Just another WordPress.com site

Archives de mai, 2010

À mi-chemin

Cela fait exactement aujourd’hui 3 mois et demi que nous avons atterri sur le sol montréalais, soit très exactement la moitié de notre séjour. Il était donc temps de regarder un petit peu en arrière pour faire un bilan… Je ne suis pas une grande fana de ce genre d’exercices, mais pourquoi pas, après tout?

Déjà, j’ai l’impression que ça fait beaucoup plus de temps que nous sommes à Montréal. Non pas que le temps passe lentement, mais parce que notre capacité d’adaptation a été finalement plus importante que prévu. Au tout début, surtout quand il neigeait, j’ai eu des instants de doute assez désagréable : mais qu’est-ce que je fais là? Pourquoi je suis venue m’emmerder dans la neige fondue et le froid? Et pour mon coéquipier, ça a été encore pire (n’ayant pas l’élément sociabilité du à mon stage).
Mais comme, mine de rien, le moral dépend aussi du temps, mais surtout des voyages, quand nous avons enfin passé la frontière canadienne nous avons vraiment réalisé pourquoi nous étions là : parce que nous aimons vraiment cette ville de Montréal, et surtout parce que nous voulions vraiment vivre en Amérique du Nord. Nous savons déjà que ce n’est que le début d’une série que nous espérons longue, et enfin… pour se rapprocher des États-Unis. Il ne faut pas se tromper, nous adorons Montréal, cette ville est si particulière, si unique, si géniale, mais c’est bien aux États-Unis que nous voulons vivre, pas au Canada.

Du point de vue du stage, après un début satisfaisant, j’ai connu une période de creux tout au long du mois de Mai, qui n’a pas été facile, psychologiquement : trop de travail, et sûrement pas un travail intéressant.
Même si mes amis me manquent, même si Lyon commence elle aussi à me manquer, même si je regrette toujours de les voir tous partis quand nous reviendrons, je ne regrette pas du tout d’être venue ici, et nous profiterons encore plus de ces mois passés ici, et qui vont passer encore plus vite puisque certains vont nous rendre visite… Avec un paquet de frometon je l’espère bien! (non pas qu’il n’y en a pas des très bons ici, mais on n’a pas les moyens!)
D’autres voyages encore plus beaux sont en perspective, je ne sais pas si on va finir par atteindre la liste débile de nos objectifs ultra-importants mais j’ai l’impression déjà qu’on a fait beaucoup plus. Comme disent les vieux d’jeuns : « à donf »!

En résumé, j’ai trouvé amusant d’illustrer les points forts de notre séjour, en me limitant le plus possible :

Arrivée à Montréal sous un grand soleil, il faisait au moins 2 fois plus chaud qu’à Lyon quand nous l’avons quittée, mais l’étonnement est de courte durée quand nous trouvons St-Hubert sous la neige… Quelques jours après, j’en avais déjà marre. Oui, je sais, c’était pourtant un hiver de tapette. 

Premier rayon de soleil et surtout première balade pour redécouvrir notre ville. Ca sent déjà la fin de l’hiver et nous en sommes ravis…
De retour aux États-Unis pour notre premier « vrai » voyage là bas depuis deux ans. Coup de foudre à nouveau pour Burlington. Et nous savons enfin pourquoi nous sommes là! Plus de décalage

Quelques semaines plus tard, de retour dans le Maine également…
En Mai, fais ce qu’il te plait! Après des allers et retours de la neige, le printemps s’est enfin bel et bien installé, et nous profitons de Montréal, de ses rues arrières, de sa chaleur, et surtout du réveil de la ville. Indescriptible, et à vivre au moins une fois!

