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Archives de la catégorie ‘New York City’

New York City #5 : Staten Island… avant le départ

Voici le petit texte qui va clore cette belle journée… Il est difficile de sortir des sentiers battus à Manhattan, et même si nous y sommes (par chance!) arrivés lors de la visite des quartiers précédents, nous ne voulions pas louper le grand classique, le ferry en direction de Staten Island, qui est un « borough » de New York, au même titre que Manhattan (voilà pourquoi je n’ai pas appelé ma saga « Manhattan », même si nous y avons passé le plus clair de notre temps! Le ferry est entièrement gratuit, et pris en charge par la ville de New York depuis sa création dans les années soixante, si mes souvenirs sont bons. Avant cette époque, l’île de Staten était encore très rurale, mais la mise en place du ferry a permis de le désenclaver. On ne savait pas à quoi s’attendre du tout. Mais… je garde un peu le suspens pour plus tard.

Un des principaux attraits de ce ferry, c’est que l’on longe la statut de la liberté, qui parait toute petite mais qui est pourtant vraiment majestueuse. Encore une fois, c’est émouvant de se dire que l’on navigue dans les mêmes eaux que les premiers immigrants arrivant au Nouveau Monde. Il y a beaucoup de voiliers et de bateaux de plaisance, ce qui peut être surprenant car on a tendance à oublier que New York est au bord de l’Océan. Pourtant, quand on sent l’air iodé et que l’on voit la houle dans le bras de mer qui sépare Manhattan et Staten Island, on sait que l’on ne s’y trompe pas! La traversée au coucher du soleil est très belle (je vous laisse juger), et même si on a vu la Statue mille fois en photo, dans les films etc, c’est comme si c’était la première.

Je trouvais ça bête d’aller jusqu’à Staten sans en profiter pour aller près des nombreuses plages de sable, ce que nous avons donc fait, avec un peu de mal pour trouver un taxi! (qui ne sont plus jaunes, dans le coin.. pas très pratique tout ça!). La South Beach est effectivement très belle, avec une vue sur Brooklyn et déserte hors saison. Je ne doute cependant pas que dès l’arrivée des grosses chaleurs, c’est le point de ralliement des New-yorkais! Staten Island est presque une ville balnéaire, avec de nombreuses petites maisons en bois avec de grands jardins. C’est difficile d’imaginer que l’on est encore à New York, le cœur de la ville nous rappelle même un petit peu les stations balnéaires anglaises. Avec encore plus de mal pour retourner au port du ferry, nous retournons vers Manhattan, cette fois alors que la nuit est tombée, et la vue en revenant est époustouflante et vraiment magique : tous les immeubles sont allumés, l’Empire State Building est allumé en « bleu-blanc-rouge » et la flamme de la Statue de la Liberté est enfin en feu elle aussi. Inutile de préciser que c’était je pense notre moment préféré de la journée…

De retour sur la terre ferme, nous nous rendons à nouveau à la voiture, garée près de Times Square. Je n’avais pas du tout envie d’y aller, mais on a du le supporter de jour, et de nuit. C’est un endroit terrifiant, où les pubs font l’effet de stroboscopes abrutissants. Il y a énormément de monde et d’immenses boutiques, dont certaines sont vraiment absurdes et horribles, comme le magasin M&M’s, remplis de produits dérivés très laids, avec la musique à fond…

(Photo wikipédia)

J’ai toujours entendu de partout qu’il « fallait aller à NYC au moins une fois dans sa vie », et, bien que sceptique au début, je partage maintenant cet avis. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en mettant les pieds à Manhattan, je n’en attendais en fait rien, donc je ne suis pas déçue. J’ai vraiment compris pourquoi les gens avaient ce sentiment d’appartenance si fort à cette ville, qui a une ambiance vraiment très particulière, ambiance qui est je pense, unique au monde. Manhattan est une ville atypique, multiforme, on trouve de tout, il y a de tout pour plaire à tout le monde. Mais là où j’ai été le plus surprise, et je ne pensais jamais dire ça, c’est que je pense qu’il y a une qualité de vie incroyable à Manhattan (évidemment, ça doit être moins marrant de vivre dans le Bronx et de faire le trajet au quotidien, ou encore dans les quartiers chauds de Harlem) : les prix sont finalement raisonnables et surtout la ville ne va pas à mille à l’heure. C’est une ville très calme, où l’on respire, les gens ne sont pas stressés, la ville est extrêmement arborée, en bref, rien à voir avec Paris (et je m’attendais à ce que ce qui est pour moi la capitale du monde, allait être de la même teneur que Paris)
Il est facile de tomber éperdument amoureux de New York, il est facile de ne plus jamais quitter la ville quand on commence à vivre là bas, ça je n’en doute pas.

