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Archives de février, 2010

L’exotisme canadien #3 : Le clavier qwerty

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Bonne lecture<

L’appel du Grand Ouest

Il est enfin temps de faire un petit topo sur notre futur beau voyage, qui aura lieu au début du mois de septembre. Nous sommes déjà allés dans le coin durant l’été 2008 et comme beaucoup le savent, nous sommes tombés définitivement amoureux de l’Utah, cela est en majeure partie du à notre famille là bas, nous avions l’impression de trouver un second foyer, et, étonnamment, d’avoir été là bas depuis toujours. Je n’avais jamais expérimenté ce sentiment, et je ne l’ai même pas pour Montréal. On a deux maisons : Lyon et Rockville, à tel point que même moi, la pure citadine, me voit bien vivre là bas pour quelques mois ou années. Cette douceur de vie (mais rude, quand on vit là bas à temps plein, il ne faut pas se leurrer, la vie dans une campagne isolée, même touristique, ce n’est pas quelque chose de facile.) nous a en tout cas marquée, à tel point que nous allons y retourner dans quelques mois, accompagnés de deux charmantes demoiselles qui traversent l’Atlantique à ce dessein.
Nous nous sommes subitement réveillés début février, en nous rendant compte que même en partant hors-saison, tout était déjà réservé ! Heureusement, presque toutes nos réservations sont à présent faites… pour un budget d’environ 150 euros par personne, autant vous dire que c’est plutôt tendu, mais nous sommes parvenus, je pense, à nous concocter un voyage « à l’aventure », dans les beaux campings sans douches du sud-Utah, mais finalement ce n’est pas pour me déplaire. A nous les beaux levers de soleil (à 6h du mat’), les mignons animaux sauvages autour de notre campground, les dégueulasses animaux sauvages dans notre tente… (je n’ai pas vraiment prévenu nos deux voyageuses, mais le sud-Utah est la région du serpent à sonnette, une espèce mortelle, qui ne sort cependant de son trou que lorsqu’on l’embête ou que l’on est imprudents.)

Bref, voilà donc un petit aperçu de notre voyage de deux petites semaines. Nous avons tenté d’éviter tous les coins ultra-touristiques. Il était par exemple hors de question pour moi d’aller dans le Grand Canyon, mais nous avons finalement trouvé un compromis : la North Rim de ce National Park n’accueille que 10% du nombre total de visiteurs, autant vous dire que même si ça ne va pas être désert, ça va être beaucoup plus sauvage, sans cars à touristes, sans Mc Do… (je crois qu’il faut au moins 3h pour se rendre à ce point, depuis l’entrée du parc, ce qui peut en rebuter certains et tant mieux!)
Nous ne faisons pas non plus un roadtrip « roots », loin des sentiers battus, c’est presque impossible dans le coin, et étant donné que nos deux petites brunes accompagnatrices ne sont jamais allées dans l’Ouest, il faut quand-même voir les classiques! C’est par exemple le cas avec Monument Valley, que les filles ont réussi à marchander à la place du Lac Powell, désastre écologique que je refuse de voir de mes propres yeux. Idem pour Las Vegas, ville que nous détestons, et où elles vont pourtant flamber avec George Clooney la veille de notre arrivée!

En résumé, (parce que j’ai tendance à m’égarer), nous atterrissons à Vegas, seul aéroport proche, pour filer vers la North Rim du Grand Canyon, puis en passant à Monument Valley, puis en s’arrêtant à Arches NP (en n’oubliant pas sur le chemin d’aller voir des curiosités dans certains States Parks, comme le Horse Shoe Bend ou les Waves, par exemple). Ensuite, nous faisons escale au Capitol Reef NP, méconnu des voyageurs de l’Ouest, et pour lequel j’ai eu un énorme coup de cœur sur le papier. Je n’ai pas mis longtemps pour convaincre mes co-voyageurs mais le village de Fruita, à l’entrée du parc, est l’un des premiers villages mormons, où il reste encore quelques vestiges. Le parc en lui-même est une curiosité géologique, placé au beau milieu d’une faille, et malgré la chaleur qui s’annonce là bas, j’ai vraiment hâte de l’explorer. Ensuite, nous passons quelques heures à Bryce Canyon NP, que nous avions aimé « sans plus », juste le temps de faire une petite balade (il y en a beaucoup de sympas, mais le Parc est l’un des plus connus, il est toujours bondé, et c’est d’ailleurs un des seuls avec le Grand Canyon que l’on peut découvrir surtout avec des points de vue, ce que nous ferons donc!). Le voyage se finit pour 4 ou 5 jours à Zion, où nous prendrons racine. J’espère qu’elles aimeront autant ce parc que nous l’avons aimé, mais à vrai dire je suis plutôt confiante.
En tous cas, comme d’habitude nous aimons prendre notre temps, et privilégier la qualité plutôt que la quantité! Nous ne voulons pas tout voir, mais nous poser pour vraiment sentir l’ambiance de cette région là.
J’ai tellement hâte de retourner au pays des mormons, étant de plus en plus passionnée par l’Histoire mormone (je vous avouerai que je ne sais pas non plus pourquoi), dans ce pays de canyons et de montagnes… Il ne nous reste plus qu’à avoir la confirmation de notre compagnie aérienne (mais je suis assez pessimiste, notre carte Visa ne passant apparemment pas pour des raisons obscures) et c’est bon, tout est organisé, on s’envole bientôt! Enfin… dans 6 mois.