 Petit séjour inattendu dans cette ville magnifique de New-York, autre évènement marquant

Il n’y a jamais trop de choses à faire ni à voir! Même en évitant les voyages à la japonaise, on se rend compte qu’on commence à voir un peu de pays… Vivement Burlington encore, Boston et Rockville… Et Montréal, ses festivals, ses concerts d’Arcade Fire, ses pics-nics dans les parcs, la remontée de la rue St-Laurent la nuit, les matchs de Roller Derby…

New York City #5 : Staten Island… avant le départ

Voici le petit texte qui va clore cette belle journée… Il est difficile de sortir des sentiers battus à Manhattan, et même si nous y sommes (par chance!) arrivés lors de la visite des quartiers précédents, nous ne voulions pas louper le grand classique, le ferry en direction de Staten Island, qui est un « borough » de New York, au même titre que Manhattan (voilà pourquoi je n’ai pas appelé ma saga « Manhattan », même si nous y avons passé le plus clair de notre temps! Le ferry est entièrement gratuit, et pris en charge par la ville de New York depuis sa création dans les années soixante, si mes souvenirs sont bons. Avant cette époque, l’île de Staten était encore très rurale, mais la mise en place du ferry a permis de le désenclaver. On ne savait pas à quoi s’attendre du tout. Mais… je garde un peu le suspens pour plus tard.

Un des principaux attraits de ce ferry, c’est que l’on longe la statut de la liberté, qui parait toute petite mais qui est pourtant vraiment majestueuse. Encore une fois, c’est émouvant de se dire que l’on navigue dans les mêmes eaux que les premiers immigrants arrivant au Nouveau Monde. Il y a beaucoup de voiliers et de bateaux de plaisance, ce qui peut être surprenant car on a tendance à oublier que New York est au bord de l’Océan. Pourtant, quand on sent l’air iodé et que l’on voit la houle dans le bras de mer qui sépare Manhattan et Staten Island, on sait que l’on ne s’y trompe pas! La traversée au coucher du soleil est très belle (je vous laisse juger), et même si on a vu la Statue mille fois en photo, dans les films etc, c’est comme si c’était la première.

Je trouvais ça bête d’aller jusqu’à Staten sans en profiter pour aller près des nombreuses plages de sable, ce que nous avons donc fait, avec un peu de mal pour trouver un taxi! (qui ne sont plus jaunes, dans le coin.. pas très pratique tout ça!). La South Beach est effectivement très belle, avec une vue sur Brooklyn et déserte hors saison. Je ne doute cependant pas que dès l’arrivée des grosses chaleurs, c’est le point de ralliement des New-yorkais! Staten Island est presque une ville balnéaire, avec de nombreuses petites maisons en bois avec de grands jardins. C’est difficile d’imaginer que l’on est encore à New York, le cœur de la ville nous rappelle même un petit peu les stations balnéaires anglaises. Avec encore plus de mal pour retourner au port du ferry, nous retournons vers Manhattan, cette fois alors que la nuit est tombée, et la vue en revenant est époustouflante et vraiment magique : tous les immeubles sont allumés, l’Empire State Building est allumé en « bleu-blanc-rouge » et la flamme de la Statue de la Liberté est enfin en feu elle aussi. Inutile de préciser que c’était je pense notre moment préféré de la journée…

De retour sur la terre ferme, nous nous rendons à nouveau à la voiture, garée près de Times Square. Je n’avais pas du tout envie d’y aller, mais on a du le supporter de jour, et de nuit. C’est un endroit terrifiant, où les pubs font l’effet de stroboscopes abrutissants. Il y a énormément de monde et d’immenses boutiques, dont certaines sont vraiment absurdes et horribles, comme le magasin M&M’s, remplis de produits dérivés très laids, avec la musique à fond…

(Photo wikipédia)