Je regrette cependant de ne pas avoir pu monter sur le pont de Brooklyn ou le Rockeffeler Center pour voir de belles vues, ou encore ne pas être allés nous balade à Brooklyn, mais tant pis. J’ai vraiment beaucoup aimé cette journée. Mais ce qui est bizarre, c’est que je n’ai pas forcément envie d’y retourner (au contraire de San Francisco ou même de San Diego, par exemple). Je suis consciente qu’il faut une vie pour découvrir cette ville et que nous n’avons pas fait le tour (peut-on vraiment le faire, de toute façon?) mais voilà, ça m’a suffit, je n’ai pas la curiosité pour l’instant d’en découvrir plus.
Finalement, mon ressenti final est un bon compromis…

Pour un autre point de vue de cette journée épique, allez donc voir : « 24 heures chrono, version New-Yorkaise »

New York City #4 : The Financial District

Je n’avais pas l’objectif idéal pour pouvoir prendre des photos dans ce quartier (pas assez de recul), donc je l’ai tout simplement rangé dans mon sac, je vais donc en voler sur wikipédia pour illustrer un peu! (bon, sauf la première, elle est de moi)
Vaillamment,  nous continuons notre chemin à pieds en direction du Battery Park où nous allons prendre le ferry dans la soirée. Après la foule de China Town, on se retrouve un peu comme dans un no man’s land, dans le quartier des affaires déjà déserté à 17h un vendredi soir. Ce n’est pas non plus désagréable, nous pouvons observer tranquillement les buildings avant d’arriver dans les hauts-lieux de l’économie mondiale : Wall Street et Broadway! Le centre des affaires est vraiment beaucoup plus petit que ce que je m’imaginais, et il est vraiment très agréable : les immeubles anciens comme le Rockefeller Center et l’Empire State Building en côtoient des plus récents. L’ensemble est vraiment très harmonieux et surtout vraiment beau, quand on aime un petit peu l’architecture (je n’y connais rien, mais c’est mon cas!)
Chose un peu plus surprenante, les rues cachent de superbes églises magnifiquement préservées, comme la Trinity Church et son petit cimetière. Le contraste est saisissant.

Nous faisons plusieurs fois le tour du quartier pour essayer de trouver Ground Zero, mais ce n’est pas facile. Tout simplement parce que ce n’est pas facile de repérer un trou au milieu d’immenses immeubles… Nous pensons tout le temps à ce que devait être la skyline de la ville avec les tours jumelles, et c’est vrai qu’elles manquent. On le voit, ce « trou ». Même si l’on a vu ces images des milliers de fois, c’est étrange et émouvant de se retrouver à l’endroit où cela s’est passé…

New York City #3 : Chinatown et Little Italy

Nous voilà enfin arrivés à un des endroits que nous avons le plus aimé, là où nous avons enfin pu palper la vraie vie New-Yorkaise, où nous avons pu voir de vrais New-Yorkais, sans touristes autour. Nous avions un peu l’impression de pénétrer dans l’intimité du quartier, et c’était vraiment un sentiment très agréable.
Nous ne sommes pas vraiment allés dans Little Italy, mais nous l’avons longé par l’ouest, en empruntant Chrystie St. Ce qui est agréable dans les villes nord-américaines, c’est qu’il y a toujours énormément d’espaces verts et de terrain pour pouvoir pratiquer à peu près tous les sports du monde. Après avoir assisté à un match de basket, on se retrouve ensuite autour d’un entraînement de soft ball, pour finir par quelque chose d’un peu plus rare : un match endiablé de « soccer ». Pas du foot américain, mais clairement du foot à l’américaine! Ben le spécialiste constate que les joueurs sont très physiques, très solides (et très… impressionnants) mais il y a peu de gestes techniques! C’est en tout cas très beau à regarder… Nous tombons ensuite sur un deuxième match du même genre, à l’approche de China Town. Sauf que l’équipe était entièrement constituée de gringalets asiatiques qui se tiraient dans les lunettes. On a été soulagés pour eux de voir qu’ils ne partageaient pas le même terrain que les autres!

