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Archives de août, 2010

La folie des concerts

J’avais envie d’écrire ce petit billet d’humeur ici, car récemment il y a pas mal de polémique à ce sujet sur un certain forum que je fréquente.
Je me suis aussi rappelée des diverses réactions que j’avais eu au boulot quand je disais que j’allais voir Arcade Fire plusieurs fois en quelques jours, entre les yeux exorbités et les remarques du genre « t’es vraiment une groupie » ou les rires moqueurs, j’ai été gâtée !
Et pourtant, j’avoue que je suis dubitative face à ces remarques… Je m’explique un peu :
Ces temps-ci, j’hallucine complètement face à certaines personnes qui parcourent littéralement le monde pour voir un certain groupe tous les deux jours : je comprends, après tout, à moindre mesure, je fais la même chose. Ce que je ne comprends pas, en revanche, c’est que pour eux, suivre une tournée, c’est pour se faire plaisir, mais aussi et surtout assouvir un besoin de reconnaissance « oh mon dieu, tu crois qu’il va nous reconnaître, qu’il va nous voir?? ». Dans cette optique là, non, je ne comprends pas. Je vais voir plusieurs fois le même groupe (a priori, Arcade Fire 7 fois cette année, et encore je suis une petite joueuse!) et même si j’ai toujours envie d’en voir plus, je me pose des limites. Qui sont déjà financières, mais aussi pour m’éviter de devenir boulimique. Je suis convaincue que si j’en faisais deux fois plus, j’apprécierais toujours autant, mais là n’est pas la question. Quand on me demande pourquoi je retourne les voir alors que je les ai déjà vus, je réponds toujours qu’après tout, (avec toutes proportions gardées, je ne suis pas complètement folle non plus) : c’est comme un orgasme, ce n’est pas parce que tu en as déjà eu un que tu ne vas plus en vouloir d’autre! C’est toujours la même chose, si on va par là…
Les concerts sont pour moi un endroit où je me libère, où je me sens complètement connectée, que je prends toute l’intensité de ce que le groupe veut me donner, et oui, ça fait du bien. Je paye pour revivre à chaque fois cette intensité, et ça ne me dérange pas de le revivre indéfiniment, surtout qu’avec les groupes en question, le concert n’est JAMAIS le même (contrairement au groupe du Grobono, suivez mon regard.)
En gros, je vais à un concert pour moi, pas parce que j’ai envie que Win Butler me reconnaisse et voit à quel point je suis folle « oh mon dieu j’ai fait 38 concerts de cette tournée! » ni pour me voir sur les photos officielles « oh mon dieu regarde, tatan georgette, j’y étais! ». Le manque de recul, la groupie-tude, presque de la violence, ça, ça m’effraie.
Je profite également de ces concerts pour voyager, enfin je ne sais pas, c’est peut-être l’inverse. Je n’irai jamais dans un endroit qui me fait chier juste parce que le groupe X y passe. Bon, je vous mens un peu, ça m’est arrivé, pour Bell Orchestre à Bruxelles. Mais ça découle d’une loooongue histoire un peu personnelle… c’est un choix que je ne regrette pour rien au monde !
Il m’arrive de choisir mes dates de vacances en fonction (on devait aller à Londres en mars, on savait pas quand, « paf, regarde, un concert de Patrick Wolf« !). Cela fait des années qu’on devait aller à Madrid pour différentes raisons et voir qu’un groupe y passe en Novembre, et bien hop, on se motive, on y va ! Les voyages et la musique sont pour moi totalement indissociables, et on en profite à fond !