J’ai toujours entendu de partout qu’il « fallait aller à NYC au moins une fois dans sa vie », et, bien que sceptique au début, je partage maintenant cet avis. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en mettant les pieds à Manhattan, je n’en attendais en fait rien, donc je ne suis pas déçue. J’ai vraiment compris pourquoi les gens avaient ce sentiment d’appartenance si fort à cette ville, qui a une ambiance vraiment très particulière, ambiance qui est je pense, unique au monde. Manhattan est une ville atypique, multiforme, on trouve de tout, il y a de tout pour plaire à tout le monde. Mais là où j’ai été le plus surprise, et je ne pensais jamais dire ça, c’est que je pense qu’il y a une qualité de vie incroyable à Manhattan (évidemment, ça doit être moins marrant de vivre dans le Bronx et de faire le trajet au quotidien, ou encore dans les quartiers chauds de Harlem) : les prix sont finalement raisonnables et surtout la ville ne va pas à mille à l’heure. C’est une ville très calme, où l’on respire, les gens ne sont pas stressés, la ville est extrêmement arborée, en bref, rien à voir avec Paris (et je m’attendais à ce que ce qui est pour moi la capitale du monde, allait être de la même teneur que Paris)
Il est facile de tomber éperdument amoureux de New York, il est facile de ne plus jamais quitter la ville quand on commence à vivre là bas, ça je n’en doute pas.

Je regrette cependant de ne pas avoir pu monter sur le pont de Brooklyn ou le Rockeffeler Center pour voir de belles vues, ou encore ne pas être allés nous balade à Brooklyn, mais tant pis. J’ai vraiment beaucoup aimé cette journée. Mais ce qui est bizarre, c’est que je n’ai pas forcément envie d’y retourner (au contraire de San Francisco ou même de San Diego, par exemple). Je suis consciente qu’il faut une vie pour découvrir cette ville et que nous n’avons pas fait le tour (peut-on vraiment le faire, de toute façon?) mais voilà, ça m’a suffit, je n’ai pas la curiosité pour l’instant d’en découvrir plus.
Finalement, mon ressenti final est un bon compromis…

Pour un autre point de vue de cette journée épique, allez donc voir : « 24 heures chrono, version New-Yorkaise »

New York City #4 : The Financial District

Je n’avais pas l’objectif idéal pour pouvoir prendre des photos dans ce quartier (pas assez de recul), donc je l’ai tout simplement rangé dans mon sac, je vais donc en voler sur wikipédia pour illustrer un peu! (bon, sauf la première, elle est de moi)
Vaillamment,  nous continuons notre chemin à pieds en direction du Battery Park où nous allons prendre le ferry dans la soirée. Après la foule de China Town, on se retrouve un peu comme dans un no man’s land, dans le quartier des affaires déjà déserté à 17h un vendredi soir. Ce n’est pas non plus désagréable, nous pouvons observer tranquillement les buildings avant d’arriver dans les hauts-lieux de l’économie mondiale : Wall Street et Broadway! Le centre des affaires est vraiment beaucoup plus petit que ce que je m’imaginais, et il est vraiment très agréable : les immeubles anciens comme le Rockefeller Center et l’Empire State Building en côtoient des plus récents. L’ensemble est vraiment très harmonieux et surtout vraiment beau, quand on aime un petit peu l’architecture (je n’y connais rien, mais c’est mon cas!)
Chose un peu plus surprenante, les rues cachent de superbes églises magnifiquement préservées, comme la Trinity Church et son petit cimetière. Le contraste est saisissant.

Nous faisons plusieurs fois le tour du quartier pour essayer de trouver Ground Zero, mais ce n’est pas facile. Tout simplement parce que ce n’est pas facile de repérer un trou au milieu d’immenses immeubles… Nous pensons tout le temps à ce que devait être la skyline de la ville avec les tours jumelles, et c’est vrai qu’elles manquent. On le voit, ce « trou ». Même si l’on a vu ces images des milliers de fois, c’est étrange et émouvant de se retrouver à l’endroit où cela s’est passé…