La population du quartier est vraiment très mixte : latinos, asiatiques, blancs becs, afro-américains… mais petit à petit cela change et on entre de plein pieds dans Chinatown, on ne peut pas en douter!
Il n’y a toujours pas plus de touristes dans les rues que nous empruntons, et on a vraiment un choc culturel, le premier de notre visite de Manhattan. Nous connaissons déjà le ChinaTown de San Francisco, mais ce n’est pas du tout le même : là bas, les bâtiments étaient très « asiatisans », avec des dorures, des dragons, un peu plus folklorique. A Manhattan, on a un équilibre parfait entre architecture new-yorkaise et « touche » asiatique. On sent très vivement que l’on est à Manhattan, mais dans un Manhattan un peu plus exotique… Les rues sentent incroyablement bons, et on passe par mille odeurs différentes : fruits frais, poulet grillé, odeurs d’une cuisine que je ne connais pas, qui chatouillent le nez en permanence… On n’entend plus d’anglais non plus, il faut slalomer pour éviter les vendeurs de bijoux en jade sur le trottoir et les papis faisant leurs courses… Oui, dépaysant est le mot!

New York City #2 : East Village et Greenwich Village

Trouver un taxi à Manhattan ne semble pas être la chose la plus compliquée, sauf… pendant l’heure de pointe. Nous avons du poireauter bien un quart d’heure le bras en l’air avant de pouvoir sauter dedans… Même si nous aurions pu prendre le bus, prendre un yellow cab fait partie de l’expérience touristique, donc on ne voulait pas y échapper!
L’East Village était vraiment un endroit où on voulait se promener : ancien fief du mouvement beat, le quartier a gardé un je-ne-sais-quoi de bohème. Nous n’avons pas assez l’oeil pour distinguer la séparation entre ce quartier et le Greenwich Village, qui nous ont semblé assez similaires : autrefois populaires (quelques rues le rappellent encore) mais dorénavant branchés. Les grandes avenues sont typiquement new-yorkaises, avec les immeubles de brique accompagnés de leurs escaliers en fer, il y a de nombreux restaurants et bars… mais on peut s’éloigner un peu du bruit en traversant par de toutes petites rues verdoyantes, très calmes. Évidemment, je me demande toujours combien ça doit coûter, de vivre dans un endroit pareil…
J’ai trouvé une anecdote amusante sur Wikipédia :

Le quartier est à présent très touristique et n’a plus grand chose de hippie et de beat, mais ça reste à mon avis un incontournable, on sent en le traversant que l’identité new-yorkaise y est très forte.

Une partie du quartier s’appelait autrefois Alphabet City, à cause des quatre avenues A, B, C, D qui la sillonnent. Ce sont de fait les seules avenues de Manhattan à porter ce type de nom formé d’une seule lettre.
Avenue A, you’re alright
Avenue B, you’re brave
Avenue C, you’re crazy
Avenue D, you’re dead

Le quartier est à présent très touristique et n’a plus grand chose de hippie et de beat, mais ça reste à mon avis un incontournable, on sent en le traversant que l’identité new-yorkaise y est très forte.

