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Un séjour dans le Maine #2 : l’Acadia National Park

L’Acadia National Park est un des seuls parcs nationaux américains de la côte est. Déjà que l’on se trouve dans un endroit génial mais alors si en plus il y a un parc national, que demander d’autre?! Nous n’avions pas eu le temps de le parcourir la dernière fois, c’est maintenant chose faite. Enfin… il est tellement vaste que je pense que nous n’en avons encore eu qu’un aperçu. N’ayant que peu de moments de liberté nous permettant de faire une rando (nous n’étions pas venus en amoureux…), le Great Head Trail semblait bien indiqué : départ du rivage pour monter sur une montagne nous offrant un point de vue magnifique sur la Frenchman Bay et l’infini de l’Océan (oh, c’est beau). L’Acadia est vraiment un parc surprenant et qui ne ressemble effectivement à rien de ce que nous avons pu connaître aux États-Unis. Dans l’Utah, les parcs sont vraiment clos, aucune habitation permanente n’y est permise et j’ai l’impression que tout est beaucoup plus réglementé : c’est évidemment du aux spécificités du relief là bas, les canyons et montagnes « enferment » et délimitent plus facilement un espace, et la faune et la flore du désert sont toujours plus fragiles.

Ici non plus, il n’y a pas d’habitations dans l’enceinte même du parc (bien qu’il soit difficile de parler d’enceintes) : en fait, les villages de pêcheurs sont justes hors de la zone verte qui délimite le parc sur la carte. Mais dans les faits, le parc est bel et bien habité et on ne fait pas la différence… Hormis ces délires géographicos-chiantos, ce qui nous a le plus surpris sont les changements rapides de paysages : on se trouve sur un rivage rocheux avec des conifères arrivant tout près du bord, qui rappelle bien les contrées sauvages de l’Alaska, et d’un coup on prend de la hauteur et les parfums nous font penser à la Méditerranée… Puis surgit une plage de sable d’on ne sait où, avec quelques promeneurs et leurs chiens -fous- se baignant dans l’eau turquoise glacée.

Le sud de la Mountain Island (qui constitue en fait le parc et les villages dont Bar Harbor, si vous suivez bien la leçon) est un peu plus « authentique ». Bass Harbor, par exemple, n’est pas un village touristique comme son voisin du Nord, il est d’ailleurs peu animé hors-saison mais le diner/café du centre réunit les quelques locaux éparpillés dans les montagnes. L’activité principale semble vraiment être la pêche, peut-être un peu la plaisance, quand les navettes-bateaux partent du port pour aller visiter la Baker Island (mon grand regret, elles n’étaient pas encore en service… Cette île est un autre cœur historique de la région, s’y trouvent encore un phare et une ferme du 18ème siècle).

En résumé, je crois qu’il va falloir y retourner, un jour ou l’autre…

Un séjour dans le Maine #1 : Bar Harbor

Bar Harbor est le genre de lieu où l’on dit toujours « un jour, on reviendra… » sans vraiment savoir si ce sera vraiment le cas… C’est mal connaître notre entêtement puisqu’à peine deux ans après, nous revenons sur les lieux d’un excellent week-end là bas… Nous avions surtout envie de découvrir l’Acadia National Park, que nous n’avions que rapidement survolé lors de notre premier passage ici.
Pour la petite présentation, Bar Harbor est un village de pêcheurs fondé au début du 18ème siècle, avant d’être envahit progressivement par la bourgeoisie bostonienne. Certains manoirs de l’époque tiennent encore debout (notamment le Moseley Inn dans lequel nous sommes retournés) et je suis encore fascinée par cette architecture que je trouve si belle : maisons de plusieurs étages, parfois avec des petites tourelles, mais avec comme élément commun les longs porches, souvent habillés de balancelles ou de rocking chairs. Il n’y a rien de plus évocateur des États-Unis, pour moi.
Le trajet est vraiment, vraiment très long, entre 7 et 9 heures de route mais lorsque l’on arrive à proximité de l’île de Mount Desert, que l’on traverse le petit bras de terre avec l’Océan de part et d’autre, on se dit que l’on est déjà largement récompensés. Cette île a quelque chose de magique pour moi. Le soir, les îlots alentours sont à moitié noyés dans la brume, et le port de pêche semble un peu fantomatique…

Bar Harbor, ville quand-même assez touristique en été, se réveillait tout juste et se prépare pour la nouvelle saison à venir. Les boutiques étaient déjà toutes ouvertes SAUF le meilleur glacier des Etats-Unis. Meilleur que Ben and Jerry’s, eh oui. Adieu la glace à la myrtille sauvage (spécialité de la région) avec des carreaux de chocolat… Le deuil a été douloureux, très douloureux. Je me suis aussitôt consolée avec un homard frais au barbecue, pour la peine (ultime spécialité de la région). Et pour pas cher en plus.