New York City #3 : Chinatown et Little Italy

Nous voilà enfin arrivés à un des endroits que nous avons le plus aimé, là où nous avons enfin pu palper la vraie vie New-Yorkaise, où nous avons pu voir de vrais New-Yorkais, sans touristes autour. Nous avions un peu l’impression de pénétrer dans l’intimité du quartier, et c’était vraiment un sentiment très agréable.
Nous ne sommes pas vraiment allés dans Little Italy, mais nous l’avons longé par l’ouest, en empruntant Chrystie St. Ce qui est agréable dans les villes nord-américaines, c’est qu’il y a toujours énormément d’espaces verts et de terrain pour pouvoir pratiquer à peu près tous les sports du monde. Après avoir assisté à un match de basket, on se retrouve ensuite autour d’un entraînement de soft ball, pour finir par quelque chose d’un peu plus rare : un match endiablé de « soccer ». Pas du foot américain, mais clairement du foot à l’américaine! Ben le spécialiste constate que les joueurs sont très physiques, très solides (et très… impressionnants) mais il y a peu de gestes techniques! C’est en tout cas très beau à regarder… Nous tombons ensuite sur un deuxième match du même genre, à l’approche de China Town. Sauf que l’équipe était entièrement constituée de gringalets asiatiques qui se tiraient dans les lunettes. On a été soulagés pour eux de voir qu’ils ne partageaient pas le même terrain que les autres!

La population du quartier est vraiment très mixte : latinos, asiatiques, blancs becs, afro-américains… mais petit à petit cela change et on entre de plein pieds dans Chinatown, on ne peut pas en douter!
Il n’y a toujours pas plus de touristes dans les rues que nous empruntons, et on a vraiment un choc culturel, le premier de notre visite de Manhattan. Nous connaissons déjà le ChinaTown de San Francisco, mais ce n’est pas du tout le même : là bas, les bâtiments étaient très « asiatisans », avec des dorures, des dragons, un peu plus folklorique. A Manhattan, on a un équilibre parfait entre architecture new-yorkaise et « touche » asiatique. On sent très vivement que l’on est à Manhattan, mais dans un Manhattan un peu plus exotique… Les rues sentent incroyablement bons, et on passe par mille odeurs différentes : fruits frais, poulet grillé, odeurs d’une cuisine que je ne connais pas, qui chatouillent le nez en permanence… On n’entend plus d’anglais non plus, il faut slalomer pour éviter les vendeurs de bijoux en jade sur le trottoir et les papis faisant leurs courses… Oui, dépaysant est le mot!

New York City #2 : East Village et Greenwich Village

Trouver un taxi à Manhattan ne semble pas être la chose la plus compliquée, sauf… pendant l’heure de pointe. Nous avons du poireauter bien un quart d’heure le bras en l’air avant de pouvoir sauter dedans… Même si nous aurions pu prendre le bus, prendre un yellow cab fait partie de l’expérience touristique, donc on ne voulait pas y échapper!
L’East Village était vraiment un endroit où on voulait se promener : ancien fief du mouvement beat, le quartier a gardé un je-ne-sais-quoi de bohème. Nous n’avons pas assez l’oeil pour distinguer la séparation entre ce quartier et le Greenwich Village, qui nous ont semblé assez similaires : autrefois populaires (quelques rues le rappellent encore) mais dorénavant branchés. Les grandes avenues sont typiquement new-yorkaises, avec les immeubles de brique accompagnés de leurs escaliers en fer, il y a de nombreux restaurants et bars… mais on peut s’éloigner un peu du bruit en traversant par de toutes petites rues verdoyantes, très calmes. Évidemment, je me demande toujours combien ça doit coûter, de vivre dans un endroit pareil…
J’ai trouvé une anecdote amusante sur Wikipédia :

Le quartier est à présent très touristique et n’a plus grand chose de hippie et de beat, mais ça reste à mon avis un incontournable, on sent en le traversant que l’identité new-yorkaise y est très forte.

Une partie du quartier s’appelait autrefois Alphabet City, à cause des quatre avenues A, B, C, D qui la sillonnent. Ce sont de fait les seules avenues de Manhattan à porter ce type de nom formé d’une seule lettre.
Avenue A, you’re alright
Avenue B, you’re brave
Avenue C, you’re crazy
Avenue D, you’re dead

Le quartier est à présent très touristique et n’a plus grand chose de hippie et de beat, mais ça reste à mon avis un incontournable, on sent en le traversant que l’identité new-yorkaise y est très forte.

