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Archives de août, 2008

San Diego, son magnifique zoo et son Balboa Park…

Et enfin, le point culminant du séjour! Enfin peut-être pas, car nous avons vu et fait des choses incroyables mais là quand-même : il s’agit de pandas!
P1000695Arriver à San Diego s’est avéré plus compliqué que prévu : nous avions loué une voiture, mais la banque postale ne m’avait pas débloqué les fonds à temps pour que nous puissons prendre la voiture… Nous l’avons su a minuit, alors que nous partions dans la matinée! Ca a été la course pour trouver des billets d’avion pas trop cher, mais finalement on s’est débrouillés tant bien que mal : aaah l’imprévu du voyage…
Après seulement une heure de vol à partir de Vegas, nous voici enfin en face de l’Océan et des grandes plages de San Diego… L’atterrissage a été très spectaculaire, l’aéroport est presque au centre-ville donc nous la survolons à la hauteur des buildings : gloups.
Deception à l’arrivée dans l’hotel : nous avions payé très cher un 4 étoiles, esperant pouvoir se la couler douce… Mais personnel antipathique et ambiance très froide n’a pas réussi à compenser la suite de 50m2 dans laquelle ils nous ont placé. C’était pas très clean… Pas d’eau chaude… Chouette, quoi! Heureusement, dès le lendemain matin : visite du somptueux zoo. Il parait que c’est le plus beau du monde… Et au bout de 10 minutes, on se rend compte que cette réputation est plus que fondée. Le zoo est tout simplement immense, au coeur du Balboa Park… Il faudrait des jours et des jours pour le visiter…
P1000736On ne sait pas où donner de la tête tellement le zoo est riche, il y avait tellement d’especes d’animaux, rares ou communes, que je ne pourrais même pas en citer une dizaine…!
Direction, (sans trop de concertation) l’enclos des pandas, dès l’ouverture. On a quand même fait 8000 bornes pour les voir! Et c’était tout simplement magique. Ils étaient tous les trois (les autres se reposant toute la semaine bien cachés ailleurs), en train d’émerger doucement de leur nuit… Nous n’étions presque que tous les deux devant l’enclos, c’était un moment magique, et j’imagine, privilégié. (ça a été confirmé l’après-midi lorsque nous avons vu une queue de 1h30 pour les voir.)
P1000714Direction les ours blancs, encore un moment merveilleux. Il n’y avait que la vitre qui nous séparait de lui! Puis direction les reptiles (un bon millier d’especes de serpents, d’iguanes, de tortues, de grenouilles… et même un dragon du Komodo!)
Sans oublier les différentes especes d’ours (une dizaine : des grizzlis, des ours bruns, des ours noirs…), les félins (lynx, tigres, lions…). Ce qui nous a également surpris, c’est le sentiment de se dire que les animaux sont vraiment heureux ici. Les enclos sont vraiment très grands, très bien aménagés, et la plupart des animaux a beaucoup d’intimité (il est souvent interdit de faire du bruit à proximité.)
Même les oiseaux ont le droit de voler, dans ce zoo! Il y avait deux immenses volières de 20 mètres de haut, où le public pouvait rentrer et se ballader, au milieu des oiseaux sauvages qui faisaient leur vie…! Impossible de savoir combien d’especes il y avaient, entre oiseaux du paradis, perroquets, grues, aigles, rapaces… j’y connais rien en oiseaux, mais ça valait le coup!
Juste une petite dernière pour la route, et qui va tous vous faire craquer…P1000757 (si ce n’était pas déjà fait.)
Bref, vous l’aurez compris, c’était un endroit magnifique, et pour rien au monde, je ne regrette d’avoir fait autant de kilomètres, juste pour le zoo. Il aurait fallu avoir une journée de plus pour tout visiter, car on a du zapper la partie est… malheureusement.
Quant à San Diego, c’est une ville un peu glauque, il faut le reconnaitre. Le centre-ville des affaires est minuscule et pas particulièrement bien famé, et quant au centre-ville touristique (le quartier des lampes à gaz) c’est mignon, mais tout petit aussi. La seule partie interessante à faire, est le Balboa Park, où sont concentrés tous les musées et points d’intérêt culturels. Je pense qu’il faut une voiture pour vraiment découvrir la ville et ressentir l’atmosphère californienne : pour aller sur les immenses plages, et visiter un peu le vieux quartier mexicain… Mais nous n’avons malheureusement pas eu ce plaisir, ce qui laisse une impression mitigée. En bon touristes français que nous sommes, nous ne nous sommes pas sentis en sécurité et vraiment comblés… Mais encore une fois, rien que pour le zoo, ça vaut le coup d’y faire un détour. (il y a même un téléphérique autour du parc comme dans Theme Park hihi)

