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Archives de la catégorie ‘Montréal’

Nostalgie

Il y a très exactement 287 jours, nous atterrissions dans la banlieue montréalaise pour faire nos premiers pas sur la neige croustillante québécoise. Deux jours après, nous étions presque prêts à jurer comme les québécois et en avions marre de cette « mârde blanche » qui nous oblige à marcher comme un pingouin dans la rue pour assurer ses arrières. Et pourtant… Même si l’hiver dernier était loin d’être un vrai hiver québécois et que nous sommes presque arrivés au temps de la fonte des neiges, je ne rêve que d’une chose, c’est d’y retourner. Pour enfin profiter d’un hiver canadien, faire des bonshommes de neige, (re)vivre des tempêtes infernales, faire du patin dans les parcs…
Entendre à nouveau les premières notes et les paroles de la chanson The Suburbs il y a quelques jours à la Halle Tony Garnier a été un moment bouleversant pour Ben et moi, et évidemment, ça nous prend toujours pas surprise… Nous avions entendu cette chanson pour la première fois à la sortie de l’hiver montréalais, et elle restera toujours pour moi ancrée à Montréal et à mes souvenirs montréalais. Et là, de retour à Lyon, nous l’entendions pour la dernière fois, en présence du groupe. Ils nous ont accueilli là bas, ils nous laissent ici. C’est la fin d’un cycle. Et j’espère que ce sera pour moi l’occasion de me réadapter à la vie ici, de tourner enfin la page et de passer à autre chose… jusqu’au PVT…

Sometimes I can’t believe it
I’m moving past the feeling again

I guess we’ll just have to adjust

Cela fait 5 jours que j’ai posé le pied en France. Depuis au moins un mois, j’avais très hâte de retourner « chez moi » : beaucoup d’amis s’envolent à leur tour, donc je voulais les voir avant, j’avais hâte de revoir ma ville, Lyon, sous ses beaux habits d’automne, j’ai hâte de finir mes études, de commencer autre chose…
Je ne pensais pas que le départ de Montréal soit aussi difficile, je ne pensais pas non plus pleurer comme une madeleine en voyant les lumières de la ville encadrer le St Laurent, de nuit, au décollage. J’imagine que c’est parce que ces quelques mois m’ont beaucoup marqué, et que c’est évidemment positif, je me suis aussi rendue compte qu’après tout, Montréal était encore plus « en moi » que je ne le pensais.
Pendant ces longs mois, j’ai toujours « défendu » les français contre certains clichés qui ont la vie dure, face à mes collègues québécois qui ne cessaient de me taquiner : oui, on se lave plus d’une fois par mois, non on ne se balade pas toujours avec un st marcellin bien fait au fond de notre sac, oui, on connait les rudiments de la politesse, etc… Et pourtant, en arrivant à Paris, où je faisais ma correspondance, je me suis sentie bousculée, on ne m’a jamais dit pardon, les gens étaient pressants et peu accueillants… J’ai toujours ressenti ça à Paris mais c’était encore plus amplifié cette fois ci, comme si j’avais oublié.
Une sorte de choc culturel à l’envers, quoi… De retour à Lyon, j’ai eu l’impression que la ville avait changée. Je me suis vite rendue compte que non, c’était moi qui avait changé, je ne vois plus les choses du même œil. Ne vous méprenez pas : je porte toujours le même amour inconditionnel pour ma ville mais lors de ma première balade, juste le lendemain de l’atterrissage, je me sentais déphasée, décalée, comme si j’étais dans un pays étranger. Mes sentiments étaient contrastés, ça me rappelle d’ailleurs lorsque j’étais petite et que nous revenions de deux mois « au bled », en Espagne. J’étais si heureuse de retrouver mes jouets que j’étais folle, mais d’un autre côté je me serais bien passé de rentrer à l’école quelques jours après…
Je le savais avant de partir : à partir du moment où on vit ailleurs, qui plus est dans un univers aussi différent que Montréal, on change. J’ai toujours l’impression que Lyon est mon seul chez moi au monde, le seul endroit que j’identifie comme ça. Mais ça n’a jamais été le seul endroit où je peux m’épanouir et où je me sens bien. J’ai l’impression d’être le cul entre deux chaises : je suis heureuse comme jamais d’être rentrée chez moi et d’avoir mille choses à faire, d’aimer toujours autant cet endroit, mais d’un autre côté, j’ai une envie encore plus vivace de repartir, dans quelques mois. Comme si ça allait être comme ça toute ma vie, comme si j’allais avoir besoin de m’envoler tous les deux ans vers de nouveaux horizons, pour mieux retrouver mes racines par la suite.

