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Archives de mai, 2009

1000 choses à faire à Londres

Avant toute chose, voici quelques « choses à faire à Londres » (à mon avis) puisque de nombreux visiteurs tombent sur cet article, sans voir le reste!

London #1 : Soho

London #2 : The City, The Thames path, the Tate modern gallery
London #3 : Notting Hill, Kensington gardens, South Kensington
London #4 : Greenwich Village, the Natural History Museum
London #5 : The Victoria and Albert Museum
London #6 : The National Portrait Gallery, the Thames by night
London #7 : Regent’s Park, Camden Town
London #8 : The Victoria and Albert museum (une nocturne)
London #9 : Les ruelles de Soho et le British Museum
London #10 : South Kensington, the Science Museum, Hyde Park

Ce titre s’inspire de celui du blog de Fabien et Marjolaine, qui ont créé il y a quelques années un concept très sympa et très original (ils ont même pu en sortir un livre) : une liste de mille choses à faire dans cette belle ville, certaines sont très classiques et touristiques (mais c’est toujours bon à découvrir ou à redécouvrir), d’autres sont plus personnelles, plus typiques, plus londoniennes. Et c’est encore plus sympa : découvrir Londres en dehors des sentiers battus, le rêve, non ?

En voici donc la liste complète. Aloooors, je choisis « Jouer le parfait petit touriste dans London Eye » et « Prendre un black cab » (ce que Ben m’avait retenu de faire en Mars, cette fois je m’impose!). Pour le reste, c’est déjà plus ou moins fait! C’est d’ailleurs pour ça qu’en complétement du Cartoville (Gallimard), indispensable pour une première découverte de la ville et pour ses cartes très pratiques du centre-ville, nous nous accompagnons cette fois d’un nouveau copain-guide pour approfondir un peu plus. Eh oui, parce que c’est la grande nouvelle de l’« été-concerts« , nous repartons à Londres, encore pour 5 jours, pour assister entre autres à deux concerts de U2 à Wembley (je me serais d’ailleurs bien passée du deuxième…)


Au menu : concerts, visite de Camden, de ses disquaires, de ses cimetières et ses parcs, visite approfondie de la Tate Modern, London Eye, retour pour la 4ème fois au V&A, sandwiches-clubs, café à Soho… Et pourquoi pas une petite excursion sur la Tamise ?
L’été va être chaud et chargé!

Lyon, le beau temps, les mémoires, la chaleur

Voici venu le temps de la chaleur étouffante, (des rires et des chants). Lyon, objectivement la plus belle ville du monde, qui, dès le 20 mai devient invivable avec son grand soleil qui tape très fort, sa chaleur épouvantable… Certains ont la chance de pouvoir se réfugier sur les berges du Rhône pour profiter de l’air frais, ou encore sous l’ombre rassurante d’un grand arbre au Parc de la Tête d’Or… Mais non. Nous, nous sommes coincés dans notre studio, dans l’obscurité, avec deux ordinateurs qui chauffent, et dans l’espoir que l’orage éclate enfin, ou tout au moins qu’il pleuve ne serait-ce que quelques minutes pour refroidir un peu l’air, quitte à ce que l’eau évaporée nous étouffe encore plus après…
J’ai fini de rédiger mon mémoire, j’attends avec impatience les commentaires de ma directrice pour savoir si je dois tout recommencer ou, si, avec de la chance, je n’ai plus qu’à préparer ma présentation orale afin de la passer avant le 15 juin… Dès lors, il s’agit de remplir les dossiers de demande d’admission en Master Professionnel, et de fureter de partout sur le net pour savoir si un montréalais veut bien de moi en stagiaire. Il est un peu tôt mais j’ai déjà une accroche avec l’association québécoise Equiterre qui oeuvre pile poil dans mon domaine. Inch Allah, nous serons partis en Mars.

Mon petit Benjamin, quant à lui, ne décroche pas non plus de son écran, après avoir lu, relu, et rerelu des bouquins de 1500 pages, afin d’achever son mémoire. Et de préparer sa thèse…
Ce petit billet se terminera avec quelques photos de Lyon, datant du mois d’avril, prises pendant un superbe week-end avec nos amis bretons.

Let the summer begin !

Le blog d’un voyage en Alaska et dans le Yukon

En faisant une recherche naîve sur Google dans la nuit, je suis tombée sur Le blog de Lisa, amoureuse de nature, mais aussi de voyages, plus précisément de la côte ouest nord-américaine. Je ne pouvais évidemment pas passer à côté!