Juste pour finir, une petite image du Balboa Park ! P1000777

Montréal vu par Tsuru

tit150Pour changer un petit peu, on a trouvé interessant de voir les différents points de vue que peuvent avoir les gens après une visite à Montréal… Le cobaye du jour est Tsuru, américain marié à une canadienne de Toronto, qui parcourt le continent américain (et plus encore) pour prendre de beaux clichés…
Notre beau spécimen (eh oui, il faut bien le dire) est guidé dans Montréal par ses références culturelles et artistiques mais ne parviens pas à saisir immédiatemment l’âme de la ville, comme il le dit lui-même avec humour :

« Est-ce que Montréal est un pont vers l’Europe? ». C’est la question que se posent beaucoup d’immigrants européens, majoritairement français, qui pensent retrouver un bout d’Europe en territoire américain. C’est aussi le cas de beaucoup de jeunes étudiants américains, qui se retrouvent au Québec car les frais d’admission aux Universités sont bien moins chers, et qui tentent de goûter au « French-Canadian way of life » (avec plus ou moins de succès)
L’importance que tient le français dans la ville peut d’abord surprendre : Tsuru ne pensait pas que les écriteaux publics allaient être exclusivement en français (au contraire de Toronto où tout les affichages sont bilingues)

La deuxième question que beaucoup de touristes se posent en arrivant à Montréal est : « Où est l’âme de la ville? ». Il met du temps à trouver la réponse, il erre dans de nombreux quartiers, tente même l’expérience du musée d’art contemporain… Montréal représente aujourd’hui le foyer du rock indie, et beaucoup sont portés vers cette destination, en vacances, ou même pour vivre, pour retrouver cette ambiance, cette ébullition montréalaise… (Tsuru a à peu près les mêmes références que nous : Arcade Fire, Wolf Parade ou même Islands). Cependant, il n’est pas facile de la ressentir dans la ville, d’ailleurs, notre américain a enfin trouvé ce qu’il cherchait sur le Plateau, où il arrive à imaginer les artistes déambulant dans la rue…
Cette révélation lui apporte une réponse à sa question initiale, Montréal n’est pas un pont vers l’Europe, pour le citer, c’est « un pont vers le paradis » car c’est l’échange culturel entre l’Amérique du Nord et la France et c’est justement l’ambivalence qui le dérangeait au début, qui en fait tout l’intérêt.

L’opinion qu’il peut avoir de la ville et du mode de vie Montréalais n’est, d’après ce que j’ai pu lire, pas du tout partagé par la majorité québécoise, mais après tout, c’est une jolie façon de penser, donc, pourquoi s’embêter?

Juste un petit changement de sujet, à propos de la photographie… Voici deux clichés du même homme, qui
Montreal_by_Tsururadiotente de devenir professionel (mais pas facile de percer dans le métier)… Ces photos ont toujours des couleurs très prononcées, très fortes, et bien sûr, qui ne correspondent pas à la réalité… Je n’ai jamais été fan, jusqu’à ce qu’il me fasse comprendre que ses photos étaient tout simplement le reflet de la façon dont il voyait le monde, et qu’il voulait partager. C’est vrai ça, pourquoi la photo refleterait obligatoirement la réalité? Il m’a fait comprendre que c’était une forme d’art comme les autres…!


