité, de nostalgie, et je crois, profondément triste.

Bell Orchestre – Air Lines/Land Lines

day 05 – a song that reminds you of someone
Cette chanson – qui sera une belle faute de goût dans cette jolie liste- me remémore de beaux moments avec mes deux hiboux préférés pour nos traditionnelles nuits blanches d’août. Le clip, avec son David Guetta au look de clodo qui a une tête de merlan frit vaut autant le coup. Je préfère cependant vous donner le lien musical, juste pour que puissiez profiter pleinement de ce bijou.
David Guetta et Kelly Rowland – When love takes over

day 06 – a song that reminds you of somewhere
J’ai envie de dire mille lieux, j’ai surtout envie de vous décrire pleins d’endroits de l’Utah traversés en musique, mais contre toute attente, c’est de cette fameuse traversée du Pont Champlain dont je vais vous parler. Eté 2008, premier voyage hors d’Europe, je suis très malade, rien ne va très bien. Je me sens décalée, j’ai envie de rentrer chez moi pour me reposer et me soigner. Après quelques jours passés sur la rive sud de Montréal, je prends enfin mon courage à deux mains, où plutôt le bus, pour enfin retourner sur l’île de Montréal et découvrir la ville. C’est par le Pont Champlain que l’on traverse, celui qui donne à mon avis la plus belle vue de la skyline de Montréal. C’est magnifique, le ciel me parait immense, le St Laurent grandiose, j’écoute Language City de Wolf Parade, « we’re not at home, we’re not at home, we’re not at home… » est scandé mais pour la première fois depuis une semaine, je me sens bien. Rebelotte en 2010 pour la traversée dans l’autre sens direction le Vermont. Toujours en bus. Je repasse la chanson par nostalgie. Montréal c’est bien un de mes « chez moi ».
 
day 07 – a song that reminds you of a certain event
Une nuit d’été à Lyon. Une chanson qui me rappelle à la fois quelque chose et quelqu’un de marquant.
 
Donovan – Hurdy Gurdy Man

day 08 – a song that you know all the words to

Ohhhh, je connais un tas de chansons ! Mais je me rappelle avoir chanté celle là en boucle à un bébé en crise psychologique. Et ça a marché à merveille.
Grandaddy – Nature Anthem
day 09 – a song that you can dance to
S’il y a quelque chose que je déteste, c’est danser. Je ne sais pas danser. Après, s’il s’agit de faire du air guitar en bougeant les cheveux, ce serait ça :
 
The Ramones – Pet Cemetary
day 10 – a song that makes you fall asleep 
Et non pas parce qu’elle est ennuyeuse… C’est juste une chanson un peu mièvre que je trouve cependant très belle, très douce.
Camera Obscura – James

 Je m’étais juré d’attendre l’année prochaine pour évoquer à nouveau notre beau projet. Mais en fait, non, finalement j’ai pas envie d’attendre. C’est peut-être dans seulement un an, mais je commence à me rendre compte de l’organisation collossale qu’un tel voyage peut représenter, même en laissant beaucoup de choses au « ah, on verra bien sur place ! ». On aimerait justement bien combiner les deux, savoir ce que l’on veut voir dès le début, mais ne pas forcément savoir combien de temps on va y rester, quels détours on va faire (ou ne pas faire), juste y aller tranquillement…

 Si c’est possible pour une grande lectrice d’ouvrages de voyage comme moi ! J’en entendais parler depuis très longtemps mais j’ai enfin craqué et ai demandé au Papa Noël de l’Anniversaire de m’apporter deux des trois guides de Laurent Martrès, « Photographing the Southwest ». Autant vous dire que même avec tout le bien que j’en avais entendu, je ne m’attendais pas du tout à ça. Ces guides sont absolument géniaux ! D’ailleurs ce ne sont pas du tout des guides, c’est bien plus utile que de savoir le prix du hamburger de Monsieur Schtroumpf à Moab. Les livres recensent des centaines de lieux, connus ou complètement inédits, et même pour les lieux battus et rebattus, on a le droit à de superbes conseils pour s’éloigner des foules… Je les ai dévoré en 2 soirées, et pourtant il y a de quoi lire ! Les conseils photographiques sont également les bienvenus, mais ne constituent finalement pas l’intérêt essentiel des bouquins.

Contrairement à ce que j’avais mentionné ici, nous avons décidé que le voyage en train sera pour une prochaine fois. Nous avons pris la grande décision de faire les choses en grand, de ne pas se limiter aux arrêts de train Amtrak et de partir… sur la route ! Devant cette liberté soudaine, l’itinéraire a changé une bonne dizaine de fois, nous ne savons d’ailleurs toujours pas dans quel sens ce sera (à part qu’il doit commencer dans le Maine et finir dans l’Utah), ce qui rend la planification encore plus excitante ! Je vous rassure, je suis consciente qu’il reste encore beaucoup de temps, mais c’est juste amusant.