Cependant, ce qui a le plus attiré mon attention, est son magnifique récit de voyage en Alaska et dans le Yukon, sur les dernières terres vierges d’Amérique du Nord… Les ours, les fjords, les glaciers, les villages typiques : j’en rêve depuis tellement longtemps, depuis que j’ai commencé à lire « La Jeunesse de Picsou » de Keno Don Rosa (qui reste une des bandes-dessinées des plus riches, émouvantes, précises… à ce jour).
Perdu dans la Vallée de l’Agonie Blanche, dans le Klondike, il cherche tout seul, en plein hiver, des pépites d’or, évidemment… En plein pendant la ruée vers l’or de 1902, à Dawson City, le récit de l’enrichissement de Scrooge témoigne d’une époque difficile, où tous les rêves et désillusions étaient permis. C’est aussi la période la plus heureuse de Scrooge, où il se retrouve seul au milieu d’une nature sauvage, des aurores boréales, face à sa solitude, face à lui, tout simplement.
C’est sans doute ce qui m’attire le plus au Yukon et en Alaska. L’impression d’être les seuls au monde. C’est un des voyages de mes rêves, et je compte bien le réaliser dans un avenir proche. En attendant, je n’ai plus qu’à relire « La jeunesse de Picsou » ou encore le périple de Lisa à qui j’emprunte ces quelques photos pour clore cet article…

Torrevieja

Je crois que c’est la chaleur ambiante qui m’a donné l’idée d’écrire ce petit billet, mais aussi le bruit du ventilateur dans notre chambre, tout droit ramené de l’endroit dont je vais parler…

Torrevieja, le lieu des vacances de mon enfance, un endroit qui se méritait, après 14h de route au départ de Lyon, sans climatisation, à trois à l’arrière de la voiture… Le départ au petit matin avait toujours quelque chose de magique, se lever avant le soleil en plein mois de juillet est déjà un exploit en soit; on pouvait enfin sentir la fraicheur du matin et faire le plus de route avant que le soleil ne vienne taper sur le toit de notre fournaise de voiture…
Un an sur deux, c’était la grande expédition, dans le sud.
J’ai souvent tendance à oublier mes origines espagnoles, mais certaines choses, comme ma propension à mettre du safran et du piment doux dans tout mes plats où à vénérer les chips espagnoles me le rappellent régulièrement.

C’est sans doute à Torrevieja que j’ai passé les moments les plus heureux de mon enfance, et ça me parait donc logique d’en avoir encore autant de souvenirs… Souvenirs qui sont toujours rattachés à mon grand-père, qui était propriétaire d’une maison de ville, avec deux grands appartements l’un au dessus de l’autre. Un de mes plus grands regrets est de ne pas posséder de photos de cette maison, et à vrai dire, de ne presque pas posséder de photos de cette époque et de cet endroit. Nous étions dans l’appartement du dessus, qui était toujours rempli de sable au bout d’une année où il était déserté. Il y avait toujours cette drôle d’odeur de bois, de sable et de sel. Comme dans toutes les maisons traditionnelles espagnoles, il y avait un patio, seulement au rez-de-chaussée, mais nous, nous avions accès au toit, desservi par un escalier en colimaçon, en fer rouge tout rouillé, que j’ai toujours évité d’emprunter, étant donné ma célèbre témérité… Ce toit plat, où il devait faire plus de 80°C à midi (sans rire : les draps y séchaient en moins de 10 minutes) était pourtant bien agréable une fois débarrassée des kilos de poussière et de sable (et oui, il ne pleuvait guère pendant l’année…), le soir, une fois que l’air de la mer arrivait à pénétrer un peu jusqu’à chez nous…

Eh oui, parce que Torrevieja a bien changé, au fur et à mesure des années. Je ne suis pas nostalgique de la ville du début, car j’ai toujours aimé m’y trouver, mais force était de constater que sur la fin, la belle maison ancienne du coin était de plus en plus délabrée et envahie par les herbes, et, dès la tombée de la nuit, sentait très fort. Je ne me rappelle plus du nom de cette fleur, qui était à la fois agréable, doucereuse, mais très désagréable car proche de l’odeur de pipi de chat… Les espagnols comprendront ce sentiment ! Bref, elle a vite été remplacée par un énième piso a alquilar. Ca poussait comme des champignons, dans tout le quartier. Nous n’étions plus qu’un petit îlot de petites maisons au milieu de ce quartier…

Mais il ne faut pas brûler les étapes trop vite, Torrevieja c’était avant tout l’aventure, la meilleure nourriture du monde, les tapas, le serrano, les berberechos, la sandía, la salade avec des oignons roses et les meilleurs tomates et olives du monde, mais entre tous, les pipas qui nous accompagnaient tous les soirs en allant faire le paseo. Coutume espagnole, sorte de petite marche digestive en bord de mer, avant de faire une escale pour un éventuel lemon granizado ou un blanco y negro (café granité avec une boule de glace à la leche merengada) chez Masia, le meilleur glacier de la ville, gros espagnol (comme tous les espagnols d’un certain âge, avec une pastèque dans le ventre – et croyez moi, les pastèques espagnoles c’est au moins 10 kilos). C’était aussi la mer, toujours agitée à la Playa de la Mata (comme son nom l’indique), et c’était vraiment la fête lorsque le drapeau était vert et que je pouvais rester dans l’eau à regarder les petits poissons argentés – j’ai toujours eu peur des vagues et des rochers qui te sautent dessus sans prévenir, avec leurs algues dégueulasses. C’était la feria, la fête des Moros y Christianos à Guardamar, suivi de son effrayant feu d’artifice. Les bonbons bizarres que mon grand-père me ramenait du marché (il y avait même des chewing-gums au melon oui, oui, et des chupa chups à la cerise, les fameuses avec un chewing-gum dedans).

