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Archives de avril, 2010

Devenir une panda adulte

Ma première entrée réelle dans la vie active (je ne compte pas les jobs d’étudiant dans cette catégorie), la fin imminente de mes études, la 25aine se rapprochant me font me poser de nombreuses questions sur mon avenir proche et un peu plus lointain. Il y a quelques semaines, j’ai eu un déclic assez salvateur, mais aussi assez douloureux sur le sens que je voulais donner à ma vie (peut-être le même que celui des Monty Pythons?). Je ne cherche pas du tout à avoir une vie non-conventionnelle, je ne méprise pas du tout les gens qui choisissent de s’offrir un pavillon et un labrador (j’admire d’ailleurs, par exemple, ma sœur qui a vraiment réussi à apporter cette harmonie dans sa vie, même si c’est le chemin qu’elle a choisi).
Je crois que ce qui surprend le plus les gens, c’est quand je leur dis que je ne cherche pas spécialement à gagner beaucoup d’argent. Pour la plupart d’entre eux, avoir un Bac +5 implique déjà obligatoirement un niveau de vie assez élevé (ce que je suis loin de penser, même si je voulais vraiment que ce soit le cas). J’ai toujours conçu mes études non comme un moyen de trouver un métier, si possible lucratif, mais juste comme un moyen d’en apprendre plus, d’acquérir une certaine méthode, un esprit critique. Apprendre pour le plaisir d’apprendre, c’est la finalité de mes études. Déjà, c’est mal parti pour gagner des millions…
J’aime l’argent, je ne vais pas dire le contraire. J’aime qu’il me donne le choix de voyager, d’apprécier de la musique live et de manger des choses succulentes. J’ai conscience que j’ai la chance de pouvoir dire « je ne veux pas spécialement gagner beaucoup d’argent« , car à côté j’ai des économies, j’ai un logement, j’ai une famille, en cas de coup dur…
Tout cela, je ne l’ai réalisé qu’il y a peu, et j’ai déjà l’impression d’avoir un poids en moins sur mes épaules. Je sais à présent ce que je veux de ma vie, c’est quelque chose de simple, éliminer le plus possible le superflu (je ne dis pas que je ne suis pas matérialiste non plus, mais bien moins que ce que je pouvais penser). Je veux m’installer à l’étranger, puis revenir à Lyon, puis repartir, je veux trouver un travail indépendant qui me permette de gagner mon pain de n’importe où dans le monde et d’être flexible.
Il y a encore du chemin à faire, je ne dis pas que ça se réalisera, mais c’est déjà plus facile quand on a un objectif en tête… L’avenir semble moins brumeux.
Etre un panda heureux les fesses dans l’eau, c’est un bon objectif d’avenir, non?

Finalement adoptée?

Je ne sais pas à partir de quel moment on peut se proclamer, ou plutôt s’auto-proclamer Montréalais. J’ai toujours pensé que c’était à partir du moment où on s’y sentait bien, tout simplement. Il est évident que je suis une lyonnaise jusqu’au bout des ongles, et jusqu’à perpet’ mais j’ai un sentiment qui devient de plus en plus présent : j’ai l’impression d’adopter de plus en plus ma nouvelle ville, ou alors peut-être est-ce elle qui m’adopte?
Nos premiers visiteurs sont arrivés il y a quelques jours et c’est à ce moment là que j’ai eu une prise de conscience : je leur faisais visiter ma ville, je leur montrais les petits recoins inattendus, je me dirigeais sans avoir besoin de plan, et surtout, j’étais fière de leur faire découvrir les merveilles de Montréal!

Les sensations désagréables des premiers mois se sont un peu dissipées, celles où j’avais l’impression d’être en décalage, de ne pas être à l’endroit où je devais être… J’ai l’impression maintenant de faire partie de Montréal, tout simplement. Ce n’est bien-sûr qu’éphémère, car je n’envisage pas de passer la majeure partie de ma vie ici, je ne l’aime pas autant que ma ville de cœur, mais Montréal est un endroit où j’aurai vécu, pas seulement un endroit que j’aurai parcouru pendant quelques mois.

