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Archives de mars, 2010

L’exotisme canadien #9 : Le jour du Seigneur (présentement caissier à l’IGA)

Je n’ai jamais vraiment aimé le dimanche. Petite, vivant dans ma campagne, ce n’était qu’une journée longue et morne en hiver, et trop courte en été, avant la reprise du chemin de l’école… Et même aujourd’hui, alors que j’ai quitté le rythme scolaire depuis un bon moment, je ne suis pas une grande adepte du dimanche. A Lyon, on glande souvent, on va parfois se promener, on voit parfois des amis, on passe parfois l’après-midi en famille. C’est agréable, ma foi, mais j’ai toujours l’impression de m’ennuyer. Le quartier où nous vivons est archi-mort (eh oui, un des désavantages de vivre à proximité du quartier des affaires) et on ne croise pas âme qui vive pendant toute la journée.
Ici, à Montréal, c’est un peu différent. Les cafés et diners sont remplis d’habitués qui sortent pour prendre leur brunch du dimanche, les rues sont animées… Et c’est surtout dû au fait que le dimanche, tous les magasins sont ouverts! De la petite épicerie, au dépanneur (qui lui, est de toute façon toujours ouvert), au supermarché, en passant par les divers magasins de vêtements et de bric à brac. Au début, j’étais plutôt enthousiaste : chouette, un peu de vie! 
Mais finalement… et si le dimanche était vraiment un jour fait pour ne rien faire? Ça m’emmerde quand-même de voir tant de monde bosser alors qu’ils pourraient effectivement ne rien faire, d’autant plus qu’il ne me semble pas qu’ici l’argument financier entre en compte : un travailleur n’est pas plus payé ce jour là (contredisez moi si je me trompe…)
Je ne veux pas tomber dans un discours pro-religieux (Dieu et moi, on se connait pas tellement), ni réac’. Je tombe plutôt dans le discours de la grosse panda fainéante qui aimerait tout simplement que ses congénères puissent aussi profiter de cette journée à rien glander.

Balade dans La Petite Patrie

La Petite Patrie est le quartier où nous avons élu domicile depuis déjà un mois et demi, et il est déjà certain qu’il va être difficile d’en partir pour déménager sur le Plateau en juillet…

Notre quartier est à peu près tout ce que j’attendais d’une vie en Amérique du Nord, avec en plus la petite « touche » spéciale montréalaise : la profusion d’églises et autres lieux de cultes, qui rendent le quartier encore plus multi-culturel. La ville de Rosemont (l’équivalent de nos arrondissements) est très vaste, et la Petite Patrie n’en est qu’un quartier parmi d’autres.
Montréal est une terre d’immigration : on trouve des centaines de nationalité différentes, et je pense qu’il y en a déjà pas mal rien que dans notre quartier, qui est à mi-chemin entre un quartier latino et la Petite Italie limitrophe (qui porte bien son nom, d’ailleurs.)
A nous les boutiques italiennes, vénézueliennes, le Marché Jean Talon et ses produits frais, les petits restos asiatiques (eux aussi se sont perdus dans le coin).
Et si jamais Ben s’ennuie, il y a moyen qu’il s’occupe avec Dieu : entre les innombrables églises catholiques (espagnoles, haïtiennes…), protestantes ou orthodoxes rien que dans le coin, il peut même toutes les tester…

A noter qu’avec le temps printanier que l’on a depuis quelques jours (comprendre : de la neige, puis du vent, puis du soleil mais avec beaucoup trop de vent), je ne suis pas sortie de chez moi et ai donc tenté d’apporter un peu de nouveauté sur ce blog, à savoir une nouvelle bannière (avec des très vieilles photos, mais j’avais rien d’autre sous la main) et une belle liste de choses à voir à votre gauche!

L’exotisme canadien #8 : En ligne comme des lemmings

C’est le retour de votre rubrique préférée : Isa qui raconte des choses totalement inintéressantes, mais qui pourtant font partie du quotidien montréalais… Au menu du jour, quelque chose qui surprend beaucoup les touristes, à mon avis. Notre tempérament latin (ou parisien, au choix) veut que chacun se rue dans le bus ou le métro, une fois que les portes sont ouvertes. Même pas « femmes et enfants d’abord », c’est chacun pour sa vie. Il y a une espèce de terreur enfouie qui fait que l’on ne doit absolument pas rater ce métro, qu’il va redémarrer sans nous, vite vite!
Ici à Montréal, c’est tout à fait différent. Dans les grandes terminaux de bus, il y a des lignes oranges tracées au sol, et les montréalais, civiques, suivent précautionneusement cette ligne, presque au péril de leur vie. Même lorsqu’il n’y en a plus, ils s’organisent spontanément en ligne. Et qu’est ce que c’est agréable! A part quelques vieilles, plus personne pour te pousser quand tu sors du bus, ni pour te pousser pour que tu y rentres.
Mais j’avoue quand-même… plus de bagarres, plus d’insultes… qu’est ce que c’est ennuyeux!