Pour en savoir plus :

http:/blog.tsururadio.com (photos, musique…)
www.borninabottlerocket.com

Montrea_No__2_by_Tsururadio

Zion National Park, Utah

Il faut l’avouer : après concertation, nous pouvons le dire, c’était notre plus belle étape du séjour aux Etats-Unis. En partie parce que nous étions logés dans la famille (et quoi de plus agréable que de se retrouver entourés de gens adorables?), mais aussi parce que… aller, parlons trivialement : ZION CA DECHIRE!!!
P1000543Voici la preuve en image. Vous me croyez, maintenant? (j’ai l’air agressive, hein? Je vous fais peur?)
Donc voilà, après une escale à Las Vegas qui ne nous a pas du tout enchanté, loin de là. Bon ok, nous n’avions que quelques heures sur place, mais nous avons pu traverser la ville avec la navette en direction de St George (2h environ), et c’était vraiment horrible. Que du carton pâte, et surtout, que du gaspillage : d’argent, d’eau, d’électricité… Une sorte de Disneyland mais en moins bien (bin oui, où est Mickey?)
Las Vegas, contrairement aux idées reçues, n’est pas pour moi quelque chose qu’il FAUT voir aux USA. Ca n’a vraiment rien d’exceptionnel, sauf pour ceux qui aiment la poudre aux yeux et/ou jouer dans les casinos. De plus, contrairement au climat dans l’Utah, Vegas est vraiment au milieu du désert, et la chaleur est étouffante : il y a un vent chaud et lourd qui vous dessèche en 30 secondes chrono.
M’enfin bon, il fallait encore 1/2h de St George à Rockville, où nous étions logés. Charmant petit village de 256 habitants au milieu du canyon (là où il est encore très large, mais il ne laisse quand même la place qu’à la route, et quelques maisons de part et d’autre, une trentaine, tout au plus). La route continue en passant par Springdale, autre village très touristique et animé (mais pas plus grand) pour aboutir (et finir) dans le parc national. Ce qui est très sympa, c’est que les voitures ne sont pas autorisées dans le parc de Zion, contrairement à d’autres parcs nationaux : la navette est obligatoire, mais gratuite. (et commence à l’entrée de Springdale, donc pas besoin de chercher une place de parking à l’entrée non plus)
P1000550Pour parler du parc en lui-même, il est vraiment exceptionnel. Il est très calme, et il suffit de ne pas aller randonner le week-end pour être presque seuls sur les sentiers. C’est un endroit très intime, où il faut beaucoup marcher et s’enfoncer dans les montagnes pour découvrir la beauté du paysage. Il n’y a pas de point de vue immédiat, où les cars de touristes peuvent s’arrêter, prendre une photo, et repartir. Et heureusement! Ca ne laisse la place qu’aux amateurs de marche (même en ne faisant que des marches très faciles, avec un sentier parfois pavé et un petit dénivellé, on atteint des merveilles) donc pas besoin d’être alpiniste non plus!
Nous avons également eu de la chance avec le temps, l’après-midi il fait effectivement très chaud (aux alentours de 40°C) mais c’est supportable, car l’air est sec, et il y a toujours un vent plutôt frais pour nous rafraichir. De plus, le soir on a toujours eu un petit orage très agréable… Bref, les conditions idéales! De plus, je tiens à le souligner, Zion n’est pas du tout situé dans le désert! Au contraire, la végétation est presque luxuriante : beaucoup de fleurs, d’arbres, d’herbe… Même s’il manque parfois d’eau, il pleut très souvent même en été. Dès qu’il y a du relief, de toute façon, on s’éloigne des grandes étendues désertiques… La Virgin River, d’ailleurs, au fond du canyon, draine une certaine quantité d’eau. (nous n’avons même pas pu faire la randonnée qui la longe, à cause des « flash floods » ou crues éclairs qui surprennent en 2 minutes et peuvent être meurtrières.) Heureusement, le parc est vraiment bien balisé, il y a des rangers un peu partout, et le centre d’information est parfait. Seulement, vous seuls êtes responsables de vos faits et gestes!P1000554