New York City #1 : The Natural History Museum et Central Park

New York City n’était pas du tout prévue au programme de notre vie à Montréal, mais nous avons eu finalement l’opportunité d’y aller. Pour remettre dans le contexte : je n’ai jamais été attirée par New York, et ce, depuis que je suis petite. C’est une ville que je trouvais très belle sur le papier, qui est le théâtre de bon nombre de mes bouquins, films et même séries préférées, mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais voulu y aller. Petite, je rêvais plutôt de San Francisco, du Yukon et des canyons…
C’est pourtant sans préjugés que j’ai abordé cette très (très) longue journée dans la Big Apple. Comme l’indique le petit « # », cet article n’est qu’un des chapitres de notre court séjour là bas!

Le voyage est long, très long (6h d’autoroute droite) et monotone. La traversée du massif des Adirondaks est jolie, mais ne suffit pas à me distraire! 50km avant l’arrivée à NYC (d’après le GPS), on ne voit toujours rien, on est toujours perdus au milieu de la forêt, avec une quantité énorme d’animaux écrasés au bord de l’autoroute (ils sont pas performants, les crapauducs américains…)
Il faut presque attendre d’être à proximité de Manhattan pour que la vue se dégage subitement, et que l’on voit émerger la skyline de la ville derrière le bras de mer… Je ne vous cache pas que vu du New Jersey, c’est vraiment magique!
Quelques minutes plus tard, nous sommes enfin sur Manhattan et nous pouvons à loisir admirer ses beautés. Je ne me sens pas du tout dépaysée, je ne sais pas si c’est du fait que nous sommes déjà en Amérique du Nord depuis quelques temps, mais en traversant (toujours en voiture), le quartier à proximité de Times Square, j’ai l’impression d’être à Londres, mais avec des immeubles plus hauts. Je garde mes impressions finales sur la ville pour le dernier articles…

Découvrir une ville, en plus aussi vaste que NYC, en 12 heures, ça relève du défi. Nous n’avions cependant pas envie de nous emmerder avec des guides (moi, la super planificatrice, pour que je dise ça, c’est que vraiment j’ai pas le goût!) pour découvrir la ville un peu au hasard, finalement, à l’aventure. Et c’était vraiment parfait.Nous avions cependant prévu de faire un petit tour au Natural History Museum, pour continuer notre série (on a un but ultime : visiter tous les musées d’Histoire Naturelle du monde, ou presque!). Est-ce que celui de NYC allait souffrir de la concurrence de celui londonien, qui est absolument parfait ?

Le musée borde le célébrissime Central Park,  où se promènent des tonnes de touristes, mais aussi des tonnes de New-Yorkais. Le parc en lui-même ne m’a pas semblé remarquable par ses qualités esthétiques : -oui, les lacs, les grands arbres, les promenades sont magnifiques- mais il reste classique. Ce qui est incroyable, c’était le silence qui règne dans le parc, comme si on était dans un petit coin de nature… Il est immense, et nous n’avons pas eu la demi-journée nécessaire pour le traverser où faire une sieste sur ses belles pelouses vertes!

Malheureusement, la façade du Musée, ainsi que son magnifique hall d’entrée sont en rénovation (pour avoir un petit ordre d’idée de ce à quoi il ressemble, révisez vos classiques et allez voir Une nuit au Musée hihi). L’architecture intérieure est impressionnante et sur le thème de l’espace, blanche et très épurée, je ne m’attendais pas à ça et suis agréablement surprise. Mais… la magnifique collection de dinosaures n’est pas du tout mise en valeur. Elle est exposée de la même façon, dans des salles cubiques toutes blanches, les squelettes ne sont pas mis en situation, il n’y a pas de maquettes, bref, rien de très ludique. Nous avons tous les deux l’impression que c’est très froid et sommes plutôt déçus. Heureusement, la tout aussi magnifique collection d’animaux est incroyable. Sur 3 étages, on peut voir à peu près tout ce qui existe (ou plutôt a existé, vu les spécimens rares), les animaux sont bien mis en scène, mais pas dans un décor kitsch, bref, ce n’est que du bonheur, et nous ne regrettons pas du tout… Mais, parce qu’il y a un mais, le Musée souffre belle et bien de la comparaison avec celui de Londres, finalement tout aussi vaste. Tant pis. Prochaine étape : celui de Tokyo (s’il y en a un!)