En bref, nous voulons aller, et dans l’ordre chronologique actuel :

La Nouvelle-Angleterre :

Maine : Bar Harbor, Acadia National Park, Portland
Massachussets : Boston

Le Centre et Sud :

Pennsylvanie : N’importe où pour découvrir la culture Amish
Caroline du Sud : Charleston, Congaree National Park
Georgie : Savannah
Caroline du Nord : Asheville, Great Smoky Mountains National Park
Tennessee : Nashville
Mississippi : Oxford et alentours
Louisiane : La Nouvelle-Orléans, les parcs Jean Laffite, Lafayette
Texas : Austin, San Antonio, Big Bend National Park, Guadalupe Mountains National Park

Petrified Forest National Park, Arizona, par Laurent Martrès

Le Sud-Ouest et les Rocheuses :

Nouveau-Mexique : Carlsbad Caverns National Park, Santa Fe, Taos
Colorado : Great Sand Dunes National Park, San Juan National Forest, Black Canyon of the Gunnison National Park, Colorado National Monument, Dinosaur National Monument
Wyoming : Grand Teton National Park, passage à Yellowstone

Les San Juan Mountains, Colorado, par Laurent Martrès

Le Pacifique :

Washington : Seattle, Olympic National Park
Oregon : Portland
Californie : Redwood National Park, Sausalito, Big Sur, Santa Barbara, Los Angeles, San Diego

Le Sud-Ouest :

Arizona : Sedona, Petrified Forest National Park, Canyon de Chelly National Monument
Utah : Canyonlands National Park, Capitol Reef National Park, Escalante State Park, Kodachrome Basin State Park, Zion National Park

False Kiva – Canyonland Ntl Park vu par Laurent Martrès

On va voir deux Océans, des forêts pluvieuses, des forêts de haute montagne, des forêts de cactus, cent déserts différents, des canyons, des missions, des plantations, des demeures « antebellum », des pandas, des falaises, des églises en adobe, des fleuves, des santiags, et je l’espère pleins d’animaux sauvages (mais pas de trop près) 

En fonction de la saison et des intempéries, l’itinéraire pourrait bien changer du tout au tout, nous laisserons ça à la météo. Nous mettons de côté les villes, à part quelques exceptions que nous mourrons de visiter depuis des années, pour laisser la part belle aux parcs nationaux. C’est aussi un calcul ($$$), entre un emplacement à 14$ et un hôtel en centre-ville à 80$, on n’hésite pas vraiment ! Après avoir « testé » les joies du camping au cours de notre voyage précédent, on s’est rendu compte que c’était l’UNIQUE logement qui nous permettait de nous immerger totalement dans la beauté des parcs nationaux. Je pense que notre voyage de l’été dernier aurait pris une physionomie bien différente si on était allés de Super 8 en Super 8. Ca va être long et fatigant, avec quelques kilomètres à tenir, mais on est prêts pour se lancer.
Quoiqu’il en soit, le voyage durera trois mois, donc on trouvera sans grande difficulté de quoi le remplir !
Promis, j’arrête à présent de vous embêter.

J’avais pris beaucoup de plaisir à rédiger l’article Mon Amérique du Nord en livres, qui reste un de mes articles préférés parmi les centaines qu’il y a sur le blog ! Pourquoi pas ne pas le décliner, dans ce cas ? Je pense en premier aux séries : je suis une série-phile, j’ai regardé des dizaines d’intégrales, testé d’autres (qui n’ont pas été concluantes)
Il y en a que j’aime regarder juste parce qu’elles me divertissent : par exemple True Blood représente bien la Louisiane, Breaking Bad et le Nouveau-Mexique, Treme ou la Nouvelle-Orléans, ou encore Hung et Détroit… mais elles ne feront pas partie de cet article, elles ne sont pas assez marquantes ni « intelligentes » pour ça. Marquantes, dans le sens où elles sont sublimes, qu’elles ont changé ma vie (tout comme pour certains livres mentionnés dans le précédent article, je n’ai pas peur de le dire), ou même qu’elles sont marquantes parce qu’elles sont symboliques d’une période de ma vie, et aussi parce qu’elles m’ont fait voyager à travers les Etats-Unis.

1. San Francisco, Californie – La Fête à la Maison

Je viens tout juste de me rappeller de celle là ! Dans le générique on voit les collines de la ville, le Golden Gate Bridge, les maisons victoriennes… Il ne m’en fallait pas plus pour que, à 8 ans, San Francisco soit la ville de mes rêves. J’ai réalisé ce rêve en 2008 mais, aussi belle qu’elle soit, aussi cool et funky qu’elle soit, San Francisco ne m’a pas marquée autant que d’autres voyages, et nous n’y retournerons pas tout de suite.