Au menu : J’ai fini l’école, et je pars vers l’inconnu. C’est effrayant plus qu’excitant pour le moment mais j’essaye déjà de m’en sortir : un petit boulot pour Octobre, un autre pour Janvier, et au milieu de tout ça, je ne vais sûrement pas m’arrêter de voyager. Londres et Madrid sont déjà prévus et surtout, surtout, le prochain grand décollage sera pour 2012…

Une expatriation en chiffres

8 passages de la frontière américaine (et 8 passages dans l’autre sens : non, nous ne sommes pas clandestins!)
– Une 10aine de burgers de la Paryse dévorés
12 000 kilomètres de transatlantique
6 visiteurs courageux
2 séjours aussi différents que fantastiques au bord de l’Océan
2 blocs de foie gras : bien plus que dans une année normale, merci les visiteurs courageux!
1 jeu de questions/réponses québécois et encore plus de questions sur des auteurs régionaux et joueurs de hockey
56 films loués dans notre vidéo-club
7 intégrales de séries dévorés
2 appartements, 1 tente
2 homards pour moi toute seule
– Une 30aine de réunions tupperwares
5 matches de Roller Derby
1 tremblement de terre
9 concerts dont 4 d’Arcade Fire
66 kilos de bagages à l’aller
– Finalement autant de bagages au retour (merci aux 6 courageux visiteurs!)
1 voyage dans l’Utah, avec 2 encore plus courageuses visiteuses, et beaucoup trop de souvenirs et de fou-rires pour qu’ils se retrouvent en chiffres
12 tablettes de chocolat à cuire expédiées et/ou cachées au fond des valises
1 œillade avec Dan Boeckner, 20 autres avec Tim Kingsbury
– des milliers de photographies
1 taxi jaune
-24°C et 45°C
– une 100aine de $ dépensés chez American Eagle Outfitters
12 photos de calendrier des Dieux du Stade (du stade Germain Poulain de Blainville s/ Seine)
– une petite 100aine de cartes postales (de bon goût) envoyées
1 partenaire de voyage d’1m80 (là, c’est pour la stat’ indispensable)
– des 10aines d’heures passées à écrire sur mon blog et à lire celui des autres (une pensée particulière pour 1 néo-zélandaise, 2 maltais, 1 anglaise et 1 ex-athénienne)
– des 10aines d’heures sur Skype
6 pieds dans l’eau du Lac Champlain
1 mémoire de 101 petites pages et 1 début de thèse
7 national parks
3 balades dans des cimetières



don’t know where we go… let’s go

Il est sûrement temps de faire le bilan

Et je ne suis pas du tout douée pour ça! Je m’empresserai donc de faire court. Dans 4 jours, on déménage notre appartement et on quitte Montréal, qu’on ne recroisera plus que pour aller à l’aéroport.
Cela fait maintenant 6 mois et demi que nous avions posé nos valises dans la neige et malgré quelques moments difficiles, je peux dire que globalement le temps est passé très vite… On a tous les deux beaucoup travaillé, et c’est avec un soulagement tel que nous quittons Montréal pour partir en vacances, que je ne suis pas du tout triste de partir. Je ne suis donc pas dans les conditions les plus objectives pour regarder en arrière et faire le point.
La fin de l’année va tellement être chargée que je n’aurai sans doute pas le temps de penser à ce temps passé au Québec. Peut-être plus tard… Quand l’envie de partir ailleurs quelques temps sera tellement vive que je ne penserai plus qu’à ça… On a d’ailleurs déjà fixé la date et l’endroit…
Mais j’ai à faire à Lyon, et je brûle d’impatience de retrouver ma ville chérie, mon chez moi où j’ai encore tellement à voir et tellement à faire, d’ailleurs, j’ai pris une bonne résolution de l’automne : à l’image du très populaire site que j’avais déjà présenté « 1000 choses à faire à Londres« , je vais faire les « 1000 choses à faire à Lyon », en me baladant dans les coins populaires et en découvrant les coins moins populaires de ma ville, pour être touriste dans ma propre ville… Et exercer mon œil et mon inspiration photographique! J’espère pouvoir aussi bien retranscrire mon amour pour Lyon que j’ai partagé avec vous mon amour pour Montréal.
Un beau défi qui se lance, parmi tant d’autres!

