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Archives de octobre, 2010

Mille choses à faire à Lyon : Le Festival Lumière


J’inaugure cette nouvelle rubrique de façon peu orthodoxe, mais après tout c’est pas grave étant donné que tout va y passer !

Même si le Festival Lumière n’est qu’un évènement éphémère, puisqu’il dure une petite semaine pendant l’automne, il est bien parti pour revenir chaque année, au vue de son succès ! La première édition, ayant eu lieu l’année dernière, nous avait permis de revoir les débuts du cinéma (faut-il rappeler que le ciné a été inventé à Lyon?) et nous avait surtout permis d’éviter Clint Eastwood (eh oui, on était venus à la soirée d’ouverture pour lui). Cette année, le festival était de retour avec de nombreuses projections (Milos Forman, Visconti et des dizaines d’autres films) mais aussi avec la Nuit de la Comédie Américaine ! 
De 21h à 6h du matin, nous avons pu assister à la projection de 4 films (The Big Lebowski, Un jour sans fin, Elle, Tonnerre sous les tropiques) à la Halle Tony Garnier. Le public est très jeune (nous sommes presque les plus vieux), un peu kikoolol, mais l’ambiance est très détendue et vraiment très sympa. On passe la nuit devant l’écran, mais avec quelques pauses à la buvette et derrière l’écran, où des tapis de sol et des oreillers ont été installés pour faire une petite pause, qui est la bienvenue ! C’est assez magique d’être dans cette Halle Tony Garnier, immense et majestueuse, et pour une fois, dans cette ambiance feutrée. On se sent privilégiés… Je pense que la soirée a été un succès, donc on devrait vite retrouver une autre nuit blanche l’année prochaine, pour la nouvelle édition du festival. Vivement !
On a un peu l’impression d’être des réfugiés dans une salle de sport, non?

Récit de voyage #11 : Zion National Park & Rockville

Presque l’impression d’être dans un rêve, comme celui de Genevieve ? Nous voilà encore une fois de retour « chez nous ». Je crois que dès le premier jour on a eu cette impression indélébile. J’avais tellement hâte de faire découvrir cet endroit à nos amies, et d’un autre côté j’avais peur qu’elles ne captent pas la magie des lieux (peut-être que c’était uniquement dans ma tête?) mais finalement, mission accomplie… Elles ont été aussi charmées et soufflées par les lieux que nous l’avions été quelques mois auparavant… Rockville, Utah : the best place to live!

À seulement 5 ou 6 miles de Springdale et de l’entrée du parc, Rockville marque le bout du canyon, une vraie oasis au fond des deux mesas désertiques. Je ne sais même pas si j’ai le courage de décrire les lieux ni mes sentiments à ce sujet mais je crois que mes lecteurs auront bien compris à quel point cet endroit compte pour moi. La suite en plusieurs temps et en images, donc ! 
1. Le Bit & Spur. Je pourrais en parler des heures. Un restaurant aux influences southwest et mexicaines mais qui ne se limite pas pour autant aux classiques. En goûtant mon « juniper lamb » avec une sauce aux champignons et du pain à l’ail, la seule chose que j’ai pu articuler aux propriétaires des lieux était « It’s so good I want to cry », et le pire c’est que c’était vrai ! Si vous passez à Springdale sans aller manger dans cet endroit, c’est un crime.
2. Le Bit & Spur : une raison de plus d’y aller. Le magnifique et immense terrain, les petites fontaines, les biches qui viennent manger le soir pas loin de la terrasse… Les nombreux colibris qui viennent s’abreuver…
3. Zion National Park : de belles randos… Après avoir grimpé le Watchman Trail (ci-dessus) qui offre une vue inédite du parc, plutôt du début du canyon, nous nous attaquons à l’Observation Point, levés à 4h du mat’, je crois. (photos argentiques à venir!). Il faisait froid, il y avait du vent, on avait les yeux à moitié ouverts mais on a eu droit à un beau lever de soleil sur le Temple of Sinawava. Quelques miles et 2000 pieds de dénivelé plus tard, nous arrivons sur une vue que, malgré le vertige qui me fait tourner la tête, je ne suis pas prête d’oublier.
4. Les montagnes de Kolob. Encore une fois, nous avons été pris par le temps et n’avons pas pu randonner, ce qui reste une des grandes déceptions du voyage… Mais la vue qu’il y a tout en haut me coupe encore les jambes, et j’espère enfin pouvoir explorer cette partie Nord du parc de Zion la prochaine fois!


