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Archives de la catégorie ‘Listes’

30 Songs Challenge #1

En surfant sur Facebook, j’ai trouvé ce jeu amusant qui consiste à poster une chanson tous les jours pendant 30 jours, en fonction de certains critères. Je vous épargne le nouvel article par jour sur le blog mais je vous trouve amusant de vous faire partager ce défi par petites bribes !

Les 10 premières chansons :

Day 01 – your favorite song :
Sans doute la question la plus ardue, étant donné que cela doit changer tous les jours. J’ai une chanson préférée pour chacun des mes groupes préférés… Mais c’est vrai que lorsque l’on me pose cette question, sans réfléchir, je pense immédiatement à Tunnels, d’Arcade Fire. C’est LA chanson épique par excellence, et la première du groupe que j’ai entendue. Même si actuellement, mes relations avec Arcade Fire sont plutôt conflictuelles, dès que j’entends Tunnels, j’oublie tout et je reviens en 2005, lors de ma découverte de Funeral. Et c’est cette chanson qui m’a donné envie de découvrir l’hiver montréalais, et rien que pour ça… elle ne peut qu’être en première place. Pendant le Neon Bible Tour, j’ai eu plusieurs crises d’asthme en live à force de sauter et de chanter en même temps ! Elle a perdu de sa force en 2010 donc je vous mets une version de 2007…



day 02 – your least favorite song
Des chansons que je déteste, j’en ai mille fois plus que des chansons que j’aime. Il m’est cependant assez facile de me remémorer les nombreuses heures de torture dans la voiture pour partir en Espagne. 14h avec Radio Trafic. Dont au moins 2h avec ce put*** de saxophone qui pue. ARG

Careless Whisper – George Michael



day 03 – a song that makes you happy 
Depuis toute petite, je pense que c’est celle là, et ça n’a pas changé. 

Cyndi Lauper – Girls just wanna have fun

day 04 – a song that makes you sad
Cette chanson est incroyable en live, elle est pleine de subtilité, de nostalgie, et je crois, profondément triste.

Bell Orchestre – Air Lines/Land Lines

day 05 – a song that reminds you of someone
Cette chanson – qui sera une belle faute de goût dans cette jolie liste- me remémore de beaux moments avec mes deux hiboux préférés pour nos traditionnelles nuits blanches d’août. Le clip, avec son David Guetta au look de clodo qui a une tête de merlan frit vaut autant le coup. Je préfère cependant vous donner le lien musical, juste pour que puissiez profiter pleinement de ce bijou.
David Guetta et Kelly Rowland – When love takes over

day 06 – a song that reminds you of somewhere
J’ai envie de dire mille lieux, j’ai surtout envie de vous décrire pleins d’endroits de l’Utah traversés en musique, mais contre toute attente, c’est de cette fameuse traversée du Pont Champlain dont je vais vous parler. Eté 2008, premier voyage hors d’Europe, je suis très malade, rien ne va très bien. Je me sens décalée, j’ai envie de rentrer chez moi pour me reposer et me soigner. Après quelques jours passés sur la rive sud de Montréal, je prends enfin mon courage à deux mains, où plutôt le bus, pour enfin retourner sur l’île de Montréal et découvrir la ville. C’est par le Pont Champlain que l’on traverse, celui qui donne à mon avis la plus belle vue de la skyline de Montréal. C’est magnifique, le ciel me parait immense, le St Laurent grandiose, j’écoute Language City de Wolf Parade, « we’re not at home, we’re not at home, we’re not at home… » est scandé mais pour la première fois depuis une semaine, je me sens bien. Rebelotte en 2010 pour la traversée dans l’autre sens direction le Vermont. Toujours en bus. Je repasse la chanson par nostalgie. Montréal c’est bien un de mes « chez moi ».
 
day 07 – a song that reminds you of a certain event
Une nuit d’été à Lyon. Une chanson qui me rappelle à la fois quelque chose et quelqu’un de marquant.
 