Je suis obligée de mélanger un peu les jours (quatre, pour être précise) pour rester dans la thématique du village de Bar Harbor, qui a encore révélé des charmes inattendus, comme son petit cimetière datant de la guerre de Sécession (je suis fascinée par la beauté simple et « pure » des cimetières américains : pas de chichis, juste une pierre gravée dressée dans le sol), où les confessions sont souvent mélangées. Celui de Bar Harbor est au centre des trois églises : l’Église catholique romaine, l’Église protestante et l’Église épiscopale. Dans chaque petit village, il peut y avoir au moins 3 ou 4 églises, ce qui peut être surprenant dans un premier temps. Nous nous sommes pas mal baladés dans les parties moins touristiques du village, dans les rues bordées de maisons simples, avec de vrais gens qui y vivent (je souligne ce point car la « Main St » est presque inhabitée), pour s’imprégner de l’ambiance du Maine côtier. Par certains aspects, ce coin ci me fait penser à la Bretagne : ports de pêcheurs, même rythme de vie… Mais il y a quelque chose de vraiment plus exotique et de plus grandiose : les proportions ne sont pas les mêmes. Les espaces semblent beaucoup plus immenses, les forêts plus grandes et ce que j’apprécie surtout, c’est le mélange côte atlantique/grands espaces forestiers, lacustres et montagnards, le tout, sur la même île.

La balade de quelques kilomètres, qui débute à Bar Harbor et qui nous promène en bord de mer est vraiment très agréable et nous a permis d’observer des manoirs majestueux à la « Mr Burns », mais aussi des petites maisons en bois perdues au milieu d’un terrain qui semblait bien mal entretenu… A cette époque de l’année, le sentier n’est pas emprunté, ce qui nous donne une fois de plus cette sensation d’être seuls au monde… et qui n’est pas franchement désagréable.

Le Maine : Bangor, Bar Harbor, Acadia National Park

P1000277Un vieux rêve de gamins, que ce soit pour Ben ou moi, que d’aller visiter le Maine! Nous avons été bercé depuis notre plus tendre enfance par les romans de Stephen King : les connaisseurs sauront à quel point le paysage, l’ambiance, les villages qu’il décrit sont marquants. Et voilà, nous y sommes! Seulement pour deux jours, à partir de Montréal, avec Virginie et son gros 4*4 (qui nous a bien servi sur les routes défoncées)…

Avant de commencer, juste un conseil : ne JAMAIS écouter un GPS. A l’aller, il nous a rallongé notre temps de trajet de 3h par rapport au retour (où nous avions une carte…)

Après un passage rapide dans le New Hampshire, nous voici déjà dans le Maine, avec ses grandes forêts de sapins, ses lacs et ses montagnes… Rien que sur le trajet, on en prend plein la vue.

1ère étape : Bangor

Ville de Stephen King : ça tombe bien, c’était sur le chemin! Après un petit passage incontournable dans son quartier et devant sa magnifique maison (non, nous n’avons pas fait les paparazzis…) pourvue d’un portail en fer forgé noir décoré de toiles d’araignées… Sans oublier l’écriteau planté dans le jardin « Support our troup : stop the war ». Il n’y a pas de doutes, on est bien devant la maison de King!
Bangor est une charmante petite ville très perdue (et dire que c’est la plus grande du coin…) avec ses innombrables églises blanches et immenses maisons avec leur porche…

P10002262ème étape : Bar Harbor

Bar Harbor est vraiment un village typique, avec de vraies maisons en pierre (eh oui, chose rare aux Etats-Unis!). C’est un village de pêcheurs de homards (spécialité locale) « recyclé » dans le tourisme (même si la pêche est une activité encore bien présente). Après avoir longé pendant 2km le bras de terre qui joint la presqu’île et le continent, c’est un vrai bonheur d’arriver enfin. Surtout dans notre maison d’hôte, le « Moseley Cottage », où nous avions une magnifique chambre de… 40m2 environ, avec un porche et une balancelle perso…
Le petit port est vraiment très beau, ainsi que l’allée principale qui rappelle un peu la Bretagne… Mais avec les forêts immenses en plus! Nous avons eu la chance d’avoir un temps parfait, et frais (ce qui était largement appréciable après les 40°C de Bangor…)
A Bar Harbor, il faut absolument manger du homard, on en trouve de partout, et même dans les plus petits bistrots, ils sont délicieux… (et pas cher : 20$ la demi livre)

P1000230Attention : les moustiques du Maine sont encore plus redoutables que les québécois… Si j’étais marseillaise, je dirais qu’ils font la taille de mon poing.

3ème étape : Acadia National Park et environs

Malheureusement, nous n’avons pas vraiment eu le temps le lendemain d’entrer au parc, donc nous avons décidé seulement de nous ballader aux alentours (les paysages sont du même acabit…).
Il y a beaucoup de bras de mer qui entrent assez profondément au centre de l’île, même à marée basse, c’est assez spectaculaire. En revanche, une fois que l’on quitte Bar Harbor, l’île est déserte! Il y a bien quelques bleds… rien de plus (le piège, c’est que sur les cartes, les bleds sont indiqués avec de gros points rouges… car y’a encore plus petit : tout est relatif!)

P1000257La brume commence à tomber… les orages arrivent très rapidement : nous avons pu l’expérimenter au trajet du retour, où la pluie était si dense que nous n’avons pas pu continuer notre route!
Malheureusement, nous ne sommes pas allés au point de vue au meilleur moment de la journée… L’eau s’était déjà retirée. Remarque, ça nous a permis de faire l’erreur d’aller se tremper le bout des orteils (qui s’en souviennent encore). Elle était à 14 ou à 15°C?

Deux jours, c’était vraiment trop court pour apprécier, surtout avec plus de 9h de retour à chaque aller… Mais une chose est sûre (ou presque!) : on y retourne l’année prochaine!

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