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Archives de mars, 2009

London #5 : the Victoria and Albert Museum

Suite et fin de la grande épopée londonienne…
Le dernier jour est toujours le plus fatiguant, celui où il ne faut pas trop s’éloigner de ses valises qui attendent à l’hôtel, ni de l’aéroport…
On a donc opté pour quelque chose de simple : direction encore une fois South Kensington pour aller glander dans les musées. Nous avons passé la majeure partie de l’après-midi (après avoir trouvé un bon petit déjeuner à l’anglaise pour des clopinettes) au Victoria & Albert Museum
(V&A pour les intimes) qui est assez exceptionnel lui aussi! C’est un musée d’art mais aussi et surtout d’objets, et c’est ça qui est le plus surprenant. Il est évidemment immense donc vous pouvez retrouver de magnifiques collections médiévales (peintures, sculptures, art religieux) ou encore de différents pays asiatiques ou du moyen-orient… C’est un petit peu l’étalage des pillages de l’Empire britannique, ce qui est assez ironique, mais finalement on s’y fait : maintenant on en profite dans une collection publique et gratuite (je suis cynique là, non?)
Mais ce qui est le plus étonnant, c’est finalement la collection d’objets divers et variés : rétrospectives des bijoux, de l’ère égyptienne à nos jours, ou encore des vêtements usuels ou de haute-couture du 20ème siècle, ou une collection de chapeaux… Sans oublier les collections de clés, mais aussi de transistors, d’ordinateurs, de chaussures… On a un petit peu l’impression d’être dans le futur, et de voir une collection de nos objets contemporains (du mac book à l’air max de Nike)
Ce qui m’a également surprise sont les bibliothèques magnifiques ouvertes au public et aux étudiants. C’est la classe de bosser dans un tel univers…
Bref, un incontournable à mon avis.
Mais c’est déjà trop tard et il faut rejoindre l’aéroport d’Heathrow pour le retour…
On revient en août, donc pas trop de déprime, mais quand même!

London #4 : Greenwich, the National History Museum

Un dimanche somme toute tranquille, juste occupé à aller à Greenwich Village, assez loin du centre ville, en bus. Une heure pas trop désagréable, en passant par les différents faubourgs sud de Londres (Southwark), c’est classique : des longues rangées de maisonnettes en brique, avec de petits jardins. Ca ne semble pas si désagréable, mis à part peut-être le temps de trajet si on travaille au centre-ville, comme toujours…
Greenwich village est vraiment très très sympa, si on a le temps d’y aller. C’est vraiment une vie de village, avec ses brocantes, ses petites auberges… Difficile d’imaginer qu’on est à une poignée de minutes en tram de la grosse Londres…
Le parc nous révèle une vue magnifique du nouveau centre d’affaires, Canary Wharf, dans lequel on passe en tram aérien pour rentrer. Je ne suis jamais allée à Tokyo mais je suis sûre que les trams sont comme ça là bas! On rase les immeubles à 10m du sol, c’est assez impressionnant, et ça vaut bien une attraction à Walibi, hein!
Canary Wharf est tout mignon, comme son nom l’indique c’est un quai ou il y a de nombreux endroits pour prendre un verre dans une chaise longue au soleil…
Petite journée fainéante qui se termine au National History Museum, à South Kensington, dans les beaux quartiers… (quartier français qui plus est. On a souvent le malheur de se retrouver à table à côté de vieilles peaux expatriées françaises richissimes)
Le Musée est en tout cas magnifique, le bâtiment en lui même est impressionnant et le hall d’entrée enrobe très bien… le dinosaure! Eh oui, évidemment nous ne pouvions pas éviter ce musée! Un vrai trésor pour les amateurs de dinos, il y a les plus beaux squelettes que j’ai jamais vus, la plupart du temps complets, avec un nombre d’espèces défiant toute concurrence. J’ai un peu honte du musée d’histoire naturelle à Paris, après coup. Là bas, même les étiquettes de présentation de la collection sont d’époques! (et la poussière aussi…) J’ai failli oublier de parler du T-Rex reconstitué et motorisé! Aussi impressionnant et bien fait que dans Jurrasik Park!
Nous avons même pu voir des dodos, je ne suis pas une grande amatrice des animaux empaillés mais force est de constater que pour certains, nous n’avons pas bien le choix… Mais vous imaginez mon désarroi à la vue du panda empaillé! Heureusement, tous ces forfaits « pour la science » ont été commis il y a plus d’un siècle pour la plupart. C’est à moitié pardonné. Le musée est divisé en plusieurs ailes et pour les collections « Earth » and « Environment », la visite est interactive, à la manière du Musée des sciences et de l’industrie à la Villette.
Ca vaut vraiment le détour si vous avez quelques heures à tuer dans le quartier. L’ironie de la chose, c’est surtout que le NHM n’est pas le seul, il se trouve juste à côté du non moins imposant Victoria&Albert Museum ou du Science Museum…!