2. Capeside, Nouvelle-Angleterre – Dawson’s Creek

En version française, Dawson c’est franchement niais et cucul. En version originale, c’est juste un peu niais. La différence est de taille ! Je ne sais pas si je dois le révéler mais mon tendre et cher a tenu, il y a quelques années, à revoir l’intégrale de Dawson’s Creek (alors que je me serais largement contenté des souvenirs d’adolescence que j’avais). Conclusion : c’est joli, la Nouvelle-Angleterre, quand-même. « Capeside » est en réalité en Caroline du Nord mais ce n’est pas grave, Dawson’s Creek m’a fait découvrir les pontons et les belles maisons de la Nouvelle-Angleterre !

3. Quelque part dans la forêt pluviale, Washington State – X-Files

Je ne me souviens que d’un seul et unique épisode d’X-Files. Je le regardais avec mon frère et ma soeur un dimanche soir (c’était le seul jour où on pouvait regarder la télé tous les trois en mangeant.). Je mangeais un cordon bleu, je crois que je n’avais pas plus de 6 ans. J’ai été absolument dégoutée et terrifiée par des espèces d’insectes verts fluos qui tuaient les gens et les enfermaient dans des cocons, au milieu d’une forêt immense et très sombre. De toute ma vie, je n’ai jamais remangé un seul cordon bleu.

4. Scranton, Pennsylvanie – The Office

Scranton, ancienne capitale américaine de l’électricité a connu une énorme crise. Aujourd’hui, l »Electric City » se stabilise et renait un peu de ses cendres, mais Scranton reste toujours une petite ville grise et sans grand attrait. Même si l’on quitte peu souvent le « bureau », on peut se rendre compte de l’ambiance particulière de cette ville, ça ne donne pas forcément envie d’y aller, en revanche !

5. Stars Hollow, Connecticut – Gilmore Girls

Nous sommes actuellement en train de regarder l’intégrale de Gilmore Girls pour la 3ème fois, et pour cause, c’est une de mes séries préférées ! Stars Hollow, ville imaginaire près de villes réelles comme Hartford ou New Haven, est un petit endroit de paradis, une vraie communauté où l’on se sent vraiment chez soi. Les personnages sont si vivants qu’on a l’impression qu’ils sont réels. C’est la signature de toute série qui est vraiment excellente. (en réalité, le plateau de tournage se situe en Californie, mais la série forge vraiment son identité sur sa localisation au Connecticut)

6. Banlieue de Salt Lake City, Utah – Big Love

Big Love vient juste d’achever sa 5ème et dernière saison il y a quelques semaines. Et c’était absolument parfait. Big Love raconte l’histoire d’un homme et… de ses trois femmes, dans trois pavillons de la banlieue de la capitale de l’Utah. En de nombreux aspects, la série me rappelle Six Feet Under : le rythme est lent, la photographie magnifique et les personnages réels et poignants, certaines scènes restent gravées dans ma mémoire (la virée en voiture entre Barb, Nicky et Margie dans le dernier épisode reste un des plus beaux moments que j’ai jamais vus dans une série). Ca parle de vie, de mort, de paradis, d’amour, de famille… C’est beau, quoi.

7. Dillon, Texas – Friday Night Lights

La petite ville imaginaire de Dillon, Texas, peut pourtant en représenter des milliers d’autres. Friday Night Lights présente une petite ville pieuse, patriote, enfermée sur elle-même, avec des guerres de clocher, un East Dillon noir, un West Dillon blanc, l’importance du foot dans une communauté. Encore une histoire de communautés. C’est l’Amérique profonde, mais les personnages ne sont pas présentés comme de gros débiles de texans (comme on les aime tant en France). Ils sont prisonniers de leur ville de Dillon qu’ils détestent mais qu’ils aiment trop pour la quitter. « Texas for ever »

8. Banlieue de Los Angeles, Californie – Six Feet Under

Je garde la meilleure pour la fin, une série qui a littéralement changé ma perception de beaucoup de choses, une série finalement simple : sur la vie, l’amour et la mort. Elle m’a donné envie de découvrir la pourtant peu attirante (pour moi) ville de Los Angeles, avec son étalement urbain qui n’en finit plus et ses belles collines verdoyantes où les personnages vont souvent s’échapper. Il est impossible d’écrire 5 lignes sur Six Feet Under, ni sur FNL ni sur Big Love ou Gilmore Girls, d’ailleurs, donc je vous donne le devoir de vous les offrir !

Et ce qui est marrant dans tout ça, c’est que l’année prochaine, nous allons très certainement passer par Scranton, plusieurs Dillon texans, par les forêts sombres de Washington et par la maison des Fisher…

 

Depuis un mois, je n’ai plus le temps de rien faire à part marcher, travailler et dormir. Je n’ai même plus le temps de m’occuper de mes affaires sur Internet. Ca y est, je suis devenue une grande, une « working girl » (à mi-temps au SMIC mais chut, ça faut pas le dire).