Nous n’avons pu faire que trois randonnées : une en electron libre en pleine nature, hors sentier (c’est autorisé dans certains coins du parc, les moins fréquentés) mais avec Alex, le cousin de Ben, sinon ça aurait été trop dangereux. Nous avons d’ailleurs eu la chance de voir des dessins amérindiens, très bien conservés, bien qu’un peu enfumés. Très émouvant, également…
La deuxième balade « Emerald Pools » nous amenait à plusieurs petits points d’eau très pure et très claire, avec quelques cascades… A faire absolument!
Et enfin, pour la dernière, elle était très courte (2km aller-retour) et accessible aux handicapés (donc facile) mais elle est souvent la préférée des gens du coin, car à couper le souffle (« Riverside Walk). La balade commence tout au fond du canyon, où il commence vraiment à se rétrecir. Nous avions décidé d’y aller très tôt le matin (à 4h30) pour profiter des animaux sauvages qui allaient se coucher… Malheureusement, ce n’est pas la bonne saison pour les rapaces, mais les troupeaux de dindes (eh oui!), renard gris, piverts et autres oiseaux, ainsi que les biches étaient au rendez-vous. Comme son nom l’indique, nous marchons tout près de la Virgin River, lorsque le sentier s’arrête, les plus courageux peuvent continuer dans le lit de la rivière avec des bottes en caoutchoux… Ce n’était pas notre cas, et puis de toute façon, se lever à 4h du mat’, c’était déjà une aventure pour un panda.
P1000577Les alentours (Cedar City, Kolob Canyons) : La plus grande ville aux alentours de Springdale, est Cedar City, au Nord du parc. Petite ville universitaire (spécialisée dans Shakespeare!) plutôt sympa, même si un peu morte. J’ai l’impression que plus on va vers le Nord, moins il y a âme qui vive!
Sur la route de Cedar, on peut découvrir une autre partie du parc de Zion, qui est vraiment méconnue car un peu moins accessible, mais qui n’est pas moins magnifique : je vous conseille vivement d’y aller faire un tour, c’est seulement à 1/2h de l’entrée principale.
Kolob Canyons offre des paysages beaucoup plus spectaculaires mais la route est beaucoup moins bonne et s’arrête brusquement. On ne peut vraiment y accéder qu’en marchant, de plus, les deux parties du parc ne se rejoignent pas par l’intérieur, à cause des reliefs trop élevés.Kolob_Canyons_midway_through_Kolob_Canyons_Road
Ah oui, dans la partie sud du parc de Zion, il ne faut pas hésiter à emprunter le plus vieux tunnel des Etats Unis (1902) : près de 2km creusés dans la roche. Il est sombre comme un four et est très étroit, on ne passe que dans un sens. En passant par ce tunnel, on arrive au bout de deux heures au parc national de Bryce Canyon (via la magnifique Highway 9), où nous sommes allés en famille pour la journée (seulement deux heures d’une très belle route), entre plaines où broutent des buffles et canyons rosés.
Bryce Canyon :
Bryce est certes spectaculaire, mais je ne m’y suis pas vraiment sentie à l’aise : beaucoup de touristes en voiture, de gens qui s’arrêtent prendre une photo et puis repartent… De plus, il y a moins de sentiers de randonnée, donc les gens se retrouvent tous plus ou moins au même endroit. A voir tout de même, pour la beauté des paysages, mais je pense que ça doit être beaucoup plus sympa au printemps.P1000675
N’oublions pas non plus que nous sommes dans l’Utah… donc dans le pays des Mormons (à voir, l’excellent épisode de South Park à ce sujet!). Nous étions dans un endroit touristique donc nous n’avons pas vraiment pu sentir l’ambiance générale, mais Eva, notre cousine, qui y vit depuis des années, nous a raconté des histoires édifiantes… Il n’est pas facile de ne pas être mormon dans l’Utah!
Voilà en tout cas un rapide résumé! J’oublie certainement des milliers de choses, mais en un mot, Zion est un endroit où il faut aller au moins une fois dans sa vie!