London #3 : Notting Hill, Hyde Park, South Kensington

Aaaah Notting Hill… Un nom qui fait rêver… Mieux vaut ne pas l’avouer (mais après tout, je ne risque rien derrière mon écran d’ordinateur) mais ce mot évoque immédiatement un certain charme anglais, Hugh Grant, quoi…! Nous sommes d’ailleurs passés devant la jolie boutique de bouquins de voyages du film (pas difficile à reconnaitre : il suffit de voir le troupeau de touristes en train de prendre l’enseigne en photo). Bref, Notting Hill c’est quand même un peu plus que ça, c’est aussi le repaire de tous les londoniens nantis (leur résidence secondaire étant à Chelsea, évidemment!). Ces gens là sont bien plus que riches ou même richissimes, cela dépasse souvent tout ce que l’on peut imaginer. Les villas sont parfois de vrais domaines, avec même des cours de tennis en plein milieu du quartier! Par curiosité, j’ai regardé les prix dans une agence… Il faut débourser la bagatelle de 3 à 5 millions de livres pour espérer vivre dans ce beau quartier!
Oui, ça pue le fric. Si vous êtes amateurs de Porshes et autres Ferrari, c’est le bon coin pour aller les observer, il y en a une tous les 5 mètres! (cette moyenne a été établie scientifiquement par mes deux accompagnateurs)

Bref, Notting Hill est quand même très agréable, beaucoup plus vivant que Chelsea et son marché reste couru et populaire. De Notting Hill Gate au Portobello Market, de nombreux disquaires et magasins en tout genre se disputent un bout de trottoir. Les villas (qui a dit palaces?) sont toutes très colorées et dans le plus pur style victorien! Encore une fois, cela me rappelle un peu le Plateau à Montréal… (ou plutôt le Plateau me rappelle Notting Hill!)

En tous les cas, c’est une balade indispensable, qui nous amène au coin du plus célèbre parc londonien : Hyde Park. Ce n’était peut-être pas la saison idéale pour le découvrir, mais Hyde Park recèle bien des surprises : par exemple des petits jardins historiques du 18 ème siècle, ou encore des jardins « à l’anglaise », mais aussi d’immenses pelouses battues par les chiens et leurs maitres joggeurs… Un parc vraiment très agréable mais peut-être pas mon préféré car trop fréquenté, et paradoxalement un peu « vide ».
Kensington Palace, château en briques rouges et résidence secondaire de la reine, borde le parc. Peut-être pas un bâtiment magnifique, mais déjà plus intime que Buckingham Palace. Ses jardins sont remarquables.

Hyde Park est quand même idéalement placé : Notting Hill au nord-ouest, Chelsea au sud! Difficile d’échapper aux bâtiments historiques, par exemple le Royal Albert Hall, magnifique salle de concert. Je serais prête à aller voir n’importe quoi pour pouvoir y entrer!