Maintenant, excusez-moi mais on doit préparer notre valise pour notre camping-trip loin, loin dans l’Ouest… Mountain Lions, beware!

Balade au Jardin Botanique

Nous avons enfin un peu plus de temps pour découvrir l’est de la ville, maintenant que nous y sommes (comprendre : le Jardin Botanique se situe à 3,5km de chez nous, à distance montréalaise c’est tout près!). Sur un coup de tête, nous avons décidé d’en profiter et d’y faire un tour après 18h, vu que ça devient gratuit. Et quelle surprise ! Je ne m’attendais pas à ce que ce Jardin soit si immense, en 2h nous n’avons eu le temps d’en visiter que la moitié. Il y a plusieurs Jardins thématiques aussi intéressants les uns que les autres, aussi beaux, et parfois très odorants… Le Jardin Potager est évidemment le premier vers lequel je me suis dirigé. Tous les fruits et légumes étaient presque à maturité, et c’était difficile de résister à la tentation de se servir… On a quand-même fait les voyous puisque l’on a volé une fleur de ciboulette (damn!) et une framboise noire (scandale! j’espère qu’ils ne vont pas retrouver ma trace par le blog!). Je me demande ce qu’ils font de tous ces légumes, et même si je me doute bien que le but premier est l’ornement (les champs de chou rendent très bien) c’est toujours dommage de les voir pourrir!

Nous nous perdons dans le Jardin des Nouveautés avec une petit concert de jazz donné au restaurant du Jardin Botanique, et qui portait jusque là. Le Jardin Alpin est lui aussi extrêmement bien fait et immense, nous avions parfois l’impression de nous y trouver, dans les Alpes! Un vieil homme avec une canne tente de dresser une perruche rouge et quelques oiseaux dont nous ne connaissons pas le nom en imitant leur chant, et c’est réussi puisque les bestioles s’agglutinent autour de lui.

Ce Jardin Botanique est décidément plein de surprises…. Comme ce magnifique Jardin de la Chine, avec ses reconstitutions de pagode (je ne peux pas dire si elles sont réalistes!), son petit lac émeraude et son Jardin consacré à l’art du penjing (la « culture », dans tous les sens du terme, du bonsaï)… On ne s’attendait pas du tout à cette immensité! Mais ce n’est pas fini, la Roseraie, le Jardin Japonais (où nous croisons une grue et des nombreux poissons chats) et pour finir le Jardin des Premières-Nations, où nous nous enfonçons dans une forêt plutôt épaisse pour découvrir l’art et les techniques autochtones… Les Jardins sont encore nombreux à découvrir! Nous recroisons le vieux monsieur « aux oiseaux » qui, cette fois-ci, nous dit d’avancer prudemment… Nous découvrons dans un coin, une renarde en train de manger des fleurs… cette dernière n’est pas farouche et s’approche à moins d’un mètre de nous pour nous observer… Je sais déjà ce que je fais la semaine prochaine :  j’y retourne !

J’aime/J’aime pas

Diantre! Plus de 10 jours sans mise à jour? C’est pas sérieux… Même si l’été a commencé, et que celui-ci va être bien chargé, je continue à prendre des notes à droite et à gauche, des bribes d’idées, des petites réflexions… Qui ont donné lieu à une liste de type J’aime/J’aime pas, qui faisait fureur sur les forums il y a 5 ans (oui, les J’aime/J’aime pas me manquent!)

