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Archives de la catégorie ‘Voyages divers’

Avoir la bougeotte

Ces temps-ci, je me pose la question de savoir si je suis une éternelle insatisfaite.  Quand je vis à Lyon, je suis dans la ville que j’aime plus que tout au monde, qui est pleine de choses à visiter et à découvrir, qui est près de mille centre d’intérêts en France où à l’étranger.
Et pourtant, je suis partie à Montréal.  Je suis actuellement en train de passer un super séjour en Amérique du Nord, ce qui me permet d’expérimenter au quotidien une autre culture, de voir et faire des choses uniques, de pouvoir beaucoup voyager, de découvrir encore plus de choses…
Et à l’heure actuelle, même avec un superbe voyage déjà tout organisé et financé qui s’annonce en septembre, je pense déjà au prochain voyage, et encore pire, à celui d’après. Mais en y réfléchissant bien… je suis tout à fait satisfaite des choix que nous avons fait, et je suis sûre que les prochains seront au moins aussi heureux… Donc insatisfaite, non, impatiente seulement.
Depuis deux jours j’ai repris les boussoles et (plus vraisemblablement) le Google Maps pour calculer, tester, griffonner… Vu comme je suis persistante et têtue, je sais que tout ça se réalisera un jour, mais je crois que le plus marrant c’est de faire des projets de voyage : on découvre mille choses en lisant des tonnes de blogs, en voyant quelques photos, en achetant quelques guides du routard et autres lonely planet… C’est pour ça, entre autres choses, que je serais incapable de confier l’organisation de mon voyage à une agence, mince quoi, c’est quand-même le plus marrant !
Quoi de plus satisfaisant que de voir que ce que tu as préparé pendant des mois, voire des années, se concrétise ? Même si c’est assez effrayant de se dire que le voyage de quelqu’un d’autre dépend de nous (ah oui, parce que je fais agence de voyage bénévole, aussi) !
Bref, ces temps-ci j’ai la bougeotte. J’ai déjà bouclé dans ma tête le prochain « voyage » de 2012 et presque celui de 2014. C’est n’importe quoi ! A mon avis, mon enthousiasme doit être tellement saoulant, que ça ne doit pas être facile de vivre avec moi, chapeau… Heureusement que le hibou qui m’accompagne est souple de ce point de vue là, et que j’arrive (même si avec un peu de mal) à lui communiquer cet enthousiasme là… Je ne pensais jamais dire ça un jour mais j’ai envie d’un long road trip, un vrai road trip, où tu bouffes de la poussière, des kilomètres et du Texas (bah ouais, y’a pas le choix, c’est au milieu et c’est grand)
Aller, mets ton sac à dos, Let’s Go !

… en 2014, c’est ça?

Ah, et j’oubliais, voici ma petite participation au petit concours sympa nommé « Sur la route » où chacun présente sa photo en relation au thème… J’adore les routes américaines, mais j’en ai pourtant pris si peu en photo! Voici donc presque mon unique photo adorée d’une route de Mount Desert Island, dans le Maine :

À mi-chemin

Cela fait exactement aujourd’hui 3 mois et demi que nous avons atterri sur le sol montréalais, soit très exactement la moitié de notre séjour. Il était donc temps de regarder un petit peu en arrière pour faire un bilan… Je ne suis pas une grande fana de ce genre d’exercices, mais pourquoi pas, après tout?

Déjà, j’ai l’impression que ça fait beaucoup plus de temps que nous sommes à Montréal. Non pas que le temps passe lentement, mais parce que notre capacité d’adaptation a été finalement plus importante que prévu. Au tout début, surtout quand il neigeait, j’ai eu des instants de doute assez désagréable : mais qu’est-ce que je fais là? Pourquoi je suis venue m’emmerder dans la neige fondue et le froid? Et pour mon coéquipier, ça a été encore pire (n’ayant pas l’élément sociabilité du à mon stage).
Mais comme, mine de rien, le moral dépend aussi du temps, mais surtout des voyages, quand nous avons enfin passé la frontière canadienne nous avons vraiment réalisé pourquoi nous étions là : parce que nous aimons vraiment cette ville de Montréal, et surtout parce que nous voulions vraiment vivre en Amérique du Nord. Nous savons déjà que ce n’est que le début d’une série que nous espérons longue, et enfin… pour se rapprocher des États-Unis. Il ne faut pas se tromper, nous adorons Montréal, cette ville est si particulière, si unique, si géniale, mais c’est bien aux États-Unis que nous voulons vivre, pas au Canada.