La photographie et moi, une histoire d’amour, mais surtout de haine

Ce matin, j’ai le dos bloqué. Je n’ai donc plus rien d’autre à faire que d’écrire mes mémoires, ne pouvant même pas sortir de mon pyjama. J’ai acheté il y a quelques jours un nouvel objectif pour mon appareil, objectif qui me frustre un peu moins que tous les précédents que j’ai pu avoir, et ça m’a donné envie d’écrire un petit paragraphe au sujet de la photographie… Je ne garantie pas qu’il sera intéressant (ayez pitié d’une vieille hère en pyjama).
Je me suis acheté mon premier appareil photo il y a très peu de temps, finalement, en juin 2008. C’était plus un achat nécessaire qu’une subite attirance pour la photographie… Nous avions un Canon compact qui ne nous satisfaisait pas du tout pour le beau voyage dans l’Ouest américain que nous allions entreprendre à cette époque… Je nous ai donc offert un appareil formidable, un bijou, le petit bridge Panasonic Lumix FZPanda (je ne me rappelle plus du modèle, malheureusement), mais il m’a permis de découvrir peu à peu les rouages de la photographie. Au bout de quelques mois, j’arrivais à prendre des photos correctes en mode manuel, à savoir manier les macros… C’est un appareil parfait pour un apprentissage de qualité, et j’avoue que je regrette encore de m’en être débarrassé.
Concernant la technique, on ne peut pas dire que je suis une rapide : il m’a fallu lire plusieurs fois de nombreux sites, « la photographie pour les nuls » et d’autres joyeusetés du genre pour parvenir à comprendre le mécanisme des appareils, et donc à le manier au mieux. Seulement, deux ans après le début de mon apprentissage, je ne comprends toujours pas. Les sciences (quelles qu’elles soient) et moi, on a jamais été trop amies. Ca arrive à un point où ça en devient navrant, où j’ai voulu abandonner plusieurs fois…
Mais au lieu de ça, je me suis acheté mon premier reflex il y a un an : un Pentax d’occasion, avec un objectif 18-55mm, que j’ai encore une fois trouvé parfait avec son petit grand angle (il est grand, mais pas tellement, donc petit), ses couleurs chaudes, sa luminosité… Mais ses 6 millions de pixels commençaient à me frustrer, on ne peut pas dire que c’est un modèle récent, mais c’était un parfait premier achat pour un prix modique.
Mais vu que je ne m’en contentais toujours pas, avant de partir au Canada j’ai décidé de m’offrir ce qui était le St Graal pour moi : un reflex neuf. Jésus Marie Joseph, je cassais enfin la tirelire-panda. Je n’avais pas beaucoup de choix étant donné mon budget plus que réduit mais j’ai craqué pour un pack Canon EOS 1000D avec un 18-55mm (je voulais avoir les mêmes repères qu’avec le précédent). Et là, déception, arrachage de cheveux et tout le tralala…
Je suis incapable de prendre une photo pas floue en mode manuel, je n’y arrive pas non plus à l’intérieur sans flash. C’est normal de perdre tout ses repères à l’achat d’un nouvel appareil, mais là ça a duré des semaines, des mois, je n’y arrivais pas. Mon objectif me semblait faiblard, pas lumineux, il me semble d’ailleurs toujours qu’il sous expose ou sur expose alors que je fais mes réglages comme il faut… Il n’y a guère qu’au soleil que le rendu est satisfaisant. Encore une fois, j’ai failli abandonner. Mais finalement… je me suis acheté un autre objectif, à focale fixe (c’est à dire que je n’ai ni zoom ni grand angle), assez proche de l’œil humain, et qui me permet de bien soigner ma composition, même si le manque de recul est souvent déroutant. Pour l’instant, c’est un bijou : il est ultra lumineux, fait de très beaux portraits, très chaleureux… Et additionné de son filtre polarisant (que j’apprends encore à utiliser), c’est parfait!