Allons-y, sur mes impressions de la vie à Montréal/au Québec/au Canada :

J’aime

– les rues arrières et leur tranquilité
– avoir souvent l’impression d’être dans un village
– les rues très arborées et fleuries en tous temps (enfin presque)
– entendre les oiseaux le matin et voir 1000 sortes d’oiseaux différentes, ça change des pigeons
– les burgers
– l’ambiance hystérique de la ville en été
– se dire, la veille d’un week-end : « tiens, et si on allait faire un tour aux USA? »
– mon ancien vidéo-club
– la mode nord-américaine : American Eagle Outfitters mon amour! Et les soldes tout le temps
– les orages violents l’été, la pluie torrentielle
– l’odeur de barbecue dans toute la ville l’été
– le public des concerts
– avoir un magasin de vynils comme il n’en existe même pas à Londres
– y avoir tous les concerts du monde
– La Petite Italie
– le building bleu qui réfléchie tout la ville, vers McGill

J’aime pas
– la crise identitaire québécoise
– le prix des légumes, même au marché
– la viande pleine d’hormones, les produits de base bourrés d’additifs, de fer, de sel et d’autres joyeusetés diverses
– la slush
– les escaliers casse-gueule
– le Plateau
– les 44°C de chaleur humide à la Koh Lanta (si tu survis, c’est un miracle)
– le gaspillage de l’eau, et des matières premières en général
– l’absence de saucisson lyonnais et de serrano
– les allergies respiratoires assez importantes au printemps
– calculer les taxes à rajouter seulement sur certains produits : toujours pas compris
– le prix des livres
– les moustiques « Chuck Norris »
– être en décalage avec les européens : bordel je m’ennuie sur Internet, moi!
Balle au centre!

Handsome Furs à l’Apple Store

J’ai réussi à ne pas entrer dans un Apple Store pendant les 23 années de ma courte vie. (et eux non plus apparemment) Malheureusement, je n’ai pas pu résister à la tentation hier, tout simplement pour enfin avoir la chance d’y voir Handsome Furs pour un concert gratuit hier soir. J’ai tellement usé leur album de l’année dernière, Face Control, que ça faisait des mois et des mois que nous mourrions d’envie de voir envie le groupe montréalais. Pendant que nous faisions la queue pendant quelques minutes devant l’édifice-stalinien-temple-de-la-consommation-d’Apple, Alexeï et son mari Dan sortent fumer à quelques mètres de nous. Ça peut paraître bête mais j’ai toujours beaucoup d’étonnement à voir des types comme ça en chair et en os, ça me persuade qu’ils ne sont pas seulement des petits bonshommes animés sur Youtube. Comme d’habitude, lorsque je souriais béatement à l’idée de monter voir le concert, Dan Boeckner a croisé mon regard (de ses beaux yeux verts) et j’avais un air très con, à ce moment précis.
Les deux sont très connectés et sont vraiment fascinants à voir sur scène, ils sont presque possédés, Alexei à la table de mix et Dan à la guitare. Ils sont également très communicatifs, Dan avouant même qu’il n’avait pas eu le temps de se doucher avant de venir et après avoir bravé les éléments pour arriver à Montréal (entre tempêtes et pannes de train), les deux s’amusant à placer des fuckings un peu partout pour pourrir le futur podcast apple du concert (c’était mignon) et surtout, nous offrir 4 ou 5 nouvelles chansons, qui étaient beaucoup plus « dance » que ce qu’ils ont l’habitude de faire, mais toujours avec cette énergie brute rock. Ils ne m’ont pas non plus fait l’affront de ne pas jour « All we want baby… » et c’était un vrai moment de pur bonheur Les 50 minutes sont passées si vite que je ne rêve que d’une chose : les revoir dans leur élément, un club enfumé qui pue l’homme!

Un déménagement, encore !

Nous voilà bien installés dans notre nouvel appartement, et donc (malheureusement) notre nouveau quartier. Trouver une sous-location à ce moment là de l’année, correspondant à nos dates, n’étant pas la chose la plus aisée, nous avons un peu pris ce que nous trouvions. Direction Le Plateau (à croire que c’est une malédiction, les français peuvent-ils éviter Le Plateau??!), quartier que nous n’aimons pas particulièrement. Cependant, l’appartement est parfait, et la locataire vraiment adorable (et propre, oui! Pas de poils de lapin ni de frigo dégueulasse!). C’est donc sans surprise mais avec un plaisir non dissimulé que nous avons emménagé dans son appartement, sentant bon le produit nettoyant au citron…
Le seul hic : le four. Avez-vous déjà vu un four à gaz dont il faut laisser allumé en permanence le gaz pour que l’allumage automatique marche? Je m’explique : il faut toujours laisser le gaz en état de fonctionnement, donc qui se consume dans le four, pour que le petit « tic tic tic » automatique marche pour les brûleurs, c’est à dire qu’on n’est pas obligés d’y mettre du feu. Ça me parait hallucinant, mais qu’il en soit ainsi, ces deux mois vont passer très vite.
Se rapprocher du centre n’est pas désagréable, et c’est le gros avantage à payer le double (sic) de notre loyer précédent. N’y pensons plus! Et profitons des beaux orages d’été, qui ne cessent déjà d’inonder la ville…