L’exotisme canadien #2 : Miam, du bon coca!

Mes amis proches pourront témoigner : j’ai peu d’addictions. (non?) La seule que je me permets (bon, à part le chocolat et d’autres choses bien ordinaires), c’est le Pepsi Max. Pas normal, c’est pas bon. Le Coca n’en parlons pas : c’est dégueulasse! Non non, j’aime mon bon Pepsi Max, pas trop sucré, pas trop gazeux, pas trop caramélisé. Un breuvage (là je me la joue québécoise) absolument parfait, que je pourrais savourer avec du foie gras ou du caviar.
Lors de précédents séjours aux États-Unis, il  nous avait déjà été donné l’occasion de goûter la boisson nationale. Et là, horreur! Alors que nous pensions bêtement que le Coca Cola était une boisson internationale au goût uniformisé… que dalle! On s’est retrouvé avec un espèce de jus de coca, presque sans bulles, avec un goût très fort… de médicament. Il faut donc croire que la recette originelle de French Wine Coca est restée la même depuis deux siècles. Autant vous dire qu’il faut oublier le bon goût du Pepsi aussi… Aller, ça suffit, je passe à la diète (au 7up « diète »)
Je ne sais pas où je veux en venir avec tout ça, mais si ça c’est pas un choc culturel…!

Emménagement : toujours en cours!

Dimanche soir nous avons enfin pu prendre possession de notre appartement pour 4 mois. Il y a eu des bonnes et des mauvaises surprises (la salle de bain… vraiment TROP petite, même notre placard à vêtements est deux fois plus grand). Il penche également un peu de partout, j’ai parfois l’impression d’être un chat qui a du scotch sur ses coussinets (vous aurez noté cette comparaison très travaillée).
Hormis ces désagréments (ah non, j’oubliais, trop d’escaliers en colimaçon à monter… vive le neuf, vive les ascenseurs, vive les fainéants!), nous essayons petit à petit de prendre nos marques, et ce n’est pas du tout facile après 4 ans dans notre appartement…

Notre chance c’est que la locataire cuisine énormément : à nous les gaufres aux myrtilles, les pains maison et toutes ces réjouissances inhabituelles. Le mauvais point, c’est qu’elle est bordélique, voire crade. A nous les coulées de sauce japonaise dans le frigo, les touffes de poil de lapin disséminées de partout…
Notre rue est heureusement très tranquille, et surtout quel bonheur de ne pas entendre le gros porc du dessus… Nous n’avons plus que les pigeons et ces sales écureuils gris pour nuisibles!

L’exotisme canadien #1 : Le facteur vent

Il est temps pour moi d’inaugurer cette nouvelle rubrique ô combien importante (et donc indispensable) où je présenterai des petites choses du quotidien qui sont complètement différentes de ce que l’on connait habituellement, et donc terriblement exotiques… Je ne vais pas refaire le coup de l’étranger naïf et ingénu des Lettres Persanes, ni un Candide qui trouve tout merveilleux dans son monde utopique, je ne veux pas non plus être la maudite française qui critique tout, en fait je m’en fous, j’écris ce que j’ai envie d’écrire!
Au menu aujourd’hui, de la physique. Oui oui, une chose que j’ai arrêté d’étudier il y a des années, et ce n’était d’ailleurs pas avec un panache et une aisance folle que je me dépatouillais avec… Bref, les canadiens ont l’habitude de donner la température avec le facteur vent, alors qu’en France, la température extérieure est mesurée à l’abri du soleil et du vent. Cela donne des chiffres qui varient considérablement et qui sont parfois erronnés par rapport à notre perception habituelle. Par exemple, hier, il faisait -9°C sur tous les panneaux lumineux des pharmacies. Or, on n’avait même pas froid et on commençait à crâner (ouaiiiis genre, on est super résistants tsss même pas peur des futurs -20°C moi) alors qu’en réalité… Il ne faisait que 0°C, avec un tout petit peu de vent.
-9°C était donc la température ressentie par notre corps, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il fait exceptionnellement froid, surtout avec seulement 20km/h de vent. Vous suivez?
Pour vous amuser, voici le petit outil pour calculer les températures ressenties, et vous la péter en disant que vous avez dû subir -16°C en allant au boulot ce matin : Un petit calcul
En tous les cas, nous espérons toujours éviter les -20°C (température ressentie -30°C) parce que dans ce cas, ça ne change plus rien, le résultat est le même : on se gèle grave.

ps : cette jolie image est tirée d’un célèbre épisode des Simpsons (je précise pour les noobs), où Marge tombe éperdument amoureuse de cette icône sexy, et pas du tout clichée. Il me la fallait!