Donovan – Hurdy Gurdy Man

day 08 – a song that you know all the words to

Ohhhh, je connais un tas de chansons ! Mais je me rappelle avoir chanté celle là en boucle à un bébé en crise psychologique. Et ça a marché à merveille.
Grandaddy – Nature Anthem
day 09 – a song that you can dance to
S’il y a quelque chose que je déteste, c’est danser. Je ne sais pas danser. Après, s’il s’agit de faire du air guitar en bougeant les cheveux, ce serait ça :
 
The Ramones – Pet Cemetary
day 10 – a song that makes you fall asleep 
Et non pas parce qu’elle est ennuyeuse… C’est juste une chanson un peu mièvre que je trouve cependant très belle, très douce.
Camera Obscura – James

Mon Amérique du Nord en séries

J’avais pris beaucoup de plaisir à rédiger l’article Mon Amérique du Nord en livres, qui reste un de mes articles préférés parmi les centaines qu’il y a sur le blog ! Pourquoi pas ne pas le décliner, dans ce cas ? Je pense en premier aux séries : je suis une série-phile, j’ai regardé des dizaines d’intégrales, testé d’autres (qui n’ont pas été concluantes)
Il y en a que j’aime regarder juste parce qu’elles me divertissent : par exemple True Blood représente bien la Louisiane, Breaking Bad et le Nouveau-Mexique, Treme ou la Nouvelle-Orléans, ou encore Hung et Détroit… mais elles ne feront pas partie de cet article, elles ne sont pas assez marquantes ni « intelligentes » pour ça. Marquantes, dans le sens où elles sont sublimes, qu’elles ont changé ma vie (tout comme pour certains livres mentionnés dans le précédent article, je n’ai pas peur de le dire), ou même qu’elles sont marquantes parce qu’elles sont symboliques d’une période de ma vie, et aussi parce qu’elles m’ont fait voyager à travers les Etats-Unis.

1. San Francisco, Californie – La Fête à la Maison

Je viens tout juste de me rappeller de celle là ! Dans le générique on voit les collines de la ville, le Golden Gate Bridge, les maisons victoriennes… Il ne m’en fallait pas plus pour que, à 8 ans, San Francisco soit la ville de mes rêves. J’ai réalisé ce rêve en 2008 mais, aussi belle qu’elle soit, aussi cool et funky qu’elle soit, San Francisco ne m’a pas marquée autant que d’autres voyages, et nous n’y retournerons pas tout de suite.

2. Capeside, Nouvelle-Angleterre – Dawson’s Creek

En version française, Dawson c’est franchement niais et cucul. En version originale, c’est juste un peu niais. La différence est de taille ! Je ne sais pas si je dois le révéler mais mon tendre et cher a tenu, il y a quelques années, à revoir l’intégrale de Dawson’s Creek (alors que je me serais largement contenté des souvenirs d’adolescence que j’avais). Conclusion : c’est joli, la Nouvelle-Angleterre, quand-même. « Capeside » est en réalité en Caroline du Nord mais ce n’est pas grave, Dawson’s Creek m’a fait découvrir les pontons et les belles maisons de la Nouvelle-Angleterre !

3. Quelque part dans la forêt pluviale, Washington State – X-Files

Je ne me souviens que d’un seul et unique épisode d’X-Files. Je le regardais avec mon frère et ma soeur un dimanche soir (c’était le seul jour où on pouvait regarder la télé tous les trois en mangeant.). Je mangeais un cordon bleu, je crois que je n’avais pas plus de 6 ans. J’ai été absolument dégoutée et terrifiée par des espèces d’insectes verts fluos qui tuaient les gens et les enfermaient dans des cocons, au milieu d’une forêt immense et très sombre. De toute ma vie, je n’ai jamais remangé un seul cordon bleu.

4. Scranton, Pennsylvanie – The Office

Scranton, ancienne capitale américaine de l’électricité a connu une énorme crise. Aujourd’hui, l »Electric City » se stabilise et renait un peu de ses cendres, mais Scranton reste toujours une petite ville grise et sans grand attrait. Même si l’on quitte peu souvent le « bureau », on peut se rendre compte de l’ambiance particulière de cette ville, ça ne donne pas forcément envie d’y aller, en revanche !