London #2 : the City, the Thames path, the Tate

Après une courte nuit, Marina, qui vit dans le Dorset, a surmonté son horreur de la ville pour venir nous rendre visite. Au programme : tout ce qu’il y a de plus touristique à Londres, c’est tellement touristique que ça en devient gluant. (ne me demandez pas pourquoi, mais c’était gluant de touristes, oui oui). Le double decker est un compromis idéal pour découvrir le quartier de Westminster d’en haut, au dessus des foules. Nous en avons profité pour admirer le Big Ben, si cher à notre invitée, en allant à la City, quartier qui ne présente guère d’intérêt, si ce n’est l’architecture de certains buildings. Ce qui est finalement le plus étonnant à Londres, c’est le chaos de sa « skyline ». Tout y est mêlé : des immeubles anciens, des grues, des grattes-ciels, des arbres… Et c’est ce qui retranscrit le mieux l’ambiance de la ville : elle est toujours en mouvement (contrairement à Paris qui, pour moi, est figée de ce point de vue là).
Pour découvrir les lieux les plus touristiques, il n’y a rien de tel que de marcher le long du « Thames path », même si l’on doit souvent remonter sur les berges à cause des ponts infranchissables… La berge est est pour moi la plus intéressante, rien que pour voir la Tate Modern Gallery (j’emprunte une photo à quelqu’un sur le net, car je suis définitivement trop petite pour la prendre en photo!) qui est perchée sur une ancienne usine londonienne…
A noter : tous les musées nationaux sont gratuits! (au moins pour les expositions permanentes, ce qui est déjà largement suffisant…) alors il faut profiter de la vue imprenable sur les Houses of Parliament en haut de la Tate!Pour finir la soirée, direction Camden pour aller au Koko, night club restauré il y a peu. Je pense que nos chers victoriens s’arracheraient les cheveux en voyant ce que l’on a fait de ce théâtre à l’ancienne… C’était tout bonnement sublime, le Koko aurait pu servir de scène d’ouverture à « We own the night », l’ambiance était sourde, les jeunes londoniens boivent (et parlent) décidemment beaucoup trop pendant les concerts, mais nous avons pu en profiter quand même, tranquillement au balcon… Un deuxième concert de P.Wolf en deux soirées… Oui mais ce n’est jamais assez.

Le Koko retranscrit encore bien Londres : tout est recyclé, on ne perd rien! Le concert en lui même, bien que plus court car dans le cadre d’un « concert NME », était lui aussi génial. D’en haut, on voyait tout ce qui est caché d’habitude… Par exemple Patrick qui n’arrive pas à enlever sa veste puis sa chemise en cuir et qui a besoin de l’aide d’un roadie qui s’acharne à tirer sur ses manches pendant que lui est coincé! Toujours la même énergie, toujours le même sourire… On a vraiment hâte de retourner le voir à Paris, dans de bonnes conditions, en fosse, et loin des ventres à bière…



London #1 : Soho

Il y a tant de choses à dire sur cette ville et ce séjour que tout a tendance à s’emmêler dans ma tête… Nous voilà donc de retour de la « grande ville ». Il n’est jamais facile de prendre ses repaires à Londres, tout de suite en arrivant. Il faut plusieurs heures (mais j’aurais plutôt tendance à dire plusieurs jours!) d’adaptation pour enfin s’y sentir à l’aise, sans paniquer.
La première journée a été plutôt tranquille pour nous : Oxford St, Regent St et compagnie pour trouver vynils et autres robes (oui, mieux vaut commencer toujours par le shopping…) et première constatation : Londres est le paradis de la mode. Les filles n’hésitent pas à être hautes en couleur : du fluo, des fleurs, des rayures… il y a vraiment tout dans les magasins! Contrairement à la plupart des gens, je ne trouve pas les londoniennes vulgaires, bien que nous ayons vu beaucoup de filles sans… jupes, avec des talons aiguilles vertigineux, presques nues, en fait. Ca ne me choque pas dans la mesure où je trouve que c’est très sain : les filles sont libérées : elles ne se font jamais emmerder dans la rue, personne ne vient les draguer ostensiblement où les traiter de « salopes », chose que l’on peut entendre constamment dans le métro lyonnais…
Les plus belles filles que j’ai vu en tout cas, et avec des jambes….!
La dérive est seulement que les ados aussi n’hésitent pas à se fringuer de cette manière pour pouvoir entrer dans les night clubs, mais c’est plus ridicule qu’autre chose : des chaussures imitation Kurt Geiger et des bagues dentaires, la classe!
Tout ça pour dire que Londres est une ville libre, les gens y sont libres, exhuberants, et par conséquent, beaucoup plus tolérant. Il y a des types qui se baladent en slip jaune fluo et en chaussettes et ça ne dérange personne. On n’y voit pas les gays comme des gens qu’il faut parquer quelque part, il y a certes un quartier gay, Soho (qui me fait d’ailleurs un peu penser au Village de Montréal), mais au centre de Londres tout au moins, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut, de s’habiller comme il veut, d’embrasser son copain s’il le veut. Ca fait du bien.

