Just another WordPress.com site

Archives de octobre, 2009

Le suspens continue, l’hiver arrive et l’agence Panda Travel s’active


Il se passe si peu de choses et en même temps les choses avancent un peu. Je soupçonne à présent que ma Convention de stage se soit perdue dans le Triangle des Bermudes. Le dénouement n’est donc pas prêt d’arriver. Cependant, j’en sais un peu plus !
Hier j’ai demandé à mon employeuse de m’écrire la lettre d’invitation, indispensable pour obtenir le Visa de stage dans le cadre des études, délivré par l’Ambassade du Canada. Je sais donc tout sur mes missions : Sur le magnifique document falsifié à votre gauche, il n’y a que mon premier sujet d’étude, mais ça vous donnera un ordre d’idée sur ce que je fais dans la vie, j’ai souvent l’impression d’être Chandler… (cf Friends, pour les incultes)
Je commence le 1er mars, mais nous serons à Montréal deux semaines avant. D’une, parce que les billets sont moins chers en février, et de deux parce qu’il va bien falloir trouver un appartement durant ce laps de temps. Théoriquement, ma mission se termine le 5 Septembre, date que je vais pouvoir négocier à mon avis… C’est là que vient l’histoire du Panda Tour!

Vous vous souvenez peut-être que nous avions prévu un voyage dans le Grand Ouest Américain l’été prochain? Avec nos amis-baroudeurs, nous avions fixé la dernière semaine d’août… Il s’avère que ce sera sans doute un peu plus tard. Mais il ne va pas falloir tarder pour tout réserver, les campings les plus prisés affichent déjà complet 6 mois avant l’été! Le bon point, c’est que la foule sera déjà partie, et que nous serons beaucoup plus tranquille pour découvrir les merveilles de l’Ouest. La chaleur sera aussi moins vive, mais malheureusement elle laissera place à quelques orages… J’en parlerai un peu plus dans un autre billet, mais l’itinéraire est déjà plus ou moins fixé et nous resterons uniquement dans le Pays des Canyons, au Sud de l’Utah… Rien que d’y penser ça me fait déjà du bien!

La dernière ligne droite ?

Depuis quelques temps, j’évite soigneusement d’aborder le sujet, tant tout est incertain, et tant les déceptions sont nombreuses. Or, il y a une semaine, j’ai bel et bien reçu une superbe offre de stage de la part de la branche « Agriculture Soutenue par la Communauté » d’une ONG dont j’avais déjà parlé. Après de nombreuses incompréhensions (mon interlocutrice pensait que je voulais participer au programme rémunéré, qui est tombé à l’eau), la fameuse Convention de Stage a été envoyée de l’autre côté de l’Atlantique hier soir.
Ma tutrice universitaire, directrice de mon Master 2, doit la signer pour valider mon stage, et plus que n’importe quelle autre, c’est cette étape qui m’inquiète : du premier regard, elle a jugé que mon stage était beaucoup trop axé « communication et animation ». Soit. Ce à quoi je réponds que c’est le stage de la dernière chance, et que je ne peux pas trouver mieux (soit dit en passant, ce stage correspond quand-même parfaitement à ma formation).
Tout ça à cause du fameux taux d’employabilité… Chaque filière doit, chaque année, donner un bilan du Master aux grandes instances. Il faut que les stages correspondent parfaitement à la formation, et que surtout, nous ne soyons pas trop longtemps au chômage pour que le Master ne disparaisse pas.
C’est une excuse tout à fait honorable mais elle ne me satisfait pas : heureusement, mon interlocutrice à l’ONG a accepté de modifier la proposition en laissant plus de place à la recherche. Pour l’instant, je n’ai pas encore vu la proposition définitive, donc je croise les doigts. Pour ce qui est de ma directrice de filière, il me suffira de la droguer un peu pour qu’elle signe…
Enfin bon, tout ça pour dire que tout est encore incertain, mais en tous cas je n’ai jamais été aussi prête du but. Il faut maintenant lancer les demandes de bourse, stage ou pas stage, pour ne pas louper le coche…

edit : plus d’une semaine après l’envoi théorique de la convention, toujours rien reçu… elle prend son temps! Ce suspens n’en finira donc jamais!