Errer dans San Francisco… le cimetière militaire, le Golden Gate Bridge, Haight Ashbury, China Town, Japan Town

Pour changer un petit peu de thème, on commence la série « résumé du voyage de cet été » à votre plus grand (dé)plaisir! Après être rentrés depuis deux semaines, s’être bien reposés du décalage horaire (il a bien fallu une grosse semaine pour se remettre, c’était hooorrible), il est temps de parler un peu de San Francisco!

Après un voyage chaotique pour y aller (voyage avec Air Canada, qui avait prévu une heure seulement de correspondance à Toronto, alors que nous devions récupérer nos bagages, passer la douane américaine, passer les contrôles et reposer nos bagages! Je crois que nous avons battu le record du 1km haie dans les couloirs de l’aéroport alors que nous entendions « dernier appel pour San Francisco, tous les passagers doivent être à bord… »)
Bref, après ce mauvais souvenir, nous pensions passer un bon vol mais que dalle : personnel de bord antipathique, même pas un gâteau gratuit (il fallait tout payer, et une somme exorbitante, en plus, ce qui fait que nous nous sommes abstenus et qu’on crevait la dalle!)

Bon bon, après avoir survolé San Francisco pendant une heure avant d’avoir l’autorisation d’atterir, nous y voilà enfin, aux alentours de midi. Sous la brume. (qui fait partie intégrante du paysage…). Direction la jolie ville de Berkeley universitaire pour poser les bagages et visiter un peu (la flemme d’aller en ville après autant d’avion…)

San Francisco a une bonne réputation : tout le monde (ou presque) en parle comme d’une ville magnifique, de rêve, avec un climat idéal…
Après un premier coup d’oeil mêlé de déception, et bien en fait, la ville ne ment pas à sa réputation, loin de là. Pour peu qu’on ai envie de marcher pour bien la découvrir.

P1000369Premier jour, première étape : Chinatown. Nous ne nous attendions pas à un quartier aussi grand, et aussi sympathique (les quartiers chinois ont toujours tendance à être un peu… glauques). Il y a évidemment beaucoup de boutiques attrapes-touristes mais de manière générale, le quartier est plutôt authentique, avec des gens… authentiques!
Nous avons pu assister à un défilé anti « gouvernement communiste chinois » dans ce même quartier, à seulement quelques semaines de l’ouverture des JO.

P1000389Deuxième étape : Le jardin du Présidio
Un très beau parc, avec de magnifiques eucalyptus. Il y avait vraiment une odeur incroyable : de l’eucalyptus, du pin et de l’océan… Nous avions décidé à l’unanimité de faire en priorité la ballade au Présidio, qui longe la baie. Le seul problème : si on sort de la ballade maritime, tout est conçu pour la voiture, et rien que pour la voiture, on ne peut rien faire à pieds, à moins de prendre des risques et de traverser des voies rapides.
Le cimetière militaire était sûrement un de nos instants préférés du voyage, nous n’étions que tous les deux, la brume s’était enfin levée, il n’y avait pas un bruit à part celui des oiseaux. C’était un moment vraiment très émouvant, il y avait même des tombes datant de la guerre de sécession…
Comme je l’ai dit plus haut : ne jamais sortir des sentiers battus! Nous nous sommes perdus grâce à notre cher guide, et nous sommes retrouvés dans une forêt de pins, tout seuls, entourés de panneaux « Coyote Alert » : rassurants! Mais nous avons finalement retrouvé le chemin de la promenade littorale, en passant devant le cimetière des animaux, dans un quartier très glauque (vieille zone industrielle désafectée : très étonnant de trouver ça à quelques dizaines de mètres d’un endroit si touristique!)

P1000416La journée s’est achevée par une petite marche sur le flanc de la colline du Golden Gate, puis par la traversée du pont (en voiture, heureusement, je ne vous le conseille pas à pieds) en direction du Comté de Sausalito (qui est un charmant village). De l’autre côté, il y a vraiment une vue d’ensemble magnifique sur la ville et ses différentes collines (dont Twin Peaks, toujours dans la brume), ainsi que sur l’île d’Alcatraz.
Par contre, ce n’est pas un mythe : on se gèle à San Francisco!!! Malgré un soleil éclatant, malgré le mois de juillet, le vent est vraiment glacial…


P1000439Et pour finir, juste une petite excursion (la voiture est encore obligatoire) au delà de la Porte d’Or, où le vent soufflait encore plus fort, pour voir enfin le Pacifique dans toute sa splendeur!
Sur la photo à gauche, il s’agit de ruines d’anciennes thermes couvertes… qui ont malheureusement brûlées « accidentellement » car pas assez rentables…