5. Stars Hollow, Connecticut – Gilmore Girls

Nous sommes actuellement en train de regarder l’intégrale de Gilmore Girls pour la 3ème fois, et pour cause, c’est une de mes séries préférées ! Stars Hollow, ville imaginaire près de villes réelles comme Hartford ou New Haven, est un petit endroit de paradis, une vraie communauté où l’on se sent vraiment chez soi. Les personnages sont si vivants qu’on a l’impression qu’ils sont réels. C’est la signature de toute série qui est vraiment excellente. (en réalité, le plateau de tournage se situe en Californie, mais la série forge vraiment son identité sur sa localisation au Connecticut)

6. Banlieue de Salt Lake City, Utah – Big Love

Big Love vient juste d’achever sa 5ème et dernière saison il y a quelques semaines. Et c’était absolument parfait. Big Love raconte l’histoire d’un homme et… de ses trois femmes, dans trois pavillons de la banlieue de la capitale de l’Utah. En de nombreux aspects, la série me rappelle Six Feet Under : le rythme est lent, la photographie magnifique et les personnages réels et poignants, certaines scènes restent gravées dans ma mémoire (la virée en voiture entre Barb, Nicky et Margie dans le dernier épisode reste un des plus beaux moments que j’ai jamais vus dans une série). Ca parle de vie, de mort, de paradis, d’amour, de famille… C’est beau, quoi.

7. Dillon, Texas – Friday Night Lights

La petite ville imaginaire de Dillon, Texas, peut pourtant en représenter des milliers d’autres. Friday Night Lights présente une petite ville pieuse, patriote, enfermée sur elle-même, avec des guerres de clocher, un East Dillon noir, un West Dillon blanc, l’importance du foot dans une communauté. Encore une histoire de communautés. C’est l’Amérique profonde, mais les personnages ne sont pas présentés comme de gros débiles de texans (comme on les aime tant en France). Ils sont prisonniers de leur ville de Dillon qu’ils détestent mais qu’ils aiment trop pour la quitter. « Texas for ever »

8. Banlieue de Los Angeles, Californie – Six Feet Under

Je garde la meilleure pour la fin, une série qui a littéralement changé ma perception de beaucoup de choses, une série finalement simple : sur la vie, l’amour et la mort. Elle m’a donné envie de découvrir la pourtant peu attirante (pour moi) ville de Los Angeles, avec son étalement urbain qui n’en finit plus et ses belles collines verdoyantes où les personnages vont souvent s’échapper. Il est impossible d’écrire 5 lignes sur Six Feet Under, ni sur FNL ni sur Big Love ou Gilmore Girls, d’ailleurs, donc je vous donne le devoir de vous les offrir !

Et ce qui est marrant dans tout ça, c’est que l’année prochaine, nous allons très certainement passer par Scranton, plusieurs Dillon texans, par les forêts sombres de Washington et par la maison des Fisher…

Mon Amérique du Nord en livres

Je relisais mon « Profil » du blog pour me remémorer quelles bêtises j’avais bien pu dire, et en fait, ça a fait germer une petite idée d’article ! Je me demandais récemment quels livres m’avaient « forgée » telle que je suis aujourd’hui. Enfant, je lisais beaucoup, à tel point que lorsque j’allais à la bibliothèque le Mercredi matin, la plupart des bouquins empruntés rejoignaient la pile des « déjà lus » le Mercredi soir. Évidemment, ça me paraissait logique qu’arrivée au Lycée, je ne pouvais pas faire autre chose qu’un bac littéraire. En revanche, à l’Université, je me suis orientée vers des études plus scientifiques… de Géographie cette fois-ci. Je pense que ce n’est pas un hasard du tout, et que la plupart de mes passions ont pris racine très jeune… D’où cette petite liste chronologique, qui va chercher loin dans ma mémoire, des bouquins qui m’ont donné cette passion (le premier qui dit « obsession » aura affaire à moi) pour l’Amérique du Nord… C’est fou comme tout s’imbrique et je ne m’en rends compte que maintenant !