"I found myself in Paris in the cemetery rain"

Ce titre énigmatique n’est rien d’autre que les premiers vers de la chanson « Paris », de Patrick Wolf, et il me permet d’inaugurer une nouvelle rubrique « Concerts » de ce blog, que je me suis toujours interdite de créer, mais je me suis rendue compte que les concerts étaient tellement liés aux voyages… elle a donc tout à fait sa place ici.
Vendredi soir, une petite virée à Paris était le prétexte pour aller voir Patrick Wolf, au Nouveau Casino. Située dans un quartier que je connais très peu et ma foi très branché (tout en restant agréable), la salle est sympa et chaleureuse (… c’est le moins que l’on puisse dire). Le concert était sold-out, on ne pouvait pas entasser plus de 400 personnes. Après une première partie interminable (un groupe suédois absolument atroce, looké Tokyo Hotel), Patrick Wolf entre enfin en scène. Le show commence dès qu’il arrive, théâtralement, comme d’habitude, avec une veste en velours, une fraise et poudré de blanc. Magistral… Quel bonheur de le retrouver enfin, après nos concerts londoniens. J’ai écouté The Bachelor un nombre incalculable de fois depuis sa sortie et la setlist m’a vraiment ravie, elle était très complexe, très dense, très longue, et nous avons eu droit en prime à un inédit vraiment inédit, qu’on pourra bientôt entendre sur son prochain album The Conqueror (qui devrait sortir en début d’année 2010).

Patrick Wolf a un don, celui de transformer n’importe quelle salle de concert en boîte de nuit surréaliste. Il sait passer d’une chanson en solo au piano à une chanson disco, avec une maîtrise parfaite. Il maîtrise tous les instruments : violon, piano, guitare, avec aisance. Je le savais déjà donc je n’ai pas été surprise mais la maîtrise de sa voix et incroyable. Il y a bien-sûr quelques couacs (c’est ce qui fait le charme du live!) mais sa voix est devenue de plus en plus forte avec le temps, de plus en plus limpide, il sait tout faire… Pour vous donner un ordre d’idée, c’est l’opposé absolu d’un Chris Martin.

Je crois qu’il a charmé toute la salle hier, même les « non fans » (je suis déjà conquise depuis quelques années, et j’ai été ravie de voir que mes amis l’ont été peu à peu, au fur et à mesure de l’avancement du show). C’était une soirée spéciale pour lui, qui est un amoureux de Paris, ville qu’il a découvert pendant son adolescence et pendant l’écriture de son premier album. D’après lui, c’était un des meilleurs concerts de la tournée… Et on l’a bien senti, c’était tout simplement spécial. Il parle beaucoup, il communique beaucoup, et est vraiment drôle… Il est tout simplement Lui, quand on connait un peu sa personnalité. Il a beau faire sa diva et jouer son personnage pendant les chansons (et vas-y que je me fais tripatouiller par une groupie hystérique, que je prends la pause, que je joue ma reine de la nuit…) mais lorsqu’il parle (et comme il le dit lui-même, il parle beaucoup!) il est tout simple, tout timide, à croquer. Il a donné beaucoup au public, et nous lui avons bien rendu. Je crois qu’il a vraiment été étonné par l’accueil que la salle a réservé à l’inédit dont je parle plus haut, une chanson disco-éléctro, très proche d’un titre de Lycanthropy, mais plus mature.

Parce qu’il n’y a pas à dire, Patrick a beaucoup mûri, et même si je n’ai pas eu la chance d’assister à ses tournées précédentes, on sent vraiment cette présence, cette aura qu’il dégage aujourd’hui, et qu’il ne dégageait pas autant avant. Cette assurance aussi, cette beauté unique qu’il a, même en shorty de latex… Son petit tatouage de licorne… Patrick Wolf, c’est ce mélange de diva et de petit garçon timide, mais c’est surtout pour moi l’artiste solo qui me fait le plus rêver, l’artiste le plus créatif depuis quelques temps. Je commence à avoir une petite liste de concerts à mon CV mais celui d’hier était tellement vrai qu’il restera forcément dans mon Top 3… Deux heures d’un concert sexy et moite, ça ne s’oublie pas

PS : Je vole une petite photo live prise à l’Electric Ballroom en Juin

Nuage de Tags