L’exotisme canadien #16 : Après la neige, 40°C

Je vais vous parler de la chose la plus ennuyeuse qui soit, un thème que l’on aborde chez le coiffeur ou en attendant dans la file de La Poste (quand ce ne sont pas des vieux qui parlent du faire « qu’une bonne guerre, ça f’rait po d’mal! ») Bref, le dernier thème à aborder sur un blog pour captiver mes lecteurs.
Pourtant, le choc culturel a plutôt été climatique ces derniers jours. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il avait neigé fin avril et début mai : dans la nuit, on avait perdu plus de 20 degrés, et j’ai du me frotter les yeux plusieurs fois en me levant le matin.
A présent, alors que Juin approche à grands pas, c’est le contraire : on a pris 20 degrés dans la nuit. Ces trois derniers jours, il faisait aux alentours de 40°C. Mais pas les 4O/45°C qu’on avait connu à St George et à Las Vegas, ici il s’agit de 40°C terriblement humides. Impossible de sortir, impossible de bouger, impossible de penser. Je ne sais pas quel temps ils ont en Guyane mais c’est un peu l’idée que j’avais en tête. Je ne sais pas comment on a fait pour survivre, mais à présent on est tout heureux avec ces 28°C « petits » degrés après le gros orage d’hier soir… J’attends Juin au tournant, qui promet d’être étouffant, mais à présent on est armés de SuperVentilo!

Jeu d’ombre dans la Petite Italie

Même après avoir eu l’occasion de connaître de plus en plus Montréal, la Petite Italie demeure mon quartier préféré. Juste à 10 minutes à pieds de chez nous, la Petite Patrie, nous y passons le plus clair de notre temps. Tout d’abord pour faire nos courses au Marché Jean Talon et à la superbe épicerie italienne rue St Laurent, mais nous aimons aussi nous perdre dans les innombrables petits parcs du quartier. D’ailleurs, nous sommes toujours surpris de découvrir un nouveau parc dans une rue, une nouvelle église par ci, et même un temple bouddhiste par là. (se seraient-ils perdus au milieu des églises catholiques italiennes?)

Et à chaque fois, évidemment, je pense à ma meilleure amie sicilienne, qui s’y sentirait comme un poisson dans l’eau. Effectivement, ce n’est pas une Petite Italie que de façade : je suis à peu près sûre que c’est le seul coin de Montréal où l’on peut retrouver des vespas, et même une ou deux ferraris. On entend de l’italien à tous les coins de rue, entre les papis qui se retrouvent traditionnellement sur le trottoir de chez eux pour prendre un peu l’air et parler des derniers potins, où même les jeunes serveurs dans les innombrables pizzérias. Vous allez me dire que c’est un cliché, mais l’odeur de sauce tomate et de pain grillé flotte bel et bien dans l’air depuis que les beaux jours sont arrivés…
Jusque là, rien d’anormal pour une Petite Italie. Ce qui me parait le plus étonnant, c’est finalement que l’on entende autant parler anglais! Serait-ce quelques anglos égarés, ayant remonté trop haut le boulevard St Laurent? Il faut peut-être tout simplement que je m’habitue au cosmopolitisme montréalais…
Cette petite balade m’a en tout cas permis de nous imprégner une fois de plus de l’ambiance incroyable et indescriptible de Montréal l’été. (même si techniquement, nous n’y sommes pas encore…)