Tuons les !

… comme le dit si bien Willy. Mais où veux-je encore en venir?
Le public montréalais est un bon public (mais pas aussi bon que notre expérience en Allemagne, quand-même!), il est bien dans le show, ne pousse pas, arrive tranquillement à l’heure, et surtout ne parle pas tellement et est respectueux de l’artiste (les londoniens, si vous m’entendez… oui, je regarde vers vous avec mon regard menaçant).
Mais il y a quelque chose qui est international, malheureusement. Les gens qui prennent des photos pendant les concerts. Je peux comprendre, cela fait de jolis souvenirs, c’est amusant à retraiter sur photoshop, on peut admirer la beauté de nos idoles toutes suantes. Oui, je comprends, et je suis la première à aimer regarder de temps en temps des photos (de pros ayant un pass photo) sur Internet! Cependant, je suis vraiment incapable d’amener mon appareil à un concert, il mettrait une distance entre la scène et moi. Et puis en plus, un concert ça se vit, ça ne se voit pas! Impossible de se concentrer pour se dire qu’il faut immortaliser cet instant… J’ai beaucoup d’ami(e)s qui ne peuvent pas se passer de leur appareil photo en concert et même si je suis la première à en profiter pour les souvenirs, j’avoue que je ne comprends pas vraiment.
Sans oublier l’extrême : les connards personnes désagréables qui laissent leur téléphone/appareil photo en l’air pendant tout le concert pour prendre des photos pourries ou filmer. Ce qui est sympa, c’est que tout le monde en profite, en plus…
Comme le dirait Peter Hayes-chou :

I remember standing someone taking a picture, taking one or two, the whole show?… That gets a little, that’s…
You know, I’m not gonna take it away, you know, I have no right to do that. That’s their choice. But it makes it so I don’t walk out to the front. To that person. Because it’s just, it kind of gets in my personal… all of a sudden you have to start thinking. And I don’t wanna think, I wanna play music. I don’t wanna be aware of that person taking a picture of me. It gets in my way. It becomes a performance. And I don’t particularly like that. If you become aware of a performance and I don’t like being aware of it. I like to feel and to do it.
  

Record Store Day

Aujourd’hui était l’occasion d’enfin faire quelque chose que nous n’avions pas encore eu le temps de placer dans nos agendas uuuultra-chargés : profitons donc du Record Store Day pour aller visiter un peu les magasins de cds et vinyls de Montréal! (C’est étonnant que nous ayons attendu si longtemps puisque d’habitude c’est la première chose sur laquelle on se jette quand on visite une ville…)
Le Record Store Day a été créé en 2007 pour fêter, en quelque sorte, les derniers magasins indépendants, en Amérique du Nord, et dans quelques pays européens. Le principe est d’attirer les gens dans ces magasins, délaissés à l’ère du numérique, et qui se font de plus en plus bouffer par les HMV and co (qui pratique des prix scandaleux, soit dit en passant.) Je suis loin d’être une partisane extrême de la sauvegarde des petites librairies et disquaires, anti-amazon, etc, mais force est de constater que j’aime toujours autant l’ambiance de ces magasins… Les enseignes participantes proposent des tarifs avantageux (-15% sur tout le magasin, ou des raretés remises sur le marché…). Dans le fief du Record Store Day (San Francisco, évidemment), de nombreuses autres activités et concerts sont proposés!
J’ai immédiatement regardé s’il y avait des participants à Montréal et hop, on a foncé trouver quelques chouettes petites choses pour nourrir notre platine qui nous attend gentiment à Lyon…
Des 5 magasins qu’on a visité, il faut en retenir deux qui sont vraiment exceptionnels :
Beatnick, sur St Denis, à hauteur de Sherbrooke. Un grand choix de cds et vynils d’occasion et quelques nouveautés. Pour ces dernières, les prix étaient quand-même un peu chers…
Phonopolis, au coin Av. du Parc et St Viateur. C’est un bijou. Des magasins comme ça il n’y en a pas deux sur terre! C’est tout petit mais il y a un immense choix de vinyls (par contre, à part les classiques, c’est uniquement de la musique canadienne et américaine), en très bon état pour les occasions, et énormément de nouveautés. Et le pire dans tout ça, c’est que c’est même pas cher! Sans oublier que le vendeur est très très sympa, et que l’on peut acheter directement au comptoir des billets pour de nombreux concerts montréalais, sans frais supplémentaires : prends ça Ticketmaster!

