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Archives de la catégorie ‘L’exotisme canadien’

L’exotisme canadien #18 : Au paradis des croustilles

Je vous avais déjà avoué que j’avais un point faible pour le Pepsi, mais je ne vous avais jamais dit que… les chips étaient aussi bien classées dans ma liste d’addictions dangereuses. Avec du saucisson et du jambon serrano, je vous dit pas à quel point je suis heureuse.
Vous imaginez donc ma tête quand j’ai vu pour la première fois, il y a deux ans, un rayon de chips dans un supermarché nord-américain ? Un rayon ENTIER rien qu’avec des chips. Vue ma déformation professionnelle et ma passion pour le « bien manger », je devrais être effrayée par ce que ça sous-entend mais… n’étant là que pour quelques mois… je sombre !
Au menu du jour, les Miss Vickies traditionnelles, bien dorées, bien croustillantes, peu salées, et bien grasses. Je ne demande pas plus, c’est d’ailleurs les meilleures…
Mais que diable, il faut bien un peu de fantaisie parfois, c’est pour ça que nous avons testé les dé-li-cieuses Lays poivre noir et sel marin, ou encore les… un peu moins délicieuses Kettle au citron vert et poivre. Il y a encore d’innombrables goûts : barbecue (les plus grasses), japaleño, miel, moutarde, oignon, sour cream, cheddar, cornichon, et aussi au fromage bleu, sûrement le prochain paquet qui va être sur notre table.
Que de chips (en français et américain), de croustilles (en québécois) ou de crisps (en anglais)! Que de gras, que de sel, de colorants et d’arômes artificiels! Ça fait du bien, parfois… En revenant à Lyon, de toute façon, je me mets au régime local pour maigrir : rosette matin midi et soir.

L’exotisme canadien #17 : De la réactivité du 911

Tout le monde a entendu dans une série policière le fameux numéro « 911 », le numéro magique d’où peuvent venir des beaux pompiers musclés ou des ambulanciers tellement forts qu’ils réaniment les gens morts depuis 1/4 d’heure.
Quand on se balade ici, on entend souvent le bruit caractéristique des ambulances américaines (j’avoue que c’est étrange car ce n’est pas un évènement réjouissant mais j’aime ce bruit là, car j’ai l’impression d’être dans la-dite série). Dès qu’il y a quoi que ce soit, une petite collision entre deux voitures, par exemple, 2 camions de pompiers, 2 voitures de police et 2 ambulances arrivent aussitôt, gyrophares clignotants. Cette réactivité, parfois un peu démesurée, m’a toujours surprise.
Hier soir, en revenant d’une journée fatigante au boulot, je marchais avec hâte et juste à ma hauteur, une bonne femme d’un certain âge s’effondre à côté de moi. Personne d’autre dans la rue que moi, et je n’ai pas de téléphone. Ne sachant pas quoi faire, j’ai du courir au dépanneur pour appeler le fameux 911, à bout de souffle. Je crois qu’il ne s’est passé que 5 minutes entre mon appel et l’arrivée de l’ambulance, même si elles m’ont parues être une éternité. En bref, la mamie essayait de s’enfuir alors qu’elle avait le pied en sang après ce qui me semblait être une crise d’épilepsie, les ambulanciers ont du lui courir après… Mais une chose est sûre, les ambulanciers musclés, ils sont balèzes ici!

L’exotisme canadien #16 : Après la neige, 40°C

Je vais vous parler de la chose la plus ennuyeuse qui soit, un thème que l’on aborde chez le coiffeur ou en attendant dans la file de La Poste (quand ce ne sont pas des vieux qui parlent du faire « qu’une bonne guerre, ça f’rait po d’mal! ») Bref, le dernier thème à aborder sur un blog pour captiver mes lecteurs.
Pourtant, le choc culturel a plutôt été climatique ces derniers jours. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il avait neigé fin avril et début mai : dans la nuit, on avait perdu plus de 20 degrés, et j’ai du me frotter les yeux plusieurs fois en me levant le matin.
A présent, alors que Juin approche à grands pas, c’est le contraire : on a pris 20 degrés dans la nuit. Ces trois derniers jours, il faisait aux alentours de 40°C. Mais pas les 4O/45°C qu’on avait connu à St George et à Las Vegas, ici il s’agit de 40°C terriblement humides. Impossible de sortir, impossible de bouger, impossible de penser. Je ne sais pas quel temps ils ont en Guyane mais c’est un peu l’idée que j’avais en tête. Je ne sais pas comment on a fait pour survivre, mais à présent on est tout heureux avec ces 28°C « petits » degrés après le gros orage d’hier soir… J’attends Juin au tournant, qui promet d’être étouffant, mais à présent on est armés de SuperVentilo!