New York City #1 : The Natural History Museum et Central Park

New York City n’était pas du tout prévue au programme de notre vie à Montréal, mais nous avons eu finalement l’opportunité d’y aller. Pour remettre dans le contexte : je n’ai jamais été attirée par New York, et ce, depuis que je suis petite. C’est une ville que je trouvais très belle sur le papier, qui est le théâtre de bon nombre de mes bouquins, films et même séries préférées, mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais voulu y aller. Petite, je rêvais plutôt de San Francisco, du Yukon et des canyons…
C’est pourtant sans préjugés que j’ai abordé cette très (très) longue journée dans la Big Apple. Comme l’indique le petit « # », cet article n’est qu’un des chapitres de notre court séjour là bas!

Le voyage est long, très long (6h d’autoroute droite) et monotone. La traversée du massif des Adirondaks est jolie, mais ne suffit pas à me distraire! 50km avant l’arrivée à NYC (d’après le GPS), on ne voit toujours rien, on est toujours perdus au milieu de la forêt, avec une quantité énorme d’animaux écrasés au bord de l’autoroute (ils sont pas performants, les crapauducs américains…)
Il faut presque attendre d’être à proximité de Manhattan pour que la vue se dégage subitement, et que l’on voit émerger la skyline de la ville derrière le bras de mer… Je ne vous cache pas que vu du New Jersey, c’est vraiment magique!
Quelques minutes plus tard, nous sommes enfin sur Manhattan et nous pouvons à loisir admirer ses beautés. Je ne me sens pas du tout dépaysée, je ne sais pas si c’est du fait que nous sommes déjà en Amérique du Nord depuis quelques temps, mais en traversant (toujours en voiture), le quartier à proximité de Times Square, j’ai l’impression d’être à Londres, mais avec des immeubles plus hauts. Je garde mes impressions finales sur la ville pour le dernier articles…

Découvrir une ville, en plus aussi vaste que NYC, en 12 heures, ça relève du défi. Nous n’avions cependant pas envie de nous emmerder avec des guides (moi, la super planificatrice, pour que je dise ça, c’est que vraiment j’ai pas le goût!) pour découvrir la ville un peu au hasard, finalement, à l’aventure. Et c’était vraiment parfait.Nous avions cependant prévu de faire un petit tour au Natural History Museum, pour continuer notre série (on a un but ultime : visiter tous les musées d’Histoire Naturelle du monde, ou presque!). Est-ce que celui de NYC allait souffrir de la concurrence de celui londonien, qui est absolument parfait ?

Le musée borde le célébrissime Central Park,  où se promènent des tonnes de touristes, mais aussi des tonnes de New-Yorkais. Le parc en lui-même ne m’a pas semblé remarquable par ses qualités esthétiques : -oui, les lacs, les grands arbres, les promenades sont magnifiques- mais il reste classique. Ce qui est incroyable, c’était le silence qui règne dans le parc, comme si on était dans un petit coin de nature… Il est immense, et nous n’avons pas eu la demi-journée nécessaire pour le traverser où faire une sieste sur ses belles pelouses vertes!

Malheureusement, la façade du Musée, ainsi que son magnifique hall d’entrée sont en rénovation (pour avoir un petit ordre d’idée de ce à quoi il ressemble, révisez vos classiques et allez voir Une nuit au Musée hihi). L’architecture intérieure est impressionnante et sur le thème de l’espace, blanche et très épurée, je ne m’attendais pas à ça et suis agréablement surprise. Mais… la magnifique collection de dinosaures n’est pas du tout mise en valeur. Elle est exposée de la même façon, dans des salles cubiques toutes blanches, les squelettes ne sont pas mis en situation, il n’y a pas de maquettes, bref, rien de très ludique. Nous avons tous les deux l’impression que c’est très froid et sommes plutôt déçus. Heureusement, la tout aussi magnifique collection d’animaux est incroyable. Sur 3 étages, on peut voir à peu près tout ce qui existe (ou plutôt a existé, vu les spécimens rares), les animaux sont bien mis en scène, mais pas dans un décor kitsch, bref, ce n’est que du bonheur, et nous ne regrettons pas du tout… Mais, parce qu’il y a un mais, le Musée souffre belle et bien de la comparaison avec celui de Londres, finalement tout aussi vaste. Tant pis. Prochaine étape : celui de Tokyo (s’il y en a un!)

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