Il est sûrement temps de faire le bilan

Et je ne suis pas du tout douée pour ça! Je m’empresserai donc de faire court. Dans 4 jours, on déménage notre appartement et on quitte Montréal, qu’on ne recroisera plus que pour aller à l’aéroport.
Cela fait maintenant 6 mois et demi que nous avions posé nos valises dans la neige et malgré quelques moments difficiles, je peux dire que globalement le temps est passé très vite… On a tous les deux beaucoup travaillé, et c’est avec un soulagement tel que nous quittons Montréal pour partir en vacances, que je ne suis pas du tout triste de partir. Je ne suis donc pas dans les conditions les plus objectives pour regarder en arrière et faire le point.
La fin de l’année va tellement être chargée que je n’aurai sans doute pas le temps de penser à ce temps passé au Québec. Peut-être plus tard… Quand l’envie de partir ailleurs quelques temps sera tellement vive que je ne penserai plus qu’à ça… On a d’ailleurs déjà fixé la date et l’endroit…
Mais j’ai à faire à Lyon, et je brûle d’impatience de retrouver ma ville chérie, mon chez moi où j’ai encore tellement à voir et tellement à faire, d’ailleurs, j’ai pris une bonne résolution de l’automne : à l’image du très populaire site que j’avais déjà présenté « 1000 choses à faire à Londres« , je vais faire les « 1000 choses à faire à Lyon », en me baladant dans les coins populaires et en découvrant les coins moins populaires de ma ville, pour être touriste dans ma propre ville… Et exercer mon œil et mon inspiration photographique! J’espère pouvoir aussi bien retranscrire mon amour pour Lyon que j’ai partagé avec vous mon amour pour Montréal.
Un beau défi qui se lance, parmi tant d’autres!

Maintenant, excusez-moi mais on doit préparer notre valise pour notre camping-trip loin, loin dans l’Ouest… Mountain Lions, beware!

Balade au Jardin Botanique

Nous avons enfin un peu plus de temps pour découvrir l’est de la ville, maintenant que nous y sommes (comprendre : le Jardin Botanique se situe à 3,5km de chez nous, à distance montréalaise c’est tout près!). Sur un coup de tête, nous avons décidé d’en profiter et d’y faire un tour après 18h, vu que ça devient gratuit. Et quelle surprise ! Je ne m’attendais pas à ce que ce Jardin soit si immense, en 2h nous n’avons eu le temps d’en visiter que la moitié. Il y a plusieurs Jardins thématiques aussi intéressants les uns que les autres, aussi beaux, et parfois très odorants… Le Jardin Potager est évidemment le premier vers lequel je me suis dirigé. Tous les fruits et légumes étaient presque à maturité, et c’était difficile de résister à la tentation de se servir… On a quand-même fait les voyous puisque l’on a volé une fleur de ciboulette (damn!) et une framboise noire (scandale! j’espère qu’ils ne vont pas retrouver ma trace par le blog!). Je me demande ce qu’ils font de tous ces légumes, et même si je me doute bien que le but premier est l’ornement (les champs de chou rendent très bien) c’est toujours dommage de les voir pourrir!

Nous nous perdons dans le Jardin des Nouveautés avec une petit concert de jazz donné au restaurant du Jardin Botanique, et qui portait jusque là. Le Jardin Alpin est lui aussi extrêmement bien fait et immense, nous avions parfois l’impression de nous y trouver, dans les Alpes! Un vieil homme avec une canne tente de dresser une perruche rouge et quelques oiseaux dont nous ne connaissons pas le nom en imitant leur chant, et c’est réussi puisque les bestioles s’agglutinent autour de lui.

Ce Jardin Botanique est décidément plein de surprises…. Comme ce magnifique Jardin de la Chine, avec ses reconstitutions de pagode (je ne peux pas dire si elles sont réalistes!), son petit lac émeraude et son Jardin consacré à l’art du penjing (la « culture », dans tous les sens du terme, du bonsaï)… On ne s’attendait pas du tout à cette immensité! Mais ce n’est pas fini, la Roseraie, le Jardin Japonais (où nous croisons une grue et des nombreux poissons chats) et pour finir le Jardin des Premières-Nations, où nous nous enfonçons dans une forêt plutôt épaisse pour découvrir l’art et les techniques autochtones… Les Jardins sont encore nombreux à découvrir! Nous recroisons le vieux monsieur « aux oiseaux » qui, cette fois-ci, nous dit d’avancer prudemment… Nous découvrons dans un coin, une renarde en train de manger des fleurs… cette dernière n’est pas farouche et s’approche à moins d’un mètre de nous pour nous observer… Je sais déjà ce que je fais la semaine prochaine :  j’y retourne !