L’exotisme canadien #15 : We are under attack!

J’ai la peau tendre et légerement rosée, sans doute très sucrée. En été, tous mes proches savent qu’ils n’ont pas besoin de penser aux moustiques, si je suis dans les parages. Et pour cause : ces sales bêtes ne se dirigent que sur moi, pour m’attaquer sans relâche. Je ne doute pas du rôle du moustique dans la chaîne alimentaire et dans l’équilibre des espèces : il a sûrement un rôle. Seulement… même si je tolère les moustiques lyonnais (et encore, je me rappelle avoir passé deux ou trois heures, au beau milieu d’une nuit, à en chasser un dans notre studio), je tolère bien plus mal les moustiques canadiens.
Faisons une simulation pour mieux comprendre : nous pouvons, afin de servir notre démonstration, nommer le moustique témoin lyonnais « Gardien de la paix ventripotent ». Le gardien de la paix ventripotent peut être ravageur, mais il n’est guère rapide ni agressif. Il n’est pas non plus de très grosse taille (ce qui présente des inconvénients : il est plus difficile à repérer, par exemple). On ouvre la fenêtre et hop, il s’envole vers de nouveaux horizons, en chantonnant, pour participer à la pollinisation des belles fleurs. Au pire, une petite bougie à la citronnelle ou une prise anti-moustique l’empêchera de s’égarer à nouveau dans notre appartement.
Passons à présent au deuxième individu de notre démonstration, le moustique canadien, que nous appellerons « Jason Bourne » pour plus de clareté. Au Canada, il existe 82 espèces recensées de moustiques. Les plus dangereux et sauvages ne se trouvent sûrement pas à Montréal (nous pourrions les nommer « Chuck Norris », mais ils n’apparaitront guère dans notre raisonnement)
A Montréal, ils sont quand-même agressifs et tenaces, sur ma peau tout au moins. J’ai été victime d’une première attaque la nuit dernière, et me suis reveillée avec un mollet faisant déjà le double de sa taille habituelle. Pourtant, nous ne sommes pas des gens naïfs! Nous avons des moustiquaires de partout, nous n’ouvrons la porte que très rapidement, mais il ne faut pas sous-estimer Jason Bourne… qui, perfide, attend son heure dans le chambranle de la porte. On ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est constater les dégats en s’appliquant de l’After Bite sur la blessure de guerre (à base d’ammoniaque) ou de prévenir avec des anti-moustiques canadiens qui sont interdits à la vente en France, mais qui sont les seuls répulsifs efficaces (à base de bon DEET naturel). Rien n’est trop beau pour les maringouins!
Il existe même un bulletin moustique, à la manière du bulletin météo ou pollinique, si vous voulez avoir un petit aperçu des souffrances qui nous, pardon, qui m’attendent. Et je ne parle même pas des mouches noires, vecteurs de maladies et capables de tuer des troupeaux entier! (véridique, pendant l’invasion de 1947, dans la Saskatchewan)
A tous les voyageurs qui partent dans les régions boisées, je vous souhaite un très bon été.

L’exotisme canadien #14 : Les beaux hambourgeois nord-américains…

Il y a bien longtemps que je ne vous avais pas tanné (mon québécois devient meilleur!) avec ce qui m’intéresse le plus en vivant à l’étranger : la bouffe!
Je ne pouvais donc pas éviter de vous parler d’un plat typiquement nord américain : le hamburger (hambourgeois, pour respecter la fameuse Loi 101)

Lors des passionnants XXIIème Entretiens Jacques Cartier (conférences ayant lieu régulièrement et abordant des thèmes divers et variés, réunissant les plus grands universitaires québécois, américains et français), j’ai appris la véritable histoire du Hamburger : c’était un met très délicat, difficile et long à préparer, un plat du dimanche, en quelque sorte… Avant qu’il ne soit l’aliment phare du « fordisme alimentaire »!
Mais je vous rassure, on trouve encore de délicieux hamburgers traditionnels. Enfin je ne sais pas s’ils sont traditionnels, mais ceux de La Paryse, rue Ontario Est, sont prodigieux : je ne comprends pas comment ils peuvent être aussi savoureux avec si peu d’ingrédients! C’est d’ailleurs devenu notre repaire, où nous profitons à fond avant de retourner en Europe…
La grande différence avec notre chère France, est également dans le fastfood : je sais que certains de mes lecteurs ne jurent que par le BurgerKing, alors qu’ici c’est en bas de l’échelle du fast-food, avec Mc Do. Je ne les ai pas tous essayé (je crois que j’ai de plus en plus de mal à y manger), mais Wendy’s n’est pas mal du tout : pas de sauces dans leurs sandwiches et toujours des légumes frais et très mûrs.
En résumé, lorsqu’il est bon, le hamburger n’est pas un plat déséquilibré, si on évite les sauces, les pains sucrés, les sodas et les frites avec! Oh et puis zut, c’est meilleur comme ça!