Ah! J’oubliais! En soirée nous sommes quand-même passés dans le quartier célèbre de Haight Ashbury, qui semble être resté à l’époque du psychédélisme « Peace and looove!! ». Beaucoup de marginaux (ou de gens qui prétendent l’être), un quartier charmant pleins de disquaires et de belles maisons victoriennes psychédéliques, elles aussi. Un petit tour également est à prévoir au Quartier Gay (à Castro), très sympa également. Sans oublier le beau Golden Gate Park et son jardin japonais, nous n’avions malheureusement pas le temps de bien approfondir…

Deuxième jour : Quatrième étape, Russian Hill, Nob Hill, Telegraph HillP1000453
Cette fois, petite ballade entièrement à pieds après avoir pris le fameux tram (qui est une horreur : ok, il est authentique, mais on doit mettre à peu près 1/2h pour faire 1km dans un tram plus que bondé!). Nous sommes passés au fameux Fisherman’s Wharf, qui n’est rien de plus qu’un attrape-touriste, où il n’y a absolument rien à voir. Nous avons à peu près traversé la moitié de la ville à pied, nous avons beaucoup monté (des pentes à 26%, c’est bien ça?) : nos mollets s’en souviennent. Mais c’était après tout très agréable, les quartiers étaient certes résidentiels mais on a de belles vues sur la ville et de belles maisons…

Sur la photo : la Coit Tower qui ma foi… porte bien son nom…

Et voilà pour la visite guidée de San Francisco! Approuvée par le guide de voyage Pandhibou…!

Le Maine : Bangor, Bar Harbor, Acadia National Park

P1000277Un vieux rêve de gamins, que ce soit pour Ben ou moi, que d’aller visiter le Maine! Nous avons été bercé depuis notre plus tendre enfance par les romans de Stephen King : les connaisseurs sauront à quel point le paysage, l’ambiance, les villages qu’il décrit sont marquants. Et voilà, nous y sommes! Seulement pour deux jours, à partir de Montréal, avec Virginie et son gros 4*4 (qui nous a bien servi sur les routes défoncées)…

Avant de commencer, juste un conseil : ne JAMAIS écouter un GPS. A l’aller, il nous a rallongé notre temps de trajet de 3h par rapport au retour (où nous avions une carte…)

Après un passage rapide dans le New Hampshire, nous voici déjà dans le Maine, avec ses grandes forêts de sapins, ses lacs et ses montagnes… Rien que sur le trajet, on en prend plein la vue.

1ère étape : Bangor

Ville de Stephen King : ça tombe bien, c’était sur le chemin! Après un petit passage incontournable dans son quartier et devant sa magnifique maison (non, nous n’avons pas fait les paparazzis…) pourvue d’un portail en fer forgé noir décoré de toiles d’araignées… Sans oublier l’écriteau planté dans le jardin « Support our troup : stop the war ». Il n’y a pas de doutes, on est bien devant la maison de King!
Bangor est une charmante petite ville très perdue (et dire que c’est la plus grande du coin…) avec ses innombrables églises blanches et immenses maisons avec leur porche…

P10002262ème étape : Bar Harbor

Bar Harbor est vraiment un village typique, avec de vraies maisons en pierre (eh oui, chose rare aux Etats-Unis!). C’est un village de pêcheurs de homards (spécialité locale) « recyclé » dans le tourisme (même si la pêche est une activité encore bien présente). Après avoir longé pendant 2km le bras de terre qui joint la presqu’île et le continent, c’est un vrai bonheur d’arriver enfin. Surtout dans notre maison d’hôte, le « Moseley Cottage », où nous avions une magnifique chambre de… 40m2 environ, avec un porche et une balancelle perso…
Le petit port est vraiment très beau, ainsi que l’allée principale qui rappelle un peu la Bretagne… Mais avec les forêts immenses en plus! Nous avons eu la chance d’avoir un temps parfait, et frais (ce qui était largement appréciable après les 40°C de Bangor…)
A Bar Harbor, il faut absolument manger du homard, on en trouve de partout, et même dans les plus petits bistrots, ils sont délicieux… (et pas cher : 20$ la demi livre)

P1000230Attention : les moustiques du Maine sont encore plus redoutables que les québécois… Si j’étais marseillaise, je dirais qu’ils font la taille de mon poing.