The Tallest Man on Earth au Petit Campus

Encore une nouvelle occasion de tester un des nombreux clubs montréalais, au menu de ce soir, « le canard suédois » comme le surnomme Ben. Tous les deux conquis par son super album « The Wild Hunt » sorti le mois dernier, on a pas hésité à mettre les quelques dizaines de dollars sur le tapis pour aller le voir ce soir au Petit Campus, club tout près du Carré St Louis. Je me suis toujours demandé pourquoi choisir un tel nom de scène et j’ai ma réponse ce soir. En montant les marches de la salle, je n’avais même pas remarqué ce type sous la bruine juste vêtu de sa chemise retroussée… Et voilà l’explication, ce type d’1m60 était bien celui que nous allions voir ce soir! Une petite centaine de personnes étaient présente ce soir, et je pense qu’il a été très surpris de l’accueil chaleureux du public pour sa première venue au Canada (le concert était même sold-out et une jeune fille désespérée essayait en vain de le draguer pour pouvoir entrer sur sa guest list). Être seul sur scène, c’est franchement pas un défi facile, mais pour lui ça ne semble pas poser de problèmes… On peut même s’inquiéter de s’emmerder mais c’était bien loin d’être le cas : il a une très bonne présence, et c’est quand-même un dieu à la guitare…  Il a malheureusement du partir un peu tôt car une nuit de conduite l’attendait pour se rendre à Toronto, mais mais… il est quand-même revenu sur scène nous faire une petite chanson inédite, s’excusant de devoir partir comme ça! Un très bon concert, tout simple, et très beau.
Aaaah, j’aime Montréal !

Photo : Kyle Dean Reinford

L’exotisme canadien #10 : Le pourboire, c’est automatique

Une fois de plus, je reprends les excellents slogans publicitaires français pour parler d’un sujet qui fait toujours rage sur les forums de voyageurs, à l’image des topics du genre « All that you can’t leave behind, meilleur album de U2 » sur les forums de U2 ou « Funeral VS Neon Bible » sur les forums d’Arcade Fire, ou encore « Voyagez au Québec, pas aux États-Unis, car vous allez encore refiler de l’argent à ces foutus américains » sur des forums de fachos.
Eh oui, on en est là! Le pourboire, c’est vraiment LE sujet de conversation à éviter avec certains. Et je crois que c’est de là dont découle notre réputation de français radins dans certains pays étrangers… Je m’explique : au Canada et aux États-Unis (et même dans beaucoup d’autres pays), le service n’est pas compris dans le prix, contrairement à ce que nous connaissons en France. Il est donc obligatoire de laisser un pourboire (ou plutôt « tip » car pourboire n’est pas connoté de la même façon pour nous) entre 10 et 15% à son serveur. Quand on en laisse pas du tout, on l’insulte (à moins qu’il ai effectivement été odieux et ne mérite aucune compensation financière pour son service de merde). C’est pas toujours facile à calculer mais avec un peu de pratique, on s’habitue vite à rajouter ces 13%! (oui, moi je suis une française radine… quoique je donne souvent le maximum…). A savoir que si vous allez dans un grand restaurant, il est convenu de laisser un petit peu plus. Les serveurs ne se mettent pas ces pourboires directement dans la poche puisqu’ils sont imposés sur ces sommes là…
Je ne comprends toujours pas pourquoi il y a polémique sur le pourboire avec certains de nos compatriotes, car ce n’est pas un bonus comme en France, c’est bel et bien le service que l’on paye! Scrogneugneu.