Par contre, en deux ans de photo, je n’ai pas l’impression d’avoir tellement progressé en technique, et mon œil ne me semble pas plus averti. Je pense que je n’ai tout simplement pas la fibre artistique mais je m’amuse vraiment, et je crois que c’est l’essentiel, finalement. J’avoue que j’attends avec une grande impatience l’occasion de photographier à nouveau les beautés de l’Ouest américain et ces mille oranges différents…

En tout cas, si je dois donner un conseil d’ami à quelqu’un c’est : ne te lance jamais dans la photographie! Ça peut être valorisant, enrichissant, satisfaisant mais pour moi, la non-technicienne, c’est souvent très frustrant…

Non, je ne glande pas tout le temps

Je vous vois venir, hein… Vous croyez vraiment que je suis à Montréal uniquement pour glander et faire du tourisme? Non, ça c’est ce que je fais habituellement à Lyon. Ici, je me lève bel et bien le matin pour aller au bureau.
Comme certains le savent déjà, je travaille pour le compte de l’association Equiterre, qui est assez grosse puisqu’elle compte une quarantaine d’employés et est présente dans différents domaines : la promotion du commerce équitable (auprès des consommateurs, des enfants…), du transport écologique (Equiterre est consultant pour des mairies montréalaises et auprès des entreprises pour développer le transport à vélo et à pieds, dans une ville où apparemment la moyenne des transports en voiture est de 300m parcourus.), l’efficacité énergétique (Equiterre conseille encore une fois les entreprises et les particuliers qui veulent rénover leur logement et gaspiller moins d’énergie au quotidien), et surtout le département de l’Agriculture Soutenue par la Communauté, dans lequel je travaille! Le concept est simple et présent aussi en France : il s’agit, pour le consommateur, d’aller chercher hebdomadairement un panier bio de fruits et légumes à un « point de chute », de partout au Québec.

Le consommateur s’engage en début de saison à payer ses paniers (environ 500$, tout dépend de la ferme et de la taille du panier). Il devient donc partenaire avec le fermier, qui lui s’engage à livrer des paniers bien fournis. Le tout étant obligatoirement bio. Equiterre sert de soutien technique aux fermiers (il y a un consultant agronome) et promotionnel (c’est nous qui allons trouver les partenaires). Equiterre incite, par l’ASC, certains agriculteurs à passer en bio. En plus, pour une fois, les fruits et légumes ne font pas des milliers de kilomètres avant d’arriver dans l’assiette… Même si en france, le principe des AMAP est le même, il y a quand même quelques différences, donc le fait que le réseau AMAP n’est pas franchement organisé, comme peut le faire Equiterre ici (avec une centaine de fermes et 30 000 partenaires, si je ne me trompe pas).

Bref, depuis le début de mon arrivée je contribue à la mise à jour du nouveau site Internet qui devrait arriver sous peu, et au lancement médiatique de la saison qui aura lieu mi-avril. C’est donc énormément de boulot puisque j’arrive pile poil dans le feu de l’action, mais dès début mai, je devrais être plus tranquille pour réaliser la tâche principale qui m’a été attribuée avant de partir à Montréal : étudier les faiblesses de la formule ASC (avec une recherche d’archive, des entretiens, des questionnaires…) Bref, un truc qui m’intéresse beaucoup moins que participer concrètement à la vie du bureau, mais bon, c’est pour ça que j’ai été embauchée…

Le bilan est positif, un mois après le début du stage, et même s’il n’est pas toujours facile de s’acclimater au mode de fonctionnement américain, il est quand même assez agréable : je peux aller au boulot en Birkenstock, je m’habille comme je veux, l’ambiance est plutôt relax, on a souvent des réunions de bureau pour savoir si tout le monde va bien (c’est la question la plus importante en début de réunion, c’est d’ailleurs assez surprenant au début de raconter sa vie à des collègues), et j’espère que cette bonne dynamique va continuer!

D’ailleurs, j’ai décidé d’arrêter mes études en octobre, à l’obtention de mon M2 Pro. Je me suis justement rendu compte en allant au boulot que je ne pouvais psychologiquement plus rempiler pour 6 mois de cours supplémentaires, après 5 ans non-stop, je n’en peux plus. Je vais donc pointer au chômage et monter un statut d’auto-entrepreneur pour essayer de gagner un peu d’argent en bidouillant des sites Internet, mais je me doute que je ne vais pas être riche avec ça… Il va donc falloir rapidement trouver un plan B, même si je ne me fais pas d’illusions : à Lyon, il n’y a pas d’Equiterre. Ce que je fais actuellement, c’est exactement ce qui m’intéresse et je crois que c’est impossible de continuer. J’imagine que j’ai encore 6 mois d’insouciance, donc je verrai bien…

LOST (dans la ville souterraine)