1. En CP, je lisais déjà beaucoup, et je savais déjà lire, d’ailleurs. Le premier livre de lecture qui a été proposé en classe, un « livre de grands » avec des vraies pages en papier, c’était « Rob Rocky, l’Homme des Rocheuses » (notez son nom absolument ridicule). Je ne me rappelle que vaguement de l’histoire : un convoi de pionniers traverse l’Ouest Américain pour trouver la terre promise, mais leur oncle est tué par des indiens et donc les enfants doivent prendre le convoi en main en faisant attention de ne pas se faire attaquer par la grande gachette de l’Ouest, Rob Rocky… En fait je m’en souviens mieux que prévu ! Et le voici, le tout premier livre qui m’a fait découvrir les États-Unis ! Bon, ok, c’est une histoire simpliste voire un peu raciste avec l’histoire des Indiens, mais bon, niveau esprit critique, en CP, c’était pas tout à fait ça.

2. Ce bouquin là n’est pas franchement un roman mais c’était le plus épais et le plus volumineux de la bibliothèque de mes parents, donc forcément, je cassais mes bras de moineau (qui sont toujours aussi musclés, 15 ans après) pour le sortir de l’étagère et le parcourir. Je n’y comprenais pas grand chose mais je trouvais que les cartes étaient vraiment très belles. J’essayais de retenir la forme des pays mais j’évitais toujours le chapitre sur l’Asie : trop de petits pays, et puis c’était vraiment trop compliqué (bin oui, l’Atlas datait de bien avant la décolonisation, alors si en plus il faut apprendre des noms de pays qui n’existent pas…) J’étais en tout cas admirative devant ces beaux noms californiens « San Francisco, Monterey, Sausalito… »

3. Je peux enfin vous présenter un de mes livres préférés, toujours aujourd’hui, et un œuvre largement sous-estimée, en France où elle est méconnue, tout au moins. Il s’agit de la saga « The Lives and Times of Scrooge McDuck » par Keno Don Rosa, autrement dite « La Jeunesse de Picsou ». Elle a paru pour la première fois en France dans les Picsou Magazine et n’a pas cessé de paraître depuis. L’histoire de Scrooge est vraiment fascinante et bien loin des histoires gnan-gnans à la Disney. Don Rosa a accepté la mission formidable de creuser encore plus la mythologie autour de Scrooge, mythologie déjà créée par l’esprit fertile de Carl Barks. En résulte une saga formidable, précise dont la richesse du dessin est incroyable. Drôle, émouvante, juste… On suit Scrooge tout autour du monde, de son Écosse natale jusqu’au Mississippi, à la Vallée de l’Agonie Blanche dans le Yukon, en Afrique du Sud, en Indonésie, en Australie… Les épisodes les plus marquants pour moi sont évidemment les nord-américains car la retranscription historique de la ruée vers l’or est absolument parfaite à mon goût. J’ai tout appris grâce à Picsou, et c’est lui qui m’a donné envie de voir ça de mes propres yeux. Ca peut paraître ridicule d’avoir Picsou pour référent, mais c’est normal, quand on n’a pas lu The Lives and Times… Lisez les, et vous verrez !

4. Peu après, est arrivé Stephen King. J’empruntais les livres à mon beau-frère, qui en faisait la collection. Pour une raison que je ne m’explique pas, mon premier livre de lui était « Pet Sematary » (Simetière) comme pour beaucoup de monde ! Il garde une place spéciale dans mon cœur, même si c’est loin d’être mon préféré. Et là je découvrais quelque chose qui m’était totalement inconnu : le Maine. Un pays brumeux, avec beaucoup de forêts sombres, des lacs profonds, des cabanes au fond des bois, cette ville de Bangor qui est presque le seul îlot de civilisation… Stephen King n’a pas son pareil pour décrire ce magnifique endroit, que je découvre pour la première fois en 2008. C’est mon tout premier voyage aux États-Unis et j’ai été tellement émue de voir de mes propres yeux à quel point Stephen King avait réussi, une fois de plus, à retranscrire si parfaitement et surtout si fidèlement le lieu dans lequel se passe tous ses romans. A la différence qu’évidemment… le Maine est aussi mystérieux que paisible…