L’exotisme canadien #13 : Règlement de comptes à Hockey Corral

Décidément, mes propres blagues me font rire !
Après quelques mois au Canada, je me demande comment j’ai réussi à éviter jusque là de parler du sport national. Peut-être parce que je n’en ai jamais compris les règles, ou sans doute parce que lorsque je regarde du Hockey sur l’écran de télévision, le palet virevoltant me fait loucher et me donne la nausée en moins de deux.
Ce soir, évènement de grande importance à Montréal : Les Canadiens de Montréal rencontrent les Pingouins de Pittsburgh en quart de finale de la NHL. Un quart de finale se joue en 7 manches, le premier arrivé à 7 gagne. (je m’adresse à mes coachs : ça va, j’ai bon?). Ce soir, avant le début du match, il y avait 3-3 mais il semblerait que les Pingouins se prennent la pâté. A vrai dire, c’est une estimation car j’évalue les buts au degré sonore du quartier : quand tu entends hurler « whouuuuuuuu » c’est un but pour les gentils, quand tu entends hurler « GRAAAAA » c’est un but pour les méchants. Ma science n’est pas infaillible…
C’est un évènement en tout cas très convivial, j’aime beaucoup lire les « Go Canadiens » sur tous les bus en service (du coup, on ne sait plus quelle ligne on prend mais qu’importe, c’est la fête).
Mais moi, je préfère le curling, d’abord.

L’exotisme canadien #12 : Vous vous rappellez d’Internet en 1994 ?

Oui, vous vous rappelez du bruit du modem qui se connecte pendant 10 minutes, et ô joie, vous arriviez enfin à voir la page « Lycos » tant désirée s’afficher morceau par morceau sur votre écran… Cela me rendrait presque nostalgique… Sauf que, aujourd’hui, en 2010, au Canada on est toujours à l’âge de pierre. Pire, on rétrograde. Je m’explique : il y a quelques jours, le CRTC (j’imagine que c’est l’équivalent du CSA) a interdit l’activité des petits fournisseurs d’accès Internet illimité (pour des raisons plus que douteuses : ces derniers utilisaient les infrastructures du géant canadien, Bell, et donc ralentirait le débit des clients de ce dernier… explication fumeuse, en bref). Vous êtes étonnés? Eh oui, au Canada, il n’y a pas d’Internet illimité. Nous avons actuellement un forfait de 60Go limités de téléchargement et d’upload avec un débit minable pour un prix impressionnant. Quand on le dépasse (ce qui est arrivé le mois dernier, donc on a eu droit à plusieurs mails d’investigation limite agressif de notre locatrice, bref!), on paye en hors-forfait, et cher. Ceci explique donc pourquoi Internet est encore bridé… L’âge de pierre, donc, comme pour la téléphonie mobile (oui, oui, depuis quelques mois on paye les textos entrants, au Canada, sauf forfait contraire, plus cher, évidemment). C’est tout simplement qu’il n’y a pas tellement de concurrence, et Bell et consort s’octroient tous les droits devant des associations de consommateurs finalement peu puissantes. Les compagnies se servent de l’excuse « Oui, mais les distances sont grandes à couvrir, ça coûte cher… » mais que je sache, aux États-Unis, tout va bien! Et cette excuse ne fonctionne pas pour les grandes métropoles telles que Montréal, Vancouver ou Toronto…
S’il y a quelque chose qui me manque actuellement, c’est ma fibre optique à 100 mégas…

L’exotisme canadien #11 : La vie en communauté(s)

Avant de commencer cet article, je dois avouer que je ne suis absolument pas documentée sur le sujet, donc avant de me prendre les foudres de Zeus en pleine tête, voilà qui est dit! Je me base donc sur des impressions : à Montréal, beaucoup de choses fonctionnent grâce au réseautage. Trouver un emploi, trouver des bras costauds pour déménager ou quelqu’un qui peut vous prêter un poëllon d’appareil à raclette… ça passe très souvent par le bouche à oreille, mais dans des proportions qui me semblent bien plus importantes qu’en France. Ici, c’est presque institutionnalisé : au boulot je reçois des mails prévenant d’un appartement à prendre, ou d’un nouveau-poste-qui-va-se-libérer-demandez-à-vos-amis-s’ils-sont-intéressés, il y a même de nombreuses mailings lists « privées », où l’on peut s’inscrire pour bénéficier de l’entraide de quartier et des bons plans…
J’ai également remarqué le nombre incroyable de différents clubs ou associations, groupes de paroles, à la manière du pionnier (américain) des Alcooliques Anonymes. On se réunit pour parler de tout, pour partager ses expériences, ses problèmes ou ses passions. Cela me semble vraiment être une particularité fortement nord-américaine… qui se retrouve géographiquement à Montréal. On vit en communauté : il y a un très fort esprit de quartier, et pas seulement dans les quartiers où les immigrés se concentrent (Petite Italie, Petite Grèce etc…), le quartier est un noyau qui me semble vraiment important. Il y a d’ailleurs des initiatives merveilleuses que sont les Eco-quartiers, soutenus par la Ville, pour promouvoir l’éco-civisme ou lancer des initiatives d’embellissement ou de nettoyage, d’enrichissement de la biodiversité… et mille autres choses. Ah, un Eco-quartier de la Part-Dieu, ce serait quand-même la classe…