Cependant, la précarité ça peut avoir du bon : je fais un boulot qui ne me donne pas du tout à réfléchir, que ce soit quand j’y suis ou quand je rentre le soir chez moi, et ça, ça fait franchement du bien. Même s’il est fatigant physiquement et que je dois rester concentrée, j’aime assez l’univers de la bibliothèque (car oui, c’est là où je bosse) et je me vois bien bibliothécaire ou documentaliste dans une décennie ou deux (comprendre : concours d’Etat où il n’y a que 18 places par an et que je ne compte bien-sûr jamais passer). Le seul hic : j’ai l’impression d’être entourée de bobos. Etrange, n’est-il pas ? Dans le service public ! Qui l’eut-cru !
Je promet de revenir de plus belle sur la toile, mais en attendant, je n’ai pas d’autre possibilité que de me cacher dans une belle boite en plastique pour pioncer (cf photo).

Après l’Amérique du Nord et l’Asie, me revoilà avec une autre Bucket List, celle de mon continent natal. Pas forcément la plus facile à faire puisque je suis beaucoup plus familière avec ce continent là que d’autres… Donc il faut être un peu plus imaginatif !

La Galice

Mon père étant espagnol, il était naturel pour moi d’aller passer au moins un mois et demi l’été « au pays ». Cependant, si je connais bien l’affreuse côte sud méditerranéenne espagnole, si je connais bien la Catalogne, je ne connais rien d’autre… Un voyage récent à Madrid m’a donné envie d’y vivre (je ne fais jamais les choses à moitié) mais le reste de l’Espagne reste inconnu pour moi. Cela fait longtemps que j’ai envie d’aller à Séville, mais la première destination qui me vient en tête ce serait plutôt la Galice

Les Highlands Écossais
Je n’ai jamais mis les pieds hors des frontières anglaises à chaque fois que nous allons au Royaume-Uni. Je pense souvent aux Highlands, encore une fois à cause de ce satané Picsou. Nous n’y sommes encore jamais allés pour plusieurs raisons : l’Écosse, c’est très très touristique. C’est aussi très très cher. Il n’est pas facile d’y camper vu le climat, donc ça revient encore plus cher. Mais c’est sûr qu’un jour nous profiterons d’Édimbourg, des nombreux parcs nationaux, des beaux châteaux, des orages, des landes, des zanimaux… Tous les clichés, quoi.
Les Pouilles
Les quelques lecteurs qui fréquentent mon blog régulièrement doivent savoir à quel point j’apprécie la bonne cuisine. Et pourtant, je n’ai jamais mis les pieds en Italie (techniquement si : en traversant les Alpes, j’avais un pied en France et un pied en Italie, dans ma jeunesse fougueuse). Même si on trouve de la bonne bouffe en Toscane, elle ne m’attire pas tellement. Je pense plutôt à la Sicile ou aux Pouilles, deux régions italiennes plutôt pauvres, mais qui, à mon avis, recèlent de nombreux trésors…

Les Carpates 
Depuis quelques temps, j’ai très envie de mettre le cap à l’est et d’aller voir du côté de la Roumanie et de la Hongrie. Pas Budapest, qui est déjà le nouveau Berlin (qui était le nouveau Londres, qui était le nouveau Barcelone), mais plutôt du côté de la montagne. En Transylvanie, pour voir Dracula, quoi. D’après ce que j’ai pu voir, la nature y est somptueuse, tout comme les petits villages perdus.

La Croatie

Je ne connais absolument rien de la Croatie, si ce n’est que j’ai très envie d’y aller, surtout pour découvrir Dubrovik qui semble être une ville vraiment charmante.

Le Sud-Ouest français

J’adore ce coin là de France, et je rêve d’y retourner rapidement. J’adore la gastronomie du sud-ouest, évidemment, mais aussi les innombrables villages fortifiés du Périgord noir, les dizaines de châteaux magnifiques, les baignades dans la Dordogne, les montagnes…

La Bavière et l’Autriche

Je les mets dans le même sac vu que ce sera sûrement au cours du même voyage : je veux revoir Munich, voir Vienne, voir les Alpes, les châteaux suspendus au milieu de nulle part… Encore les clichés !

Pour tout dons, j’ai un compte paypal.

… C’est parler un langage un peu étrange, que ce soit en plein cagnard, dans une traboule, ou en prenant la ficelle… et demander aux gens c’est quelle heure. Dis moi pâs que c’teuh fois tu m’suis pâs ?
 … C’est ne pas avoir peur du gras. Encore mieux, c’est vénérer le gras. Comme je l’ai toujours dit : « Le gras, c’est la vie ». Passe moi le sauc’, steuplait.
… C’est savoir comment gérer les énormes orages d’été qui vous rendent plus mouillés que lorsque vous êtes sous la douche
… C’est ne pas oublier d’aller au Jardin St Pierre pour déguster ses macarons dans le silence
… C’est savoir que les chaussures à talons sont incompatibles avec cette ville, ses pavés et ses collines
… C’est s’en foutre complètement de ce que le reste du monde peut penser de Lyon et de vous, lyonnaise
  … C’est considérer Bocuse comme un Dieu. En ce qui me concerne, ce serait plutôt le chocolatier Sève.
 … C’est savoir que les Terreaux ne s’écrit pas « l’hétéro » (véridique, un ami pas lyonnais me l’a faite) 
… C’est avoir déjà suivi de près, ou tu suis encore maintenant, les exploits de l’OL, de l’Asvel ou du Lou (en ce qui me concerne, j’étais amoureuse de Müller)
 … C’est savoir que tu vas voler dans le trolley bus de Minuit car le chauffeur est pressé de rentrer