Vous allez croire que je ne parle que de bouffe (et ce serait ma foi… mérité), car c’est effectivement ce qui m’a le plus marqué. Mais à vrai dire, ce qui me manque le plus, c’est d’attendre mon grand-père pendant 1/2 heure, le temps qu’il se prépare et qu’il oublie 10 fois quelque chose dans sa chambre, avant d’aller sur le paseo, et c’est son granizado fait-maison, privilège dont on avait le droit une fois dans les vacances. C’est aussi de le voir poursuivre mon frère en le traitant « d’emmerdaor » avec son célèbre frangnol.

Mon frère et ma sœur ne cessent d’emmener leurs enfants en Espagne, afin qu’ils puissent connaître un petit peu de tout ça, mais, si j’ai des enfants, je ne le ferais pas. Car je sais très bien que Torrevieja, ce qu’était ce lieu, et ce que nous y avons vécu, nous ne pourrons jamais le vivre à nouveau, et que je suis la dernière à en avoir eu la chance.

La photo du jour chez National Geographic

C’est toujours un bonheur d’aller jeter un petit coup d’oeil sur le site « Photo of the day »

de National Geographic. Chacun y trouvera son compte, entre les paysages, les animaux, les scènes urbaines et rurales, les scènes de la vie quotidienne… Les photos ne figurent pas toujours dans le magazine, et c’est bien dommage! (vous pouvez même faire une recherche par catégories)
En attendant, que ce soit au boulot ou pendant un temps mort à la maison, n’hésitez pas à vous laisser émerveiller!

Les français aiment critiquer, c’est culturel !

Dur, dur, de faire un article à ce sujet! Surtout lorsque l’on est pas encore, ou plus au Québec… Un article que je repousse depuis longtemps, car il va sûrement m’attirer les foudres de Zeus mais qu’importe! Après une discussion avec des amis, je me suis rendue compte que si l’on est pas « au courant » des moeurs québécoises, il y peut y avoir de nombreux quiproquos et autres incompréhensions. Je ne rentrerai pas dans les détails, là n’est pas l’intérêt… C’est juste pour compléter le précédent article sur le choc des cultures, où je ne mentionnais que l’aspect extérieur du choc : les modes de vie, l’aménagement de l’espace etc. Je n’ai pas l’intention de faire un cours de sociologie, de psychologie ou d’Histoire, voilà juste quelques pensées.

Au Québec, le français est un immigré. Certains de nos compatriotes ont du mal à le comprendre, je renvoies à cet article de Ian, qui tenait l’excellent blog MauditFrançais : « Comment rater à 100% son immigration » qui l’expliquera mieux que moi! Il y a plusieurs écueils à éviter, dont celui de critiquer ou de se plaindre, la plupart du temps pas méchamment! Juste parce que c’est dans notre habitude de grogner, nous sommes tous (ou presque!) de petits grogneurs, même lorsque nous passons une bonne journée, cela ne nous empêche pas d’avoir envie de grogner un petit coup, pas pour manifester un profond mécontentement, juste parce que grogner : ça fait du bien! Les français grognent, c’est culturel! La plupart du temps ce n’est rien de méchant, nous ne nous en rendons même plus compte, moi-même, je suis une grogneuse professionnelle !

C’est un paramètre qu’il est parfois difficile de prendre en compte et d’assimiler pour les Québecois, ou plus largement les américains du Nord. Il est bien vrai qu’un bon nombre de français immigrés critiquent sans arrêt leur patrie d’adoption, ils s’appellent d’ailleurs les Maudits Français, les fameux! « Ceux qui savent mieux ce qui est bon pour le Québec, qui argumentent déjà sur l’indépendance du Québec, qui étalent leur savoir, qui estiment qu’en France finalement, eh bien c’était pas si mal… Au moins il n’y avait pas d’Ignares Québécois! »

Et voilà comment notre image de grogneurs gentils est ternie! Par une bande de Maudits Français qui induisent aujourd’hui les Québécois en erreur : ce n’est pas parce que nous grognons au quotidien, que nous vous critiquons, oui oui! Difficile de faire la part des choses.

D’autres québécois euuuuh je voulais dire français, quant à eux, ont un rejet TOTAL de la France et de l’Europe. Ils vont même jusqu’à renier profondément leur double culture, pour essayer d’être plus québécois que les québécois. Et bien sûr, ils préfèrent rester entre ex-français plus québécois que québécois, pour pouvoir maudir la France tranquillement. Bin oui, on ne va pas non plus parler de la France avec les Québécois : ils y connaissent rien! Entre ex-français au moins, on peut critiquer en paix. La France, pas le Québec, attention.

Vous suivez?

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