L’exotisme canadien #10 : Le pourboire, c’est automatique

Une fois de plus, je reprends les excellents slogans publicitaires français pour parler d’un sujet qui fait toujours rage sur les forums de voyageurs, à l’image des topics du genre « All that you can’t leave behind, meilleur album de U2 » sur les forums de U2 ou « Funeral VS Neon Bible » sur les forums d’Arcade Fire, ou encore « Voyagez au Québec, pas aux États-Unis, car vous allez encore refiler de l’argent à ces foutus américains » sur des forums de fachos.
Eh oui, on en est là! Le pourboire, c’est vraiment LE sujet de conversation à éviter avec certains. Et je crois que c’est de là dont découle notre réputation de français radins dans certains pays étrangers… Je m’explique : au Canada et aux États-Unis (et même dans beaucoup d’autres pays), le service n’est pas compris dans le prix, contrairement à ce que nous connaissons en France. Il est donc obligatoire de laisser un pourboire (ou plutôt « tip » car pourboire n’est pas connoté de la même façon pour nous) entre 10 et 15% à son serveur. Quand on en laisse pas du tout, on l’insulte (à moins qu’il ai effectivement été odieux et ne mérite aucune compensation financière pour son service de merde). C’est pas toujours facile à calculer mais avec un peu de pratique, on s’habitue vite à rajouter ces 13%! (oui, moi je suis une française radine… quoique je donne souvent le maximum…). A savoir que si vous allez dans un grand restaurant, il est convenu de laisser un petit peu plus. Les serveurs ne se mettent pas ces pourboires directement dans la poche puisqu’ils sont imposés sur ces sommes là…
Je ne comprends toujours pas pourquoi il y a polémique sur le pourboire avec certains de nos compatriotes, car ce n’est pas un bonus comme en France, c’est bel et bien le service que l’on paye! Scrogneugneu.

L’exotisme canadien #9 : Le jour du Seigneur (présentement caissier à l’IGA)

Je n’ai jamais vraiment aimé le dimanche. Petite, vivant dans ma campagne, ce n’était qu’une journée longue et morne en hiver, et trop courte en été, avant la reprise du chemin de l’école… Et même aujourd’hui, alors que j’ai quitté le rythme scolaire depuis un bon moment, je ne suis pas une grande adepte du dimanche. A Lyon, on glande souvent, on va parfois se promener, on voit parfois des amis, on passe parfois l’après-midi en famille. C’est agréable, ma foi, mais j’ai toujours l’impression de m’ennuyer. Le quartier où nous vivons est archi-mort (eh oui, un des désavantages de vivre à proximité du quartier des affaires) et on ne croise pas âme qui vive pendant toute la journée.
Ici, à Montréal, c’est un peu différent. Les cafés et diners sont remplis d’habitués qui sortent pour prendre leur brunch du dimanche, les rues sont animées… Et c’est surtout dû au fait que le dimanche, tous les magasins sont ouverts! De la petite épicerie, au dépanneur (qui lui, est de toute façon toujours ouvert), au supermarché, en passant par les divers magasins de vêtements et de bric à brac. Au début, j’étais plutôt enthousiaste : chouette, un peu de vie! 
Mais finalement… et si le dimanche était vraiment un jour fait pour ne rien faire? Ça m’emmerde quand-même de voir tant de monde bosser alors qu’ils pourraient effectivement ne rien faire, d’autant plus qu’il ne me semble pas qu’ici l’argument financier entre en compte : un travailleur n’est pas plus payé ce jour là (contredisez moi si je me trompe…)
Je ne veux pas tomber dans un discours pro-religieux (Dieu et moi, on se connait pas tellement), ni réac’. Je tombe plutôt dans le discours de la grosse panda fainéante qui aimerait tout simplement que ses congénères puissent aussi profiter de cette journée à rien glander.

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