5. En 4ème, lecture obligatoire en cours de français : « Des Souris et des Hommes » de John Steinbeck. Je crois que c’était mon tout premier grand classique américain. Aujourd’hui, j’avoue que je trouve ça dommage et sans intérêt d’avoir travaillé sur une traduction, mais cette étude m’aura permis de découvrir la grandeur de Steinbeck, et il s’agit d’ailleurs toujours d’un de mes livres préférés. Les couleurs, les odeurs, les lumières… tout est parfait, et d’une sensibilité incroyable. La douleur que j’ai ressenti en lisant le livre, la beauté des mots. Je rêve souvent de la vallée où se trouve la ferme et des plaines désertiques californiennes pendant la grande crise…

6. Bien plus tard, après avoir découvert un peu Steinbeck, j’ai ouvert la porte à l’autre auteur classique : William Faulkner. C’est un tout autre univers qui s’est ouvert à moi, celui de l’humidité du climat du Mississippi, du poids de la chaleur mais aussi de celui de l’Histoire du Sud, lié à l’esclavage, à la guerre de sécession, à la religion… Ce livre m’a causé beaucoup de fil à retordre, tant sa lecture peut être fastidieuse à certains moments (Faulkner n’est pas le plus facile à lire…) mais je dois absolument le relire bientôt, pour avoir un œil nouveau et peut-être un peu plus mature. Ce livre est d’une beauté absolue.

7. Encore au collège, je me souviens m’être ennuyée énormément et avoir pris au hasard un bouquin dans la bibliothèque de mes parents. Il s’agissait de « Fille du Destin », d’Isabel Allende, auteure que je découvrais pour la toute première fois, et que j’aime toujours beaucoup, non pas parce qu’elle est particulièrement brillante, mais parce que c’est une très grande narratrice. Et aussi, parce qu’elle est un peu féministe sur les bords… Fille du Destin nous raconte l’histoire d’une jeune femme, chilienne, qui quitte son pays pour se retrouver, un peu par hasard, en Californie, pendant la ruée vers l’or. C’est une des seules femmes pionnières et elle arrive à survivre dans un environnement brutal.

8. Alors celui ci, je viens tout juste de m’en rappeler, à croire que je voulais vraiment l’oublier !!! Mais cher lecteur, je ne te mentirai pas. Ainsi, je suis obligée de l’évoquer. Encore une fois tiré de la fameuse bibliothèque de mes parents, voici « Tonnerre sur la Cité Perdue », un roman qui n’est sans doute pas très bon, mais vraiment super divertissant. (donc finalement, c’est qu’il doit être bon). Un roman policier mené par une jeune archéologue qui finit par se retrouver au fin fond des canyons de l’Utah (tiens, tiens…) pour découvrir une cité indienne Anasazi… perdue. Je vous rassure, elle finit par trouver la Cité, ses mystères et son lot d’assassinats… Ma première découverte des paysages de l’Utah !

9. Au Lycée, j’étais dans une période « grands auteurs français », c’est pour ça que je ne me souviens de ne rien avoir lu d’américain ! Je passe directement à l’Université, où j’ai entamé de nombreux romans de flibustiers (mais je ne suis pas sûre qu’on puisse considérer les Caraïbes comme en Amérique du Nord, donc je laisse tomber). En revanche, j’ai entamé le trèèèèès long « Journal de Lewis et Clark » en deux volumes colossaux. C’est une collection des différents journaux des membres d’une des plus grandes expéditions, commanditée par Thomas Jefferson lui-même, et dont le but était de découvrir et cartographier les terres hostiles et inconnues de l’Ouest. Les dangers sont nombreux, entre les attaques d’ours, d’indiens, les périls du Missouri, les maladies, les blessures… Beaucoup de membres du voyage n’en reviendront pas. Lewis lui-même deviendra à moitié fou quelques années après « Le Grand Retour » et ces 2 années de voyage. J’ai découvert tellement de choses à travers ce récit… Les relations extrêmement complexes avec les indiens, mais aussi les trappeurs français, bref, la géopolitique de l’époque, si on peut appeler ça comme ça…

Cela fait 9 livres qui m’ont forgée telle que je suis, mais je ne compte pas m’arrêter là, puisqu’il y a quelques mois, j’ai proclamé cette année comme mon année américaine, où je dois m’efforcer de rattraper mon retard dans la lecture des plus grands classiques américains, mais aussi dans ma connaissance du monde mormon… (mais peut-être que le quota est déjà atteint, je me suis enfilé deux livres historiques à ce sujet !) Nous verrons en fin d’année pour le bilan…