3ème étape : Acadia National Park et environs

Malheureusement, nous n’avons pas vraiment eu le temps le lendemain d’entrer au parc, donc nous avons décidé seulement de nous ballader aux alentours (les paysages sont du même acabit…).
Il y a beaucoup de bras de mer qui entrent assez profondément au centre de l’île, même à marée basse, c’est assez spectaculaire. En revanche, une fois que l’on quitte Bar Harbor, l’île est déserte! Il y a bien quelques bleds… rien de plus (le piège, c’est que sur les cartes, les bleds sont indiqués avec de gros points rouges… car y’a encore plus petit : tout est relatif!)

P1000257La brume commence à tomber… les orages arrivent très rapidement : nous avons pu l’expérimenter au trajet du retour, où la pluie était si dense que nous n’avons pas pu continuer notre route!
Malheureusement, nous ne sommes pas allés au point de vue au meilleur moment de la journée… L’eau s’était déjà retirée. Remarque, ça nous a permis de faire l’erreur d’aller se tremper le bout des orteils (qui s’en souviennent encore). Elle était à 14 ou à 15°C?

Deux jours, c’était vraiment trop court pour apprécier, surtout avec plus de 9h de retour à chaque aller… Mais une chose est sûre (ou presque!) : on y retourne l’année prochaine!

Montréal : impressions

P1000805Difficile de commencer un article aussi vaste, aussi compliqué, et aussi fourre-tout…
Tout d’abord, l’impression générale que j’ai eu de la ville est très étrange : ce n’est pas une ville qui est belle au premier abord. Il faut vraiment vouloir marcher, et vouloir l’aimer pour la trouver belle et attirante. Au départ, nous avons eu tous deux une sorte de réserve vis à vis de la ville, lorsque nous la visitions. Et puis petit à petit… on découvre des petits coins, on visite les quartiers, on se perd dans des petites rues… Petit à petit, on commence à s’y faire, à s’en imprégner.
A vrai dire, ça n’a pas été le coup de foudre immédiat, ce n’est pas une ville spectaculaire. Elle correspond bien aux caractéristiques d’urbanisme de la ville nord-américaine : les quartiers ne sont pas homogènes, et d’une rue à l’autre, on passe d’un endroit tout à fait charmant, à une ruelle où des gens en guenilles dorment sur un terrain vague…! Ce n’est pas très courant en Europe, où les quartiers concentrent tel type de population et je pense que cela peut étonner les personnes non-averties. Montréal a bien sûr ses quartiers « craignos » (nous ne sommes passés qu’en voiture, donc nous ne sommes pas les personnes les plus informées pour en parler) comme Montréal Nord.
Parlons donc des quartiers que nous avons visité! Toujours dans le but de « repérage », évidemment… Nous avions une location tout près du métro Jean Talon, qui est un quartier vraiment agréable et vivant, à côté du magnifique marché (où on trouve de tout pour pas trop cher), si je ne me trompe pas, nous sommes en plein dans la Petite Italie!
D’ailleurs, sans caricaturer, il régnait toujours une odeur de sauce tomate ou de viande grillée, à n’importe quelle heure de la journée… miam!

Avant de rentrer dans les détails, en tout cas, Montréal est une ville très agréable, que nous avons appris à apprécier au fur et à mesure des jours (malgré ses gros défauts comme son métro : rames étouffantes et peu fréquentes, qui ne dessert vraiment pas grand chose de la ville). Nous avons surtout eu l’impression qu’il ne fallait vraiment pas s’éloigner d’une bouche de métro (sur la ligne orange, de préférence).
C’est une ville vivante, tout au moins au centre-ville, et nous ne nous sommes pas sentis en insécurité. Le seul hic, c’est que j’aimerais savoir si les gens sortent autant, et aussi tard en hiver… Je ne suis pas une fana de l’été, et c’est vrai que j’aurais préféré découvrir la ville pendant une autre saison!

Bref, avant que je ne m’égare : on ne peut pas découvrir Montréal tellement cette ville n’a rien de particulier, mais en même tant elle a tellement de choses particulières (vous me suivez?), c’est une question de ressenti tout à fait subjectif : soit on s’y sent bien, soit le courant ne passe pas…!

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