5. Sur la route du Kolob Reservoir. Encore un endroit qu’il faudra retourner visiter. Nous n’avons pas continué sur les 30 miles de la longue route menant au réservoir, encore faute de temps, mais nous avons déjà pu avoir un bel aperçu d’une énième petite route déserte au milieu de nulle part… 
Le lendemain nous devions plier nos bagages… Déjà 5 jours que nous étions à Zion?! Le temps passe vite… La route du retour, au lever du soleil, est encore magnifique. Nous pouvons même apercevoir le magnifique temple mormon de St George, tout blanc au milieu de la plaine. Après des kilomètres et des kilomètres de désert, nous apercevons Las Vegas, plus laide et inutile que jamais. Nous venions à peine de descendre des montagnes et voici la ville grise, entourée d’une espèce de fumée jaunâtre, avec tous ses bâtiments en carton pâte… quelle abomination… Rien de plus déprimant après avoir quitté l’Utah…
Ce récit de voyage s’achève sur cette note bien négative, alors que ça n’a été que du bonheur tout le long… Pour me remonter un peu le moral, j’ai ressorti un guide… La prochaine fois, on atterrira à Salt Lake (et on évitera la ville sus-citée). Rockville, à dans deux ans…

Récit de voyage #10 : Bryce Canyon National Park, le retour


Après cette longue parenthèse à Capitol Reef, nous voici de nouveau sur la route en direction de notre dernière étape. Cette route est d’ailleurs magnifique, entre forêts d’épineux à très haute altitude et fond de canyons étroits… sans oublier la « crête de la mort qui tue » avec une falaise de part et d’autre, et pas de place pour autre chose que la route. Et évidemment, le lieu est battu par les vents. Tout le monde sue. Présentée comme une Scenic Drive, la route 12 c’est plutôt une superscenicdrivequitue. Parait-il que c’est la plus belle route des États-Unis. Je confirme! Mais j’ai toujours ma préférence pour la portion Bryce/Zion…
Quoiqu’il en soit, nous revoilà à Bryce Canyon qui est donc bien placé pour notre escale de la journée et notre pic-nique de la journée (de ma vie, ne m’emmenez plus jamais au Subway, merci, merci – c’était le seul endroit pour manger). Je n’aime guère Bryce Canyon : bruyant, bondé. Même s’il y a, parait-il, les plus beaux « 3 miles » des États-Unis (et c’est vrai, pour l’avoir fait la dernière fois, c’est magnifique, si on aime les balades-autoroutes) mais le parc me laisse quand-même de marbre. La partie Sud a l’air plus sauvage, mais un peu semblable à la north rim du Grand Canyon.

Récit de voyage #9 : Capitol Reef National Park, de jour, mais surtout de nuit

 Nous profitons de la fraicheur pour faire une petite rando (quand-même 6 miles aller-retour) et c’est le Old Wagon Trail sur lequel se pose notre choix! Sur le chemin des miniers qui passaient par là… Nous pouvons enfin admirer le Waterpocket Fold et autres belles formes géologiques que j’essaye de déchiffrer, mais je suis un peu rouillée! Le parc est désert, mais nous ne pouvons malheureusement pas faire la scenic view avec notre grosse Dodge, c’est déconseillé quand on n’a pas 4 roues motrices… Tant pis, ce sera pour la prochaine fois !
La soirée est un peu tumultueuse même s’il fait un temps magnifique : je me fais attaquer par une horde de guêpes, et l’une d’entre elle n’hésite pas à faire un attentat suicide sur mon bras, qui se transforme immédiatement en gros chamallow douloureux. Heureusement, L. sort sa pompe anti-venin comme elle dégainerait un .44 colt et les dommages ne sont que modérés. Pendant ce temps là, une jolie ranger nous invite à sa conférence sous les étoiles du camping de Fruita, plus tard dans la nuit. Le thème principal est la pollution lumineuse, comment y remédier, comment observer les étoiles… 
Elle nous annonce que Capitol Reef est suffisamment éloigné de tous les centres urbains, ce qui nous permet d’avoir une qualité optimale de « ciel » la nuit, un noir absolu, ce qui devient de plus en plus rare. C’est d’ailleurs un des derniers endroits « purs » d’Amérique du Nord. Pendant sa conférence, nous pouvons observer des étoiles filantes, et surtout, la voie lactée, immense, magnifique. C’était la première fois que je voyais le ciel comme ça de ma vie et je pense que ça reste mon meilleur souvenir de voyage. Je reste tout simplement sans mots pour décrire cette beauté.

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