10 choses sans lesquelles je ne peux pas voyager

Mes compagnons de voyage le savent : je voyage léger. Généralement, une robe, une brosse à dent, deux culottes et deux tee-shirts et c’est bon, je tasse le tout dans mon sac et c’est parti. Je ne parle même pas de week-ends à Paris ou à Londres (où là, la liste est encore plus réduite) mais de vrais grands voyages, par exemple comme nos précédents en Utah, et le prochain à venir sur la route. Bon ok, j’exagère peut-être un peu, pour trois mois de voyage, le sac à dos risque d’être un peu plus lourd ! Quelles sont les 10 choses que je prend à tous les coups quand je voyage dans ces endroits magnifiques ? (je suis sûre que si je partais en Laponie, la liste ne serait pas franchement la même…)

1. Sans Birkenstock, point de salut. Après avoir marché toute la journée avec des chaussures de marche (qui sont humides et puantes le soir), mes petits pieds respirent rien qu’à l’idée de retrouver mes chaussures préférées, mes Birkenstock à semelles molles, avec lesquelles je peux faire des dizaines de kilomètres sans avoir mal ni aux pieds, ni au dos (ce qui est très rare chez moi). Le plus dur, c’est de devoir me passer de mes chers vernis bleu et rouge… (bin oui, ça fait pas très warrior, sinon)

2. Encore un peu de pub pour la jeunesse branchée (ou les vampires). Mes Wayfarer sont mes meilleures compagnons de jeu depuis une grosse année. Bien couvrantes, elles me font voir la vie en rouge. Il fait toujours plus beau quand je les mets qu’en vrai. Ne vous avisez pas de me les piquer, elles sont à ma vue. A ma vue de taupe.

3. Avoir un teint de rousse, c’est joli, mais seulement en hiver. Le reste du temps, ça me donne envie de pleurer, même avec un écran total indice 10 000. Bouh.

4. Mon carnet de voyage Moleskine tout pourri, sur lequel j’écris les événements de la journée, les adresses des heureux destinataires de cartes postales, où je colle des choses, où je calcule… C’est toujours un plaisir à relire quelques années après…

5. Un aspi-venin. Même petite, ma mère me suivait toujours avec. Je suis très allergique aux piqûres de guêpes (je ne fais heureusement pas d’œdème de quink pour ça) et évidemment, je me fais piquer à peu près toutes les semaines en été. Et puis qui sait, il y a peut-être de redoutables serpents à sonnette qui traînent dans le coin ?

6. Les guêpes m’aiment, mais pas autant que les moustiques. Je dois avoir une peau sucrée ou qui sent fort, je ne sais pas. Pendant l’été montréalais, j’avais même été handicapée pendant plusieurs jours à cause de ma jambe qui avait doublé de volume. Sales bêtes. Seul le répulsif canadien, interdit à la commercialisation en Europe (car il contient des saloperies ignobles) arrive à les éloigner un peu.

7. Il est évidemment un peu cliché de dire « mon iPod« , d’autant plus que je déteste ce petit appareil. Et pourtant… il n’est toujours pas cassé donc je le trimballe toujours avec moi. La musique fait autant partie du voyage que les senteurs, les paysages, les bruits de la nature…

8. Une carte. Des tonnes de cartes. Je ne peux pas voyager sans cartes, je me sens nue sans elles. Ma dépendance à la géographie, peut-être ? Ou alors ça vient d’un traumatisme lié à des années de tortures en salle de cartographie ? (un peu comme un syndrome de Stockholm…)

9. Mes appareils photos, deux ou trois, selon ce que je peux emprunter. Mon reflex Canon et ses deux objectifs (50 mm et 14 mm) et mon instantané Fujifilm, avec un tas de cartes SD et de films !


10. Mon shampoing solide Lush. Je pense que c’est le seul produit de soin que j’aurais besoin d’apporter avec moi si nécessaire. Il lave tout. Il passe dans la cabine d’avion avec moi. Il dure 6 mois. Il ne fond pas. Il ne coule pas. Que demande le peuple ?

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