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Archives de la catégorie ‘Roller Derby’

Les contrabanditas VS Les filles du Roi

Encore un autre match ce soir, mais celui-là était vraiment fabuleux. Rien à voir avec le match déséquilibré que nous avions pu voir la dernière fois : les deux équipes montréalaises étaient au coude à coude durant tout le match, et malgré une très légère avance pour les « Ditas », le match était loin d’être plié à la mi-temps. J’avais décidé que Les filles du Roi étaient devenu « mon » équipe donc j’ai encore pu admirer les prouesses de « 3X » hier soir, la meilleure jammeuse de l’équipe à mon avis : une maîtrise incroyable, des feintes, des accélérations, des slaloms… Elle sait tout faire! Même ne pas tomber quand elle reçoit des coups de coudes dans les cotes…
Du côté des Contrabanditas, « Georgia W Tush » était aussi un morceau. J’avais déjà vaguement entendu parler d’elle, mais hier elle avait toute l’arena derrière elle : dans un style différent (plus athlétique) elle n’était pas moins bonne, et a marqué un bon nombre de points pour son équipe. Le public était en furie pendant les 3 ou 4 manches incroyables, où les deux jammeuses se sont succédé à la place de leadeuse, on ne savait pas qui allait marquer les points… Beaucoup de contact, beaucoup de chutes, et même un poignet foulé pour la jammeuse des Ditas (qui intervient heureusement à 2 minutes de la fin du match).
La dernière manche, à 20 secondes de la fin, a décidé de l’équipe vainqueur du match : j’ai cru un moment que les Filles du Roy l’avaient dans la poche, après l’exclusion de la jammeuse adverse pour irrégularité, mais finalement… elle est sorti du banc des punitions au dernier moment, pendant que la jammeuse des Filles du Roy se prenait une grosse gamelle en tentant de passer… Résultat : 104-103 pour les Contrabanditas!
Étant un peu loin, j’ai seulement une ou deux photos qui rendent, mais j’espère être sur la piste dans deux semaines pour retourner encourager les Filles du Roi!

Rien ne vaut le Roller Derby

Comme toute grande ville américaine qui se respecte, Montréal possède sa ligue de Roller Derby. Mais késako?
Le roller derby est, d’après Wikipedia, un sport inventé dans les années 30 aux Etats-Unis, à l’époque il s’agissait plus ou moins d’un sport d’endurance, dont le but était de faire le plus de tours de piste possible.
Abandonné dans les années 70 puis revenus au goût du jour à la fin des années 90, après être passé par une cure de rajeunissement, saupoudrée de punk, de culture alternative, de Do It Yourself et surtout de féminisme, le roller derby est devenu un des sports les plus populaires d’Amérique du Nord, et pour le coup, il est à présent presque féminin à 100%! Les règles du jeu ne sont pas compliquées, mais pourtant difficiles à expliquer. Je vais m’atteler rapidement à cette tâche, en omettant toutes les subtilités des pénalités :
Sur une piste ovale, 2 équipes de 5 joueuses s’affrontent. Dans chaque équipe, il y a trois bloqueuses, une pivot et une attaquante. Un peloton est formé, sans les 2 attaquantes qui se mettent environ 15 mètres derrière elles, en retrait. Quand l’arbitre siffle le début du jeu de 2 minutes, les attaquantes vont tenter de passer le peloton : les filles de leur équipe vont les y aider, en essayant de bloquer l’attaquante de l’équipe adverse, et vice versa. Une fois qu’une des attaquantes a passé le peloton (l’autre peut l’avoir passé après elle, ou toujours pas), elle est désignée comme meneuse. Plus elle passera le peloton, plus elle marquera de points pour son équipe. La meneuse a le choix d’arrêter le jeu de 2 minutes quand elle le souhaite, en mettant les mains sur ses hanches (ça peut être un choix stratégique : trop fatiguée, elle voit qu’elle perd l’avantage, etc…)

Comme vous l’avez peut-être vu dans « Whip It! », le film de Drew Barrymore qui a réussi à faire connaître ce sport en Europe, tous les coups sont plus ou moins permis pour faire chanceler les deux attaquantes.
Cependant, le roller derby n’est pas un sport que je qualifie de violent, c’est un sport de contact, les joueuses s’effondrent souvent, on a parfois mal pour elles, mais dans le fond elles sont bien protégées, et l’esprit du jeu, même s’il est parfois intense, était loin d’être hargneux. Comme le soulignait notre nouvel invité à Montréal, ce jeu est à mi-chemin entre le sport (car il y a de très bonnes athlètes) et le jeu : on ne se prend pas la tête, même si la compétition est dure, on est là pour s’amuser. Les filles sont également maquillées et pomponnées, et souvent vêtues de tenues sexy et légères,sans oublier leurs pseudos délirants, inscrits dans la liste de la ligue nord-américaine (il ne peut pas y avoir deux joueuses du même nom). Hier nous avions remarqué l’élégante « That’s what she said » qui avait un style vraiment parfait, mais aussi « 1/2 Pint » (1/2 étant le numéro de la joueuse) ou « Karla Shnikov » pour citer quelques exemples.
En témoigne la mi-temps, animée par un groupe de Pom-Pom girls et boys, mais sans pompom, qui nous ont fait de magnifiques chorégraphies sur « Pump it Up ».
En bref, le roller derby c’est avant tout une super ambiance dans le public (principalement anglophone) et un très beau sport, avec des manches parfois palpitantes même si le match d’hier « Les filles du Roy VS Long Island Rebels » était plié au bout de 5 minutes de jeu et a fini avec un score hallucinant du genre « 220-48 ».

Ma réflexion finale a été de me demander pourquoi le sport n’existait toujours pas en France, étant donné qu’il a vraiment tout pour plaire à un public très large (hier, il y avait aussi bien des petites filles de 4 ans et des couples de 60). La France, pas assez libérée?
En tout cas, ça m’a donné envie de rechausser mes patins, en attendant de pouvoir me faire appeler « Evil Panda »…

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