… C’est ne pas ignorer ce que sont des grattons, un jésus, un gratin de cardons de Vaulx, un bouchon, les Mères, les coussins…

… C’est ne jamais oublier de mettre des lampions (et non loupiotes ou lumignons) à tes fenêtres le 8 décembre
…C’est ricaner bêtement en disant à ton pote « d’aller voir à Perrache »
… C’est aimer plus que tout la Roseraie, sa fraicheur et sa tranquillité en plein mois d’août
… C’est essayer d’arriver le plus tôt possible pour réussir à choper l’une des rares chaises longues sur les berges du Rhône
… C’est aussi malheureusement devoir monter à Paris tout le temps pour voir des concerts, à présent
… C’est ne toujours pas comprendre pourquoi cette ville devrait être froide
…C’est te lever la nuit pour maudire le quartier de la Part Dieu (cela marche également avec l’échangeur Turcot de Montréal)
… C’est trouver un charme au quartier de la Part Dieu sus-cité, même dans son abomination bêtonnée
… C’est trouver trop au Nord tout ce qui est au Nord de Lyon, et trop au Sud ce qui est au Sud de Lyon
… C’est vanter sans cesse la position géographique parfaite de la ville : mer, montagne, volcans… sans en profiter assez souvent
… C’est être arrogant, un peu quand-même
… C’est savoir que l’amphitéâtre romain est un endroit très agréable pour glander mais que son ascension se mérite
… C’est ne jamais rater les Nuits de Fourvière
… C’est ne jamais louper la vogue des marrons à la Croix Rousse
… C’est avoir remarqué que les illustrations sur les sièges de bus et de tram sont… des lions
… C’est, même après toutes ces années, se perdre dans les rues pentues de la Croix Rousse
… C’est se pinter au Ninkasi
… C’est presque devenir mystique en voyant la Basilique de Fourvière éclairée la nuit au tournant de la rue de l’Université

Suis-je une vraie lyonnaise ? C’est vrai, après tout, je suis née à Oullins (ouh, mon dieu que c’est loin), j’ai passé toute ma scolarité à me battre contre le lobby stéphanois dans la Loire, mon influence gastronomique est espagnole… Mais après tout, être lyonnaise, c’est quoi ? C’est être émerveillée à chaque fois que je traverse le Rhône en TGV pour longer le Parc de la Tête d’Or…

(illustration d’~elenawing, sur deviantART)

 Oh, England, I’ve missed you ! C’est sans doute la première chose que j’ai pensé en arrivant à la sublime gare de St Pancras. Même si le voyage a été chaotique (Monsieur Eurostar nous avait dit que le train se prenait à Lyon Part Dieu et non à Lyon St Exupéry… Il s’en est ensuivi que notre voyage a duré plus de 10h, à cause des correspondances manquées – heureusement, un employé d’Eurostar avec un charmant accent français a fait en sorte que je ne leur en veuille pas trop). Après une rapide balade dans Soho et un petit resto (et, forcément, un petit passage devant le Bar Italia, c’est un pèlerinage obligatoire), direction l’est de l’Angleterre pour 4 jours, loin de l’agitation londonienne. Au menu : balade, pubs et glande.

 Avant d’évoquer un peu le séjour anglais, j’aimerais faire une petite digression : que tous les français qui se plaignent de la SNCF regardent un petit peu ce qui se fait à l’étranger. Plus de 19 livres pour faire un trajet aller de moins d’une demi-heure dans la banlieue de Londres, ça fait toujours mal, très mal. Sans oublier la lenteur du train due au changement de compagnie quand on se déplace un peu loin. Et pour finir, il ne faut pas oublier que cette jolie privatisation britannique n’en est pas une puisque c’est toujours l’Etat britannique qui subventionne les entreprises de transport privées, puisqu’elle n’arrive pas à joindre les deux bouts. Voilà, c’est dit !

Un petit aperçu de la verdoyante Oxford
Dieu nous observe

Il est impressionnant de voir à quel point les Charity Shops sont importants pour les anglais : dans une ville de taille modeste comme Reading, on doit pas en compter moins de dix. Tous avec des articles intéressants, voire des vêtements vintage ou des vinyles, intégrales de série… Il faut rester raisonnable ! Reading n’est peut-être pas la ville la plus excitante du monde mais ce n’est pas non plus une cité dortoir, il y a de bonnes petites adresses, pas mal de monde et quand-même, la seule attraction historique n’est pas des moindres puisqu’il s’agit des murs d’enceinte de la prison dans laquelle Oscar Wilde a été enfermé. Je ne ferais certes pas 1000 km pour voir ça mais c’est émouvant.