Une bande d’américains qui se sont crashés sur une île au milieu du Pacifique et qui doivent lutter pour leur survie? Pffff, des lopettes!
Je suis une grande stratège : j’arrive toujours à éviter le métro, que ce soit à Lyon, Paris, Londres et du coup Montréal. Je suis capable de prendre des grands détours en bus ou même de faire 6km à pieds pour éviter les longs couloirs tortueux et bouillants (Londres), puants (Paris), avec ChérieFM (Lyon)… Mais ce matin, je n’avais tout simplement pas le choix. A nous deux, métro montréalais! Seulement… j’avais entendu parler plusieurs fois de la ville souterraine par bon nombre de touristes  qui rêvent de le visiter (je ne sais pas ce qu’ils s’imaginent, c’est pas Disney sous terre non plus), et que j’avais évidemment détesté lors de notre précédent séjour à Montréal. Vous imaginez, des kilomètres et des kilomètres de chemins sous terre, avec parfois des énormes centres commerciaux, de conférence… On peut presque traverser tout le centre-ville sous terre. Malheureusement, même avertie par la perfidie du RESO, je me suis laissé prendre par les petits panneaux contradictoires et les labyrinthes sans fin. J’attends toujours un Sawyer ou une Kate pour venir me sauver…

L’exotisme canadien #7 : Problèmes de communication

Quand on parle du Québec, la première chose qui vient à l’esprit des gens est sans doute l’accent québécois. Accent que j’arrive de plus en plus à comprendre, au quotidien (mis à part les commentateurs sportifs et les vieux édentés dans la rue, mais là je crois que même en français de France… ce serait la même chose). Le seul problème, c’est que mes collègues, eux, ne comprennent pas mes marmonnements (je pense qu’ils perçoivent comme tel tout ce qui sort de ma bouche). Il faut donc que je m’adapte un peu pour essayer de rendre mon fameux accent français plus accessible. Ma grande chance c’est de savoir imiter à la perfection l’accent lyonnais, qui est beaucoup plus accentué et modulé. Je m’explique : j’ai remarqué que lorsque je mettais le ton, la communication était plus aisée. Évidemment, je ne tombe pas dans l’extrême des français qui arrivent ici et qui, par mimétisme ou par volonté de vraiment s’intégrer, singent un peu l’accent québécois. Non, non, je me force seulement un peu pour prendre mon si fameux accent lyonnais. Et ça marche!
Ça n’empêche pas mes collègues de continuer à me charrier à propos de mes expressions incompréhensibles (mais pour le coup, on partage les mêmes angoisses).

Anyway, le seul truc auquel je n’arrive pas à figurer correctement est le fait que l’on me dise qu’il y a beaucoup trop d’expressions en anglais dans notre français de France. J’assume que c’est vrai, sans avoir checké, dans le fond.

(cette phrase retranscrit ce que j’entends quotidiennement, pour vous montrer un peu pourquoi je suis déroutée!)

Mais… ce n’est pas parce que les expressions anglaises sont traduises ici, que ce ne sont pas pour autant des barbarismes et anglicismes (si l’on considère qu’un anglicisme est un type de barbarisme)… Cette gué-guerre de qui parle mieux le français est si pénible que je ne me lancerai pas là dedans, d’autant plus qu’on s’éloigne toujours des faits, dans un bord comme dans l’autre, pour tomber dans le jugement. Cependant, en me renseignant un peu, j’ai trouvé un article sur Wikipédia à propos du français québécois, que je trouve fort intéressant!

L’exotisme canadien #6 : Tropicana, mon amour

Un de mes grands plaisirs canadiens est de pouvoir m’acheter des litres et des litres de Tropicana, pour pas trop cher (par « pas trop cher », j’entends 4$ les 2 litres, ce qui n’est pas donné, mais reste assez raisonnable quand je paye le litre presque 3 euros habituellement!). Pour se faire plaisir et payer encore moins cher, il y a les « imitations » des marques de distributeur qui sont aussi très bonnes…
Mais le problème, c’est qu’ici, même les jus de fruits frais ne sont pas forcément du 100% pur jus (d’ailleurs, même si c’est marqué ça sur le paquet, ça ne veut pas dire que ce n’est pas à base de concentré, il faut se méfier). Mais quel plaisir, quand-même… (même additionnés de vitamines A et D, évidemment. Cette fois je ferme les yeux)
La chose la plus déroutante que nous avons découvert pendant l’été 2008, est quand-même le jus de fruit congelé, dans de petites canettes en carton. Il suffit de le faire tremper dans de l’eau pour que ça donne un jus de fruit qui est ma foi très bon… (mais, à base de concentré, évidemment.)
Un bon jus d’orange, il n’y a rien de tel pour agrémenter un bon brunch, institution nord-américaine par excellence, que nous avons pu encore tester ce matin dans notre quartier, au super café « L’enchanteur » (merci pour le tuyau, Laure!).