Les contrabanditas VS Les filles du Roi

Encore un autre match ce soir, mais celui-là était vraiment fabuleux. Rien à voir avec le match déséquilibré que nous avions pu voir la dernière fois : les deux équipes montréalaises étaient au coude à coude durant tout le match, et malgré une très légère avance pour les « Ditas », le match était loin d’être plié à la mi-temps. J’avais décidé que Les filles du Roi étaient devenu « mon » équipe donc j’ai encore pu admirer les prouesses de « 3X » hier soir, la meilleure jammeuse de l’équipe à mon avis : une maîtrise incroyable, des feintes, des accélérations, des slaloms… Elle sait tout faire! Même ne pas tomber quand elle reçoit des coups de coudes dans les cotes…
Du côté des Contrabanditas, « Georgia W Tush » était aussi un morceau. J’avais déjà vaguement entendu parler d’elle, mais hier elle avait toute l’arena derrière elle : dans un style différent (plus athlétique) elle n’était pas moins bonne, et a marqué un bon nombre de points pour son équipe. Le public était en furie pendant les 3 ou 4 manches incroyables, où les deux jammeuses se sont succédé à la place de leadeuse, on ne savait pas qui allait marquer les points… Beaucoup de contact, beaucoup de chutes, et même un poignet foulé pour la jammeuse des Ditas (qui intervient heureusement à 2 minutes de la fin du match).
La dernière manche, à 20 secondes de la fin, a décidé de l’équipe vainqueur du match : j’ai cru un moment que les Filles du Roy l’avaient dans la poche, après l’exclusion de la jammeuse adverse pour irrégularité, mais finalement… elle est sorti du banc des punitions au dernier moment, pendant que la jammeuse des Filles du Roy se prenait une grosse gamelle en tentant de passer… Résultat : 104-103 pour les Contrabanditas!
Étant un peu loin, j’ai seulement une ou deux photos qui rendent, mais j’espère être sur la piste dans deux semaines pour retourner encourager les Filles du Roi!

Sortir de la ville sans en sortir; un petit tour à Westmount

Wesmount est techniquement une petite ville indépendante, depuis 2006… enclavée en plein cœur de Montréal. C’est un phénomène assez courant en Amérique du Nord, où certains quartiers à l’identité forte, et souvent nantis, deviennent las de payer les impôts pour des services publics qu’ils n’utilisent finalement pas (pourquoi payer le métro puisqu’on a une voiture perso, où l’hôpital puisqu’on va en clinique privé, où mille équipements sportifs puisqu’on a un club, ou le parc Lafontaine puisque celui de Westmount est plus beau ?). J’imagine que ce n’est qu’une raison entre mille ! Traditionnellement, Westmount est occupé par une communauté anglophone (d’abord les britanniques, puis les canadiens de l’ouest), la ville s’ouvre de plus en plus vers une population un peu moins aisée, au bas de la ville.
Etant donné que j’aime tout ce qui est beau, j’ai encore adoré me balader à Westmount.
Les avenues les plus chics (Shebrooke ouest) arborent des immeubles avec des entrées majestueuses et des fontaines italiennes, on s’attend presque à voir des chauffeurs ! Les plus petites rues ont encore plus de charme, avec des jardins immenses. Depuis que je suis à Montréal, j’ai toujours du mal à croire que l’on puisse avoir une terrasse et une véritable maison en pleine ville !
On est dans un tout autre monde, entre les beaux manoirs aux devantures impressionnantes, les bâtiments monumentaux et dans un style purement britannique, ainsi que le magnifique Westmount Park où j’ai hâte de retourner pour poser mes fesses dans l’herbe tendre mais aussi d’enfin visiter la grande bibliothèque et sa serre fleurie.

Westmount, c’est un peu comme un bout de Londres à Montréal, et du coup ne pas être allée en Angleterre cette année ne me manque pas trop…

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