Le paradis du geek, Reading

La ville est super bien placée pour aller de partout en Angleterre : Bath, Oxford, Cambridge, Southampton… On a choisi la deuxième solution en raison du prix du train. Je ne me rappelais que vaguement d’Oxford mais cette ville est toujours aussi charmante, et c’est toujours aussi agréable de déambuler dans les rues (pour des pauvres comme nous, la visite du College reste beaucoup trop chère). Malheureusement, je n’ai pas pu voir de beaux étudiants anglais (roux) puisqu’on est en plein Spring Break…

St Pancras mon amour

 Voilà un séjour bien reposant comme on n’en avait pas fait depuis trop longtemps ! Comme d’habitude, je ne reviens pas en France sans plein de bouffe du pays visité, ce sont donc des beans, des jaffa cakes, des tonnes de produits Lush (on pourrait presque en manger), des cookies et des soupes de chez Mark and Spencer qui viennent alourdir notre valise…

Cake à la Cigale

Je continue ma découverte des salles parisiennes en mettant les pieds à La Cigale, et cette fois-ci je ne suis pas déçue ! Une belle petite salle, taille parfaite, scène à la bonne hauteur, et surtout une super acoustique. Cette fois ci, je ne me plaindrai donc pas. Après 7 ans de pause, de conception de gamins, de rodéos en Californie ou que sais-je encore, Cake revient enfin sur scène. Je suis impatiente comme une panda impatiente qui est impatiente : enfin ! Je vais voir Cake ! Naïve, j’espérais toujours avoir une des plus belles chansons du monde, c’est à dire Palm of your Hand en live, même s’il devait y avoir à peu près 0.0001% de chances qu’ils la jouent (mais bon, après tout, j’avais accompli l’exploit d’entendre Howl de BRMC, donc tous les fantasmes étaient possibles).
Enfin, une petite annonce résonne dans la salle et nous dit d’éteindre nos appareils photos et nos téléphones portables, car on le sait, Cake sont intransigeants à ce sujet. Et c’est bien malheureux qu’ils ne soient pas suivis par d’autres groupes. Ils n’hésitent pas à dire au public de ranger leurs appareils, comme John McCrea a malheureusement du encore le faire au milieu du concert « Put that down, that’s making me nervous ». J’en ai marre de cette pollution que sont les appareils photos et autres iPhones à la con qui prennent des photos de merde dont tout le monde se fout. Et qui gênent les artistes et les spectateurs. Un peu de respect, nom de nom.
Avec 45 minutes de retard (les messieurs sont habituellement très ponctuels et avaient d’ailleurs envoyé un mail pour nous prévenir que le concert, sans première partie, commencerait précisément à 20h), arrivent enfin sur scène. Enfin… disons plutôt qu’un morceau instrumental, rappelant plus que vaguement un générique de série des années 70, les introduit (des lumières tous aussi kitsch éclairent un décor pastoral, tel que vous pouvez les trouver sur les canevas de vos grands-mères).

Enfin ! Ils sont là ! Le concert commence tout doucement, amené par leur excellent trompettiste. Les chansons se suivent, dans une super ambiance, que je n’ai jamais connue en concert. Une ambiance tranquille, détendue, californienne, quoi. Ils font leur petit show sur scène, John McCrea fait le chef d’orchestre sur Sick of You pour déterminer qui de la partie gauche ou droite de la salle est la moins naze, le public est sympa et se laisse prendre au jeu… C’est d’ailleurs la première fois que je croise un public parisien aussi cool, c’est sans doute dû au fait que c’est Cake (pas franchement le groupe le plus branché du moment) et que les trentenaires voire quarantenaires foisonnent… Viens enfin le moment du « Tree Giveaway », une tradition sur cette tournée. On se demandait tous ce que pouvait bien faire un petite arbre en pot sur scène depuis le début. Voilà la réponse ! Celui qui devinera la variété de l’arbre et qui jure pouvoir le planter d’ici un mois pourra le gagner ! Il s’agit d’un pommier, qu’une maman du public gagne. En guise de pacte, elle doit serrer la main de McCrea pendant 10 minutes, lui expliquant le projet : tous les deux ans, le propriétaire du pommier doit se prendre en photo à côté de celui-ci, pour que le monde entier voit comment les deux vieillissent… J’ai trouvé cette initiative super mignonne.
Vient l’entracte, une vraie entracte où le groupe sort de scène et va chercher des « 1664 » fraîches (ils auraient pu trouver mieux, les pauvres), puis la reprise du concert, malheureusement écourté parce que le guitariste du groupe n’avait pas fait sonner son réveil… On passe donc d’un set de 18 chansons à 24 habituellement. Qu’importe ! Les 2 heures de concert étaient déjà superbes et puis de toute façon tant pis, je n’ai pas eu ma chanson préférée mais j’ai eu « Mexico« … Tout est donc pardonné.
http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F12193726  CAKE – Mexico by joshuamic