Une ferme, deux fermes, trois fermes…

C’est un peu en quoi consiste mon boulot depuis trois semaines. Ma tâche ultra-enrichissante consiste tout d’abord à fouiller des archives que personne n’a ouvert depuis 10 ans afin de constituer une liste de toutes les fermes qui sont passées par le réseau ASC. De comparer avec les brochures et de tout reporter sur un beau fichier excel. Ce dernier et moi ne sommes pas en de bon termes, en plus. J’ai l’impression de pédaler dans la semoule, mais cette tâche là doit être terminée impérativement avant la fin du mois d’Avril (et les 4 jours de vacances que je m’octroie, du coup) donc je n’ai plus le temps de chômer!
Même si ce travail est indispensable pour que je puisse analyser les données et décortiquer un peu les enjeux, j’ai l’impression de me sentir exploitée. C’est les stagiaires qui font le sale boulot, quoi! C’est le principe…
La bonne nouvelle c’est que ma bourse Explora Sup’ est tombée il y a quelques jours (1000 euros de bonheur), mais mon enthousiasme n’a été que de courte durée puisque je me rends compte que je vaux tous les autres capitalistes du monde : sans carotte pour me faire avancer, je suis bien moins performante au boulot!
J’ai un petit espoir, infime, minuscule, microscopique de pouvoir récupérer la bourse de financement de la YWCA que touchait la stagiaire qui part prématurément la semaine prochaine. Je ne suis pour l’instant pas sûre d’être éligible (j’ai un permis de travail un peu particulier) et il faudra que je passe quelques étapes de recrutement… Mais qui sait?
Pour l’instant je me concentre surtout sur l’arrivée imminente de nos premiers visiteurs et des pauvres homards qui ne vont pas y succomber…

Une journée dans le Vermont

A l’occasion de ce superbe week-end de Pâques, nous avons eu la chance de passer une journée assez imprévue dans le Vermont (c’est toujours comme ça lorsque l’on part avec une certaine V. …). Au programme : retour à Burlington, superbe petite ville universitaire, au bord du Lac Champlain, et évidemment, impossible de passer à Burlington sans s’arrêter au tout premier magasin Ben & Jerry’s, retrouver enfin les amours de ma vie, c’est à dire « Strawberry-Kiwi » et « Coffee Coffee Buzz Buzz » (entre autres, je suis polygame). Burlington est une très jolie ville, et les 28°C d’hier ont fait qu’elle était encore plus animée qu’en été. Ah, que j’aime les Etats-Unis. Je me suis rendu compte rien qu’en passant la frontière qu’il y avait là bas une saveur particulière que je ne trouve pas à Montréal, c’est inexplicable, et je ne suis pas non plus dans l’optique « rêve-américain-oh-my-god-tout-est-fantastique ». C’est juste que lorsque j’arrive à Burlington, j’ai la sensation que les gens sont plus cools, les automobilistes sont plus cools, la vie est plus cool. C’est un peu le mot qui revient. J’avais d’ailleurs postulé à quelques stages ici mais n’ai malheureusement pas assez insisté.

Nous nous apprêtions à décamper aux alentours de 16h après une longue balade dans la ville, quand nous nous sommes un petit peu trompé de route pour revenir à la frontière. Comme par hasard, nous voilà à Waterbury, bled pommé au milieu des montagnes, où se trouve la Ben & Jerry’s factory. C’est fou, le hasard fait tellement bien les choses. 9 pots de nouveaux parfums dans le coffre, mais aussi 4 litres de délicieux jus de pomme local (je promeus les circuits courts même en vacances : le Vermont est l’État ‘modèle’ américain pour l’agriculture de qualité), du délicieux pain au levain « bio », du cheddar local au piment, et nous voilà repartis à Montréal, au crépuscule, pour finir cette douce journée d’été…