Une question de jours

J-2 : Avant la fin de mon stage, que mes lecteurs fidèles savent tumultueux sur les dernières semaines. Malgré tout, j’ai réussi à me libérer plus tôt que prévu, et j’ai mon entretien de départ demain. J’ai l’impression d’avoir encore mille choses à faire (papiers pour la bourse, peaufinage du rapport final, rangement d’ordinateur là bas…) donc je suis malgré tout un peu prise au dépourvu mais que je suis heureuse d’enfin en finir! Mon expérience y aura duré 199 jours (soit 4776 heures, je pense qu’il est important de le préciser), ce qui est largement suffisant pour un stage de fin d’études, je dirai même un peu trop long ! Stagiaire, c’est quand-même pas un métier qui a de l’avenir. Il me semble que c’est un peu trop tôt pour faire un bilan sur cette expérience mais je peux quand-même essayer : d’un point de vue « technique », je n’ai pas appris grand chose. C’est peut-être rassurant, finalement, car ça veut dire que j’ai acquis une bonne méthodologie et une bonne pratique à l’Université. J’ai vraiment beaucoup aimé être au cœur d’une association québécoise pour observer les différents modes de fonctionnement, et c’est parfois un choc culturel. Cela m’a permis aussi de m’immerger dans la culture québécoise et les modes de vie québécois puisqu’il n’y a qu’ici que je côtoyais des québécois, et ça a été vraiment très formateur.
Vu que je vois souvent le positif des choses, je ne retiendrai que ça. Parce qu’après tout… stagiaire ici, stagiaire en France c’est la même panade que tout le monde connaît déjà, pour ça, ça ne change pas grand chose !

J-10 : Avant de devoir rendre mon mémoire de recherche. Eh oui, ma responsable de filière ne voulait pas un bête rapport de stage mais une bête hybride mi-mémoire, mi-rapport. Pas facile de faire des recherches, donc, et mon mémoire précédent m’avait pris 6 mois alors que je n’avais pas de travail. Aïe! Malgré tout, j’ai réussi à brosser une approche superficielle de la situation actuelle de l’agriculture au Québec et au Canada, n’ayant pas d’informations sur les circuits courts (sujet qui m’avait été imposé par ma prof – et elle ne sait pas encore que je n’ai pas pu le faire aboutir, tant pis!). Je vais évidemment me fouler, j’en suis déjà à 60 pages de texte brut mais je ne compte pas non plus me fouler la cheville, après 5 ans, les mémoires, on en a marre. Je commence à ressentir un léger ras le bol des études, même si j’adore ça et que dans un an je vais pleurer de ne plus être étudiante.

J-20 : Avant de quitter le Plateau, cet appartement, et de quitter Montréal. Pas pour très loin, certes, puisque nous allons demeurer une poignée de jours à St Hubert, rive Sud. Mais n’empêche que… nous n’allons plus revenir à Montréal, pas avant un bail, en tout cas. Ça fait bizarre de se dire ça mais en même temps nous avons hâte, car cela voudra dire que nous avons fini toutes les tâches universitaires qui nous incombe réciproquement et que l’on pourra respirer un peu. Il faut voir les choses positivement !

J-21 : Avant de prendre l’avion pour retrouver le fuseau horaire GMT-7.  Il y a 10 mois, en parlant avec ma tendre et chère Impératrice L, mon amie, nous en sommes venu à la conclusion de « pourquoi pas retourner dans l’Utah » pour moi et de « punaise c’est un voyage qui me botterait bien » pour elle. Après avoir changé l’itinéraire une bonne dizaine de fois, nous nous sommes tous les 4 entendus sur quelque chose qui nous faisait rêver. J’y reviendrai plus tard mais le voyage est bouclé, les détails ont été réglé, et il ne reste plus qu’à passer au Dollarama pour acheter les accessoires de survie ! Vive le camping, vivent les canyons, vive la cuisine grandiose de mon cousin « par alliance », vive les couchers de soleil, vive la randonnée ! C’est pour bientôt.