En photo juste au dessus, le célèbre Bar Italia de Soho… Un pélerinage indispensable pour les fans de Pulp.Photo par John Gleeson

Je profite de cette transition pour parler un peu du premier concert de Patrick Wolf auquel nous avons assisté. A vrai dire nous n’avions jamais été dans un nightclub mais le Heaven, en plein coeur de Soho est beaucoup plus sobre que ce à quoi nous nous attendions : la salle est assez petite (plus ou moins 400 places) et on voit bien de partout…
Après une première partie plus qu’amusante (un groupe avec des membres de 14 ans, en moyenne, dans un Club interdit au moins de 18 ans, c’est quand même ironique), Patrick entre enfin en scène. Nous devions être le seul couple hétéro de la salle, d’ailleurs (plus une poignée de gamines de 14 ans contre la scène, complètement hystériques).
Je n’ai franchement pas trouvé de mots pour qualifier ce concert. Patrick fait une entrée théâtrale, déguisé en vautour (vous pouvez écouter son nouveau single « Vulture » sur son myspace ci-dessus), avec des extensions capillaires, il ressemble à une sorte de Britney qui aurait mal tourné, une poupée pathétique… Au bout d’un ou deux morceaux, il se les arrache et les jette aux groupies qui se battent littéralement pour avoir un bout de cheveu en nylon. C’est assez étrange d’aller à un concert où finalement on ne connait aucune chanson puisqu’il jouait son nouvel album qui sort le 1er juin!
Mais c’était incroyable, Patrick est exubérant, exentrique, ses costumes sont parfois grotesques, tout est exagéré, on se croirait être au théâtre, effectivement… Mais sa voix est encore plus exceptionnelle qu’auparavant, et pour vous dire, je serais prête à vendre un rein pour pouvoir entendre les nouvelles chansons en version studio dès maintenant. Il n’y a vraiment pas de mot pour parler de ce concert, je ne les trouve pas en tout cas, et près d’une semaine après, je n’arrive pas à m’en défaire!
Je ne sais pas comment il parvient à faire de ce groteque quelque chose de beau, comment il arrive à être si mignon, si timide, tout en étant absurde.
Galerie avec de magnifiques clichés…

De Canalblog à Blogspot

Faute de pouvoir déménager de notre studio, nous avons empaqueté nos articles et nous voilà ici!
La peinture est refaite, c’est plus sympa, plus pratique…
Un nouveau blog pour une nouvelle ère
Bienvenue!

ps : Déchaussez-vous avant d’entrer, merci

Un été concerts?

Les dates de la nouvelle tournée de U2 seront annoncées demain… Qui dit tournée, dit donc voyage! (Logique, hein.) Certes pas à New-York, ni en Australie, ni au Paraguay comme certains le planifie déjà, mais nous souhaitons faire une petite date quelque part en Europe, dans la mesure du possible (c’est à dire : avoir une place!)
Après avoir pensé à la Scandinavie, qui est, après reflexion, vraiment trop chère, et à Amsterdam (mais le public ne nous plait pas, à priori) nous avons trois destinations sur la selette.
Tout d’abord Munich (mais pas de rumeurs de tournée là bas, donc cela semble très peu probable) pour enfin découvrir la ville en plein été, avec son animation, ses orages… Rien que d’y penser, ça me fait frémir.
Mais aussi Glasgow! Parce que Glasgow, c’est juste à côté du début des Highlands, et même si je compte un jour y faire un long road-trip, je ne serais pas contre l’idée d’en avoir un avant-goût!
Et … Londres. Parce que Londres, c’est bien, c’est beau, c’est neuf.
En parlant de ça, nous vous abandonnons quelques jours pour enfin re-découvrir cette ville, dès la semaine prochaine!

D’ici là et les photos du voyage : à vos votes! Munich, Glasgow, Londres? (Oui, on n’est pas très glamour, nous)

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