Je relisais mon « Profil » du blog pour me remémorer quelles bêtises j’avais bien pu dire, et en fait, ça a fait germer une petite idée d’article ! Je me demandais récemment quels livres m’avaient « forgée » telle que je suis aujourd’hui. Enfant, je lisais beaucoup, à tel point que lorsque j’allais à la bibliothèque le Mercredi matin, la plupart des bouquins empruntés rejoignaient la pile des « déjà lus » le Mercredi soir. Évidemment, ça me paraissait logique qu’arrivée au Lycée, je ne pouvais pas faire autre chose qu’un bac littéraire. En revanche, à l’Université, je me suis orientée vers des études plus scientifiques… de Géographie cette fois-ci. Je pense que ce n’est pas un hasard du tout, et que la plupart de mes passions ont pris racine très jeune… D’où cette petite liste chronologique, qui va chercher loin dans ma mémoire, des bouquins qui m’ont donné cette passion (le premier qui dit « obsession » aura affaire à moi) pour l’Amérique du Nord… C’est fou comme tout s’imbrique et je ne m’en rends compte que maintenant !

1. En CP, je lisais déjà beaucoup, et je savais déjà lire, d’ailleurs. Le premier livre de lecture qui a été proposé en classe, un « livre de grands » avec des vraies pages en papier, c’était « Rob Rocky, l’Homme des Rocheuses » (notez son nom absolument ridicule). Je ne me rappelle que vaguement de l’histoire : un convoi de pionniers traverse l’Ouest Américain pour trouver la terre promise, mais leur oncle est tué par des indiens et donc les enfants doivent prendre le convoi en main en faisant attention de ne pas se faire attaquer par la grande gachette de l’Ouest, Rob Rocky… En fait je m’en souviens mieux que prévu ! Et le voici, le tout premier livre qui m’a fait découvrir les États-Unis ! Bon, ok, c’est une histoire simpliste voire un peu raciste avec l’histoire des Indiens, mais bon, niveau esprit critique, en CP, c’était pas tout à fait ça.

2. Ce bouquin là n’est pas franchement un roman mais c’était le plus épais et le plus volumineux de la bibliothèque de mes parents, donc forcément, je cassais mes bras de moineau (qui sont toujours aussi musclés, 15 ans après) pour le sortir de l’étagère et le parcourir. Je n’y comprenais pas grand chose mais je trouvais que les cartes étaient vraiment très belles. J’essayais de retenir la forme des pays mais j’évitais toujours le chapitre sur l’Asie : trop de petits pays, et puis c’était vraiment trop compliqué (bin oui, l’Atlas datait de bien avant la décolonisation, alors si en plus il faut apprendre des noms de pays qui n’existent pas…) J’étais en tout cas admirative devant ces beaux noms californiens « San Francisco, Monterey, Sausalito… »

3. Je peux enfin vous présenter un de mes livres préférés, toujours aujourd’hui, et un œuvre largement sous-estimée, en France où elle est méconnue, tout au moins. Il s’agit de la saga « The Lives and Times of Scrooge McDuck » par Keno Don Rosa, autrement dite « La Jeunesse de Picsou ». Elle a paru pour la première fois en France dans les Picsou Magazine et n’a pas cessé de paraître depuis. L’histoire de Scrooge est vraiment fascinante et bien loin des histoires gnan-gnans à la Disney. Don Rosa a accepté la mission formidable de creuser encore plus la mythologie autour de Scrooge, mythologie déjà créée par l’esprit fertile de Carl Barks. En résulte une saga formidable, précise dont la richesse du dessin est incroyable. Drôle, émouvante, juste… On suit Scrooge tout autour du monde, de son Écosse natale jusqu’au Mississippi, à la Vallée de l’Agonie Blanche dans le Yukon, en Afrique du Sud, en Indonésie, en Australie… Les épisodes les plus marquants pour moi sont évidemment les nord-américains car la retranscription historique de la ruée vers l’or est absolument parfaite à mon goût. J’ai tout appris grâce à Picsou, et c’est lui qui m’a donné envie de voir ça de mes propres yeux. Ca peut paraître ridicule d’avoir Picsou pour référent, mais c’est normal, quand on n’a pas lu The Lives and Times… Lisez les, et vous verrez !