Un voyage tranquille mais un passage chaotique à l’immigration

Enfin, c’est fini, on a plus besoin de se trimballer nos 72 kilos de bagages (pesé et certifié). Nous sommes arrivés à Montréal hier, et après une looongue nuit, nous voilà prêts à explorer la ville, ou plutôt St Hubert, puisque c’est là où nous logeons actuellement.
Soulagés, tous les lecteurs se disent « ah, enfin, pour une fois tout s’est bien passé! »
Et bien… non. Le passage à l’immigration a été plutôt délicat. Nous appréhendions déjà beaucoup quant au statut un peu litigieux de Ben, qui demandait juste un visa touristique, visa qui peut attirer des soupçons pour une si grande période. Heureusement, en moins de deux, il a son petit papier miraculeux sur le sien. Reste mon cas à moi… En cherchant sur son ordi, elle ne trouve qu’un visa affilié à mon numéro de passeport : un PVT! (oh lord…). N’en voulant absolument pas (je le garde pour une autre fois!), je lui demande quelles sont mes options, ce à quoi elle me répond « Je vous mets dans le prochain avion pour Paris et vous verrez avec l’Ambassade).
Youpi, donnez moi donc ce PVT!
Et voilà où j’en suis…
Pour l’instant je n’y pense pas trop, mais il va falloir que je m’en occupe bientôt!
A part ça, étant donné qu’on est à peine passés à Montréal, on a du mal à réaliser qu’on y est enfin… !

Envol vers d’autres cieux

Le moment tant attendu, mais aussi redouté, du grand envol a enfin lieu. Il semblerait que nous ayons tout prévu : photocopies des ordonnances, assurance santé-rapatriement, Visa-Premier-de-riches, guides de voyage, lampe de poche à manivelle, kilos de médicaments, boussole, calendrier obscène, c’est bon, tout est bien dans la valise!

Nous devons faire rentrer notre vie de 7 mois dans 23 kilos de bagage chacun, adieu mes nombreuses paires de chaussures, adieu veaux, vaches, cochons, belles robes, beaux pulls, innombrables sacs à main. Heureusement que nous emmenons nos meilleurs amis (Loupiou, Pandi, Bisounours et Hedwige), c’est notre seule fantaisie.

Je me sens complètement vidée par ce dernier mois très intensif socialement, matériellement et administrativement, il a fallu mêler tout cela pour être productifs. Voir tous les gens que j’aime n’a pas été une tâche très douloureuse, je dois bien l’admettre, et c’était plutôt merveilleux de partager tout ces moments avec eux. Mais le revers de la médaille, c’est les heures et les heures d’attente à la LMDE, à la CAF, la tournée des médecins, les prises de sang… Je suis donc très fatiguée, mais pas nerveusement, juste physiquement, je suis même plutôt sereine, ce qui ne m’est jamais arrivé avant un long voyage aérien. A vrai dire, je m’avance sûrement un peu car je vous écris 4 jours avant la publication de ce message…
Mais je me sens prête, et j’espère que mon compagnon de voyage aussi, à recharger mes batteries et mon esprit, de pleins de choses étranges, nouvelles, chiantes, dépaysantes, et à enfin tourner une nouvelle page!

Nous partons de l’appart lundi matin, pour notre premier vol en direction de Paris à 10h45, pour n’avoir que 40 minutes de correspondance à Roissy (on va s’étirer dans l’avion pour faire chauffer les muscles), et c’est reparti pour 7H40 de vol transatlantique, pour enfin arriver à Montréal à 21h20, heure française. 
Je dé-te-ste l’avion. Je m’y ennuie profondément, même avec un livre, une DS, un film, au bout de 2h je ne tiens plus en place. C’est toujours comme une longue agonie pour moi donc j’espère atterrir à Montréal dans un état raisonnable…
Apparemment, le temps y est clément ces temps-ci, même pas -10°C, donc on pourra même pas se la péter en faisant les martyres du froid. Quoique d’un côté, c’est notre parole contre la vôtre…
Rectification : nous allons donc atterrir à Montréal sous la pire tempête de neige que le sud canadien ai connu depuis 1860. Notre courage n’a d’égal que notre témérité; mais survivre nous le pourrons.
Il ne faut cependant pas oublier que nous ne sommes pas les seuls à voyager dans les 4 coins du monde dans les quelques mois à venir : Gaëlle va partir découvrir les vertes contrées néo-zélandaisesMarina qui cherchait « quelque chose d’anglais mais où il fait chaud » se retrouve sur le petit caillou maltais, et je pense qu’elle va y découvrir une culture vraiment exotique… Et il ne faut bien-sûr pas oublier Jérôme, qui dans quelques jours saura enfin où le vent va le porter…
Et je pense bien fort à Lucile, qui je suis sûre bientôt fera le grand saut vers quelque part dans le monde.

En tous les cas, merci à tous pour votre soutien, le super week-end orléanais, et pour certains chanceux, à votre visite imminente!

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