Black Rebel Motorcycle Club à La Tulipe, sueur et testostérone

Rien que ça. Avec ce post, je fête ce soir mon centième message sur mon blog, et je trouve que ça tombe à point nommé…
Un tatouage entre le majeur et l’annulaire, une cicatrice au dessus du sourcil droit, et même un plombage sur la molaire. Eeeeh oui, c’était d’aussi près que je voyais Peter Hayes ce soir, à la Tulipe, un club montréalais idéal pour voir un groupe comme BRMC. Il est toujours difficile pour moi d’écrire sur la musique, et encore plus sur des concerts tant les émotions ressenties n’ont de toute façon pas d’équivalent, et ce soir c’est particulièrement vrai. Je rentre tout juste du concert et je me suis dit que je pouvais écrire un petit texte, à chaud, avant que la nuit dissipe ces instants enfumés…
Le groupe arrive sur scène, clope à la bouche (vite censurée et mise de côté, on déconne pas ici) pour entamer le concert. A vrai dire, les setlists ne sont pas encore parues donc je ne me rappelle déjà plus du déroulement des chansons, mais plusieurs points m’ont particulièrement marqué : après 3 ou 4 chansons un peu poussives, le concert commence enfin, Peter Hayes commence à se lâcher un peu, toujours les yeux mi-clos. Beat the Devil’s Tattoo qui arrive très tôt est définitivement un titre excellent, encore plus lorsque la batterie est mise autant en avant (Leah Shapiro, fraîchement arrivée dans le groupe est vraiment très bonne). Suivent ensuite, sans nous laisser aucun répit, presque toutes les chansons du nouvel album, puis Ain’t no easy way ou encore Shuffle your feet. Ce soir, Robert Been est le leader, chose à laquelle je m’attendais vu la teneur de « Beat the Devil’s Tattoo ». Ils ont tous les deux un style très différent : Peter, seul de son côté, est très introverti et il n’ouvrira la bouche (mis à part pour chanter) qu’une ou deux fois pour faire signe au public. Il joue les yeux fermés. Il est, il faut le dire, extrêmement sensuel avec sa magnifique Gibson Sunburst. Il communique sa musique à sa façon, un peu comme par télépathie… Robert, quant à lui, fait le show : il va voir ses groupies pour jouer devant elles, il saute, il bouge…
Le groupe laisse Robert seul sur scène : it’s request time! A notre plus grand plaisir. Mercy est l’heureuse élue ce soir. « There’s just no mercy in *shbouing*! », corde brisée, mortifié, se traitant d’amateur, il part backstage chercher une autre guitare acoustique, se rassied sur son tabouret…  Rechante le début de la chanson en accélérée  avant de retomber enfin où il en était. Ensuite je ne sais plus ce qu’il s’est passé, il n’y a pas encore de setlists en ligne pour m’aider, mais je suis sortie de ma transe au premier riff de 666 Conducer. Ceux qui me connaissent savent que j’aurais tué mère et père pour entendre les gémissements de Peter. Il me semble que cette version a duré 10 minutes, avant, plusieurs chansons après, de finir le concert sur l’incroyable Open Invitation, dans le noir, avec juste des lasers très fins pour éclairer le public et la scène. Il fait très chaud, il y a beaucoup de fumée, l’ambiance est très moite, la tension très forte…

Ce soir j’ai gagné 2h10 d’un concert fabuleux, un sauna gratuit, quelques postillons, ah, et aussi un très beau médiator…

I’ll be standing with your sorrow
All you left me’s gone away tomorrow
And we may never be here again
And we may never be here again

Ps : des mises à jour, notamment quelques photos du concert (pas les miennes, évidemment, c’est un sacrilège pour moi de photographier en concert) et la setlist vont bientôt apparaître ici! Et évidemment, je ne cache en aucun cas mon statut de groupie.

War machine
Mama taught me better
Red eyes and tears
Bad blood
Beat the devil’s tattoo
Love burns
Berlin
Weapon of choice
1:51
Annabel lee
Aya
Ain’t no easy way
Whatever happen to my rock n’roll
Mercy (Robert acoustic at front of stage, broke a string halfway through and had to re-do it with Peter’s acoustic)
Shuffle your feet
Conscience killer
Six barrell shotgun
Spread your love
Half state

666 conducer
Shadow’s keeper

Open invitation

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