J-22 : Avant de réussir à maîtriser mon dernier achat, un grand angle 14mm Samyang. Tout manuel. Vraiment TOUT manuel. Ma première sortie m’a donné envie de pleurer, ma deuxième, cette après-midi, m’a juste donné envie de crier. Mais j’y arriverai, au moins pour faire des photos « génériques » des points de vue classiques. Je ne cherche pas à faire des photos originales, c’est de toute façon presque impossible avec des paysages si rabattus et photographiés mais nous comptons bien tous sortir des sentiers battus (et nous avons déjà de nombreuses pistes) pour trouver des sujets originaux et qui me font plaisir, rien qu’à moi. Mais pour ça, je ressortirai le 50mm…

On sait que toutes ces échéances vont arriver vite, très vite, mais en attendant, notre impatience légendaire prend le dessus sur la raison… Mais ce n’est qu’une question de jours, après tout

Arcade Fire à Osheaga, 31 juillet 2010

Voici la dernière date de notre expérience québécoise avec le groupe : le festival d’Osheaga! Je ne suis pas du tout une grande fan de festivals et mon expérience en la matière est plus que limitée (Vieilles Charrues à Carhaix en 2007, qui n’a pas été concluant et le faux-vrai festival des Nuits de Fourvière mais vu que c’est un faux-vrai festival, ça ne compte pas.)
Quoiqu’il en soit, je ne mourrais pas d’envie de voir le groupe dans ce cadre là… mais il nous est impossible de résister à la tentation d’être dans le même endroit qu’Arcade Fire quand ils sont dans notre ville! La présence de National et d’Owen Pallett cette journée là ne nous a pas fait hésiter longtemps à prendre nos billets (60$, aïe).
Cependant… pas d’Owen Pallet (programmé à 15h, super) ni de National (programmés juste avant Arcade Fire, mais sur l’autre scène, et nous n’allions évidemment pas perdre notre place au premier rang sur la grande scène). J’ai pu profiter de loin, en regardant l’autre scène sur le bout des pieds, et je regrette maintenant de ne pas avoir pris mes places pour Paris en novembre… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois! (les fans de Nirvana disaient la même chose, et regardez ce qu’il s’est passé)

Je ne me lancerai pas dans une description intégrale du concert, mais il y a très certainement eu des moments forts. Je m’attendais un peu à ce que « Crown of Love », que j’attends de voir en live depuis 5 ans refasse surface, et grands dieux, ça n’a pas manqué. Qu’est ce que c’était beau! Enfin! La consécration!
On s’attendait aussi à avoir quelques nouvelles chansons, puisque l’album sort officiellement demain (mais en pratique, la plupart des pré-commandes ont été reçues il y a une semaine, et il a évidemment leaké). Nous étions donc deux glandus à connaître les nouvelles chansons presque par cœur. Win annonce la première : Deep Blue… Nous ne nous attendions pas à en avoir de nouvelles et pourtant! Voilà Sprawl II, que Régine dédie au boulevard Taschereau, sa source d’inspiration pour l’écriture de ce morceau (ça doit bien être la première fois que le boulevard Taschereau inspire quelque chose, d’ailleurs), mais pour couronner le tout, voilà Half Light II! Choix couillu pour quitter la scène une première fois, avant le rappel… Les « premières fois » sur scène des nouvelles chansons sonnaient extrêmement biens, surtout Sprawl II avec Régine qui parcourt la scène avec son petit pas de Peter Pan et Win avec un instrument étrange ressemblant à un maracas plat…
Tunnels, le classique, marque le début du rappel, et peu avant la fin de la chanson, pendant l’apothéose, ils nous ont projeté des milliers de confettis (symbolisant la neige, si vous avez compris la chanson), avec des souffleurs… C’était vraiment très beau… avec les feux d’artifice tirés du pont Jacques Cartier et que l’on pouvait apercevoir à côté de la scène…
Une très belle soirée et un joli (et tout petit) festival, il ne m’en faut pas plus!

Ready To Start
Laika
No Cars Go –> Haiti
Empty Room
Intervention
Rococo
Crown of Love
Deep Blue
We Used To Wait
Power Out –> Rebellion
Month Of May
Half Light II (No Celebration)

Neighborhood #1 (Tunnels)
Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)
Wake Up

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