L’exotisme canadien #5: les produits laitiers, des sensations…

Bon, non, je vais pas vous emmerder avec ce slogan qui nous a tous hanté des années durant. Une autre grande différence notable ici est l’immmmense rayon de laits de toute sorte que l’on nous propose dans les supermarchés : lait à 1%, lait à 2%, crème à café, crème à cuire à 15 ou 30%, crème sûre (sour cream : une crème aigre que je n’ai pas encore eu le loisir d’utiliser et qui, d’après les recettes que j’ai pu voir, sert principalement de condiment) et encore, j’en passe un paquet! L’énorme différence réside cependant dans le mode de conservation du lait : il est impossible ici de trouver du lait  « classique » UHT, qui se conserve pendant 3 mois. Je pensais que c’était une spécificité nord-américaine mais apparemment c’est encore plus répandu au Canada (chouette, ça entre bien dans le titre de mon sujet) mais ici, dans les supermarchés, il faut chercher le lait au frais, car il est micro-filtré (on sépare la crème du lait, on vire les bactéries, puis on remet la crème dans le lait selon les proportions voulues). Je trouve que le lait microfiltré est beaucoup plus digeste (en tout cas, pour moi) et semble être un peu plus pur… Avoir un goût un peu plus proche du lait cru! D’ailleurs, les américains qualifient souvent notre lait UHT de « gross! » quand ils le voient stockés pendant des mois!
C’est peut-être pour ces raisons qu’il me semble que le lait est beaucoup plus consommé ici, même au bureau où on a conscience que le lait animal n’est pas forcément utile pour l’organisme, il y a toujours des petites packs de lait qui traînent dans le frigo, certaines collègues en boivent même des litres par jour!
En tout cas, je ne suis pas frustrée de ce point de vue là, je me suis même réconciliée avec. Ce n’est par contre pas le cas des yahourts, constamment aditionnés de… gélatine. On a un peu l’impression de manger un flubber vivant à chaque fois, donc cette fois, je passe mon tour!
Par contre je ne le passe pas pour le fromage. Comme vous le savez, il est assez difficile d’avoir accès aux fromages européens pour un prix modique. Il faut souvent se contenter des cheddars et autres pâtes à consistance et à goût douteux. Mais… c’est quand même un peu une idée reçue! Grâce à Virginie, amie franco-québécoise ou québéco-française, je ne sais plus trop, nous avons eu le plaisir de découvrir d’innombrables fromages québécois, la plupart au lait cru, qui bien que de manière générale ne sont pas très forts ni puants, sont délicieux. Il faut bien savoir faire le prix car il y en a un certain nombre qui est à mon avis trop salé, mais quand on tombe sur la perle… Je ne me rappelle plus des noms qu’ils portent, qui sont souvent très imagés, mais une chose est sûre, une séance de dégustation par semaine est obligatoire! Malheureusement, les fromages locaux restent aussi chers que les fromages d’importation, cela reste donc encore un produit de luxe… Mais je ne doute pas que la situation se débloquera bientôt, et que même le marché français sera ouvert aux frometons nord-américains (il me semble déjà avoir croisé un fromage de vache du Vermont, un jour à Paris…)

Un dimanche matin au Vieux Port

Il faut voir les bons côtés de ne pas avoir de volets aux fenêtres : je suis tirée du lit très tôt le matin (oui, moi, le panda) et cela nous a valu une belle balade en plein vent, au bord du St Laurent.
Le Vieux Montréal n’est autre que quelques rues piétonnes et pavées, accompagnées de beaux bâtiments de pierre (dont l’hôtel de ville). Dans certaines rues j’ai parfois l’impression de me balader en Bretagne…

Le Vieux Port est situé tout au sud de l’île et il est toujours agréable de s’y promener, même si les quais sont balayés par les vents. Le St Laurent est toujours aussi immense, j’ai toujours l’impression de voir la mer quand on y descend (et encore plus quand on traverse le Pont Champlain).
 Être au bord du St Laurent nous permet d’avoir une belle vue du centre-ville de Montréal et ses grattes-ciels, c’est un peu un des seuls endroits où on peut avoir du recul (sans aller jusqu’à la rive sud!)

Quoiqu’il en soit, on sent de plus en plus l’arrivée du printemps, même si ce matin en plein vent il devait faire bien moins de 0°. 
Les glaces fondent, le St Laurent reprend un débit vraiment impressionnant, mais les feuilles aux arbres se font attendre, ce qui me fait dire qu’on est loin d’être à l’abri d’une dernière tempête de neige !

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