In the Backstreet

S’il fallait choisir une chose qui illustre le plus Montréal pour moi, qui est vraiment évocateur de cette ville, que je pourrais parcourir pendant des heures tellement elles me fascinent, ce serait ses rues arrières. Cela peut sembler étonnant, mais ces fameuses rues ne cessent de faire courir mon imagination. Et comme si cela ne suffisait pas, elles me rappellent étonnamment l’Espagne : les petites maisons basses, les grandes terrasses, les escaliers de fer… Quand on pénètre dans une rue arrière, on se sent dans une autre ville, on entre un peu plus dans l’intimité des gens, en train de jardiner sur leur terrain, de se balancer dans un hamac, de faire cuire des sardines au barbecue… Toutes ces senteurs, cette ambiance presque latine me ramènent à des souvenirs d’enfance. On se sent isolés, on n’entend presque plus le bruit des voitures, on peut espionner les chats qui font la loi dans la rue arrière, les enfants qui jouent à cache-cache. L’ambiance nocturne y est encore plus surprenante : seuls quelques lampadaires éclairent la rue, mais on ne se sent pourtant pas en danger. C’est comme si on revenait d’une petite marche à la campagne… Je trouve notre rue arrière particulièrement belle car vraiment très variée, avec de magnifiques jardins accommodés de fontaines et d’arbres fruitiers. C’est difficile pour un européen d’imaginer que l’on peut posséder tout cela en plein cœur d’une grande ville comme Montréal. Je ne rentre pas dans la polémique des conséquences de ce luxe, j’en profite tout simplement, parce que c’est beau!

L’exotisme canadien #15 : We are under attack!

J’ai la peau tendre et légerement rosée, sans doute très sucrée. En été, tous mes proches savent qu’ils n’ont pas besoin de penser aux moustiques, si je suis dans les parages. Et pour cause : ces sales bêtes ne se dirigent que sur moi, pour m’attaquer sans relâche. Je ne doute pas du rôle du moustique dans la chaîne alimentaire et dans l’équilibre des espèces : il a sûrement un rôle. Seulement… même si je tolère les moustiques lyonnais (et encore, je me rappelle avoir passé deux ou trois heures, au beau milieu d’une nuit, à en chasser un dans notre studio), je tolère bien plus mal les moustiques canadiens.
Faisons une simulation pour mieux comprendre : nous pouvons, afin de servir notre démonstration, nommer le moustique témoin lyonnais « Gardien de la paix ventripotent ». Le gardien de la paix ventripotent peut être ravageur, mais il n’est guère rapide ni agressif. Il n’est pas non plus de très grosse taille (ce qui présente des inconvénients : il est plus difficile à repérer, par exemple). On ouvre la fenêtre et hop, il s’envole vers de nouveaux horizons, en chantonnant, pour participer à la pollinisation des belles fleurs. Au pire, une petite bougie à la citronnelle ou une prise anti-moustique l’empêchera de s’égarer à nouveau dans notre appartement.
Passons à présent au deuxième individu de notre démonstration, le moustique canadien, que nous appellerons « Jason Bourne » pour plus de clareté. Au Canada, il existe 82 espèces recensées de moustiques. Les plus dangereux et sauvages ne se trouvent sûrement pas à Montréal (nous pourrions les nommer « Chuck Norris », mais ils n’apparaitront guère dans notre raisonnement)
A Montréal, ils sont quand-même agressifs et tenaces, sur ma peau tout au moins. J’ai été victime d’une première attaque la nuit dernière, et me suis reveillée avec un mollet faisant déjà le double de sa taille habituelle. Pourtant, nous ne sommes pas des gens naïfs! Nous avons des moustiquaires de partout, nous n’ouvrons la porte que très rapidement, mais il ne faut pas sous-estimer Jason Bourne… qui, perfide, attend son heure dans le chambranle de la porte. On ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est constater les dégats en s’appliquant de l’After Bite sur la blessure de guerre (à base d’ammoniaque) ou de prévenir avec des anti-moustiques canadiens qui sont interdits à la vente en France, mais qui sont les seuls répulsifs efficaces (à base de bon DEET naturel). Rien n’est trop beau pour les maringouins!
Il existe même un bulletin moustique, à la manière du bulletin météo ou pollinique, si vous voulez avoir un petit aperçu des souffrances qui nous, pardon, qui m’attendent. Et je ne parle même pas des mouches noires, vecteurs de maladies et capables de tuer des troupeaux entier! (véridique, pendant l’invasion de 1947, dans la Saskatchewan)
A tous les voyageurs qui partent dans les régions boisées, je vous souhaite un très bon été.

Nuage de Tags