4. Peu après, est arrivé Stephen King. J’empruntais les livres à mon beau-frère, qui en faisait la collection. Pour une raison que je ne m’explique pas, mon premier livre de lui était « Pet Sematary » (Simetière) comme pour beaucoup de monde ! Il garde une place spéciale dans mon cœur, même si c’est loin d’être mon préféré. Et là je découvrais quelque chose qui m’était totalement inconnu : le Maine. Un pays brumeux, avec beaucoup de forêts sombres, des lacs profonds, des cabanes au fond des bois, cette ville de Bangor qui est presque le seul îlot de civilisation… Stephen King n’a pas son pareil pour décrire ce magnifique endroit, que je découvre pour la première fois en 2008. C’est mon tout premier voyage aux États-Unis et j’ai été tellement émue de voir de mes propres yeux à quel point Stephen King avait réussi, une fois de plus, à retranscrire si parfaitement et surtout si fidèlement le lieu dans lequel se passe tous ses romans. A la différence qu’évidemment… le Maine est aussi mystérieux que paisible…

5. En 4ème, lecture obligatoire en cours de français : « Des Souris et des Hommes » de John Steinbeck. Je crois que c’était mon tout premier grand classique américain. Aujourd’hui, j’avoue que je trouve ça dommage et sans intérêt d’avoir travaillé sur une traduction, mais cette étude m’aura permis de découvrir la grandeur de Steinbeck, et il s’agit d’ailleurs toujours d’un de mes livres préférés. Les couleurs, les odeurs, les lumières… tout est parfait, et d’une sensibilité incroyable. La douleur que j’ai ressenti en lisant le livre, la beauté des mots. Je rêve souvent de la vallée où se trouve la ferme et des plaines désertiques californiennes pendant la grande crise…

6. Bien plus tard, après avoir découvert un peu Steinbeck, j’ai ouvert la porte à l’autre auteur classique : William Faulkner. C’est un tout autre univers qui s’est ouvert à moi, celui de l’humidité du climat du Mississippi, du poids de la chaleur mais aussi de celui de l’Histoire du Sud, lié à l’esclavage, à la guerre de sécession, à la religion… Ce livre m’a causé beaucoup de fil à retordre, tant sa lecture peut être fastidieuse à certains moments (Faulkner n’est pas le plus facile à lire…) mais je dois absolument le relire bientôt, pour avoir un œil nouveau et peut-être un peu plus mature. Ce livre est d’une beauté absolue.

7. Encore au collège, je me souviens m’être ennuyée énormément et avoir pris au hasard un bouquin dans la bibliothèque de mes parents. Il s’agissait de « Fille du Destin », d’Isabel Allende, auteure que je découvrais pour la toute première fois, et que j’aime toujours beaucoup, non pas parce qu’elle est particulièrement brillante, mais parce que c’est une très grande narratrice. Et aussi, parce qu’elle est un peu féministe sur les bords… Fille du Destin nous raconte l’histoire d’une jeune femme, chilienne, qui quitte son pays pour se retrouver, un peu par hasard, en Californie, pendant la ruée vers l’or. C’est une des seules femmes pionnières et elle arrive à survivre dans un environnement brutal.

8. Alors celui ci, je viens tout juste de m’en rappeler, à croire que je voulais vraiment l’oublier !!! Mais cher lecteur, je ne te mentirai pas. Ainsi, je suis obligée de l’évoquer. Encore une fois tiré de la fameuse bibliothèque de mes parents, voici « Tonnerre sur la Cité Perdue », un roman qui n’est sans doute pas très bon, mais vraiment super divertissant. (donc finalement, c’est qu’il doit être bon). Un roman policier mené par une jeune archéologue qui finit par se retrouver au fin fond des canyons de l’Utah (tiens, tiens…) pour découvrir une cité indienne Anasazi… perdue. Je vous rassure, elle finit par trouver la Cité, ses mystères et son lot d’assassinats… Ma première découverte des paysages de l’Utah !

9. Au Lycée, j’étais dans une période « grands auteurs français », c’est pour ça que je ne me souviens de ne rien avoir lu d’américain ! Je passe directement à l’Université, où j’ai entamé de nombreux romans de flibustiers (mais je ne suis pas sûre qu’on puisse considérer les Caraïbes comme en Amérique du Nord, donc je laisse tomber). En revanche, j’ai entamé le trèèèèès long « Journal de Lewis et Clark » en deux volumes colossaux. C’est une collection des différents journaux des membres d’une des plus grandes expéditions, commanditée par Thomas Jefferson lui-même, et dont le but était de découvrir et cartographier les terres hostiles et inconnues de l’Ouest. Les dangers sont nombreux, entre les attaques d’ours, d’indiens, les périls du Missouri, les maladies, les blessures… Beaucoup de membres du voyage n’en reviendront pas. Lewis lui-même deviendra à moitié fou quelques années après « Le Grand Retour » et ces 2 années de voyage. J’ai découvert tellement de choses à travers ce récit… Les relations extrêmement complexes avec les indiens, mais aussi les trappeurs français, bref, la géopolitique de l’époque, si on peut appeler ça comme ça…

Cela fait 9 livres qui m’ont forgée telle que je suis, mais je ne compte pas m’arrêter là, puisqu’il y a quelques mois, j’ai proclamé cette année comme mon année américaine, où je dois m’efforcer de rattraper mon retard dans la lecture des plus grands classiques américains, mais aussi dans ma connaissance du monde mormon… (mais peut-être que le quota est déjà atteint, je me suis enfilé deux livres historiques à ce sujet !) Nous verrons en fin d’année pour le bilan…

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