Du point de vue du stage, après un début satisfaisant, j’ai connu une période de creux tout au long du mois de Mai, qui n’a pas été facile, psychologiquement : trop de travail, et sûrement pas un travail intéressant.
Même si mes amis me manquent, même si Lyon commence elle aussi à me manquer, même si je regrette toujours de les voir tous partis quand nous reviendrons, je ne regrette pas du tout d’être venue ici, et nous profiterons encore plus de ces mois passés ici, et qui vont passer encore plus vite puisque certains vont nous rendre visite… Avec un paquet de frometon je l’espère bien! (non pas qu’il n’y en a pas des très bons ici, mais on n’a pas les moyens!)
D’autres voyages encore plus beaux sont en perspective, je ne sais pas si on va finir par atteindre la liste débile de nos objectifs ultra-importants mais j’ai l’impression déjà qu’on a fait beaucoup plus. Comme disent les vieux d’jeuns : « à donf »!

En résumé, j’ai trouvé amusant d’illustrer les points forts de notre séjour, en me limitant le plus possible :

Arrivée à Montréal sous un grand soleil, il faisait au moins 2 fois plus chaud qu’à Lyon quand nous l’avons quittée, mais l’étonnement est de courte durée quand nous trouvons St-Hubert sous la neige… Quelques jours après, j’en avais déjà marre. Oui, je sais, c’était pourtant un hiver de tapette. 

Premier rayon de soleil et surtout première balade pour redécouvrir notre ville. Ca sent déjà la fin de l’hiver et nous en sommes ravis…
De retour aux États-Unis pour notre premier « vrai » voyage là bas depuis deux ans. Coup de foudre à nouveau pour Burlington. Et nous savons enfin pourquoi nous sommes là! Plus de décalage

Quelques semaines plus tard, de retour dans le Maine également…
En Mai, fais ce qu’il te plait! Après des allers et retours de la neige, le printemps s’est enfin bel et bien installé, et nous profitons de Montréal, de ses rues arrières, de sa chaleur, et surtout du réveil de la ville. Indescriptible, et à vivre au moins une fois!

 Petit séjour inattendu dans cette ville magnifique de New-York, autre évènement marquant

Il n’y a jamais trop de choses à faire ni à voir! Même en évitant les voyages à la japonaise, on se rend compte qu’on commence à voir un peu de pays… Vivement Burlington encore, Boston et Rockville… Et Montréal, ses festivals, ses concerts d’Arcade Fire, ses pics-nics dans les parcs, la remontée de la rue St-Laurent la nuit, les matchs de Roller Derby…

Un séjour dans le Maine #2 : l’Acadia National Park

L’Acadia National Park est un des seuls parcs nationaux américains de la côte est. Déjà que l’on se trouve dans un endroit génial mais alors si en plus il y a un parc national, que demander d’autre?! Nous n’avions pas eu le temps de le parcourir la dernière fois, c’est maintenant chose faite. Enfin… il est tellement vaste que je pense que nous n’en avons encore eu qu’un aperçu. N’ayant que peu de moments de liberté nous permettant de faire une rando (nous n’étions pas venus en amoureux…), le Great Head Trail semblait bien indiqué : départ du rivage pour monter sur une montagne nous offrant un point de vue magnifique sur la Frenchman Bay et l’infini de l’Océan (oh, c’est beau). L’Acadia est vraiment un parc surprenant et qui ne ressemble effectivement à rien de ce que nous avons pu connaître aux États-Unis. Dans l’Utah, les parcs sont vraiment clos, aucune habitation permanente n’y est permise et j’ai l’impression que tout est beaucoup plus réglementé : c’est évidemment du aux spécificités du relief là bas, les canyons et montagnes « enferment » et délimitent plus facilement un espace, et la faune et la flore du désert sont toujours plus fragiles.

Ici non plus, il n’y a pas d’habitations dans l’enceinte même du parc (bien qu’il soit difficile de parler d’enceintes) : en fait, les villages de pêcheurs sont justes hors de la zone verte qui délimite le parc sur la carte. Mais dans les faits, le parc est bel et bien habité et on ne fait pas la différence… Hormis ces délires géographicos-chiantos, ce qui nous a le plus surpris sont les changements rapides de paysages : on se trouve sur un rivage rocheux avec des conifères arrivant tout près du bord, qui rappelle bien les contrées sauvages de l’Alaska, et d’un coup on prend de la hauteur et les parfums nous font penser à la Méditerranée… Puis surgit une plage de sable d’on ne sait où, avec quelques promeneurs et leurs chiens -fous- se baignant dans l’eau turquoise glacée.

Le sud de la Mountain Island (qui constitue en fait le parc et les villages dont Bar Harbor, si vous suivez bien la leçon) est un peu plus « authentique ». Bass Harbor, par exemple, n’est pas un village touristique comme son voisin du Nord, il est d’ailleurs peu animé hors-saison mais le diner/café du centre réunit les quelques locaux éparpillés dans les montagnes. L’activité principale semble vraiment être la pêche, peut-être un peu la plaisance, quand les navettes-bateaux partent du port pour aller visiter la Baker Island (mon grand regret, elles n’étaient pas encore en service… Cette île est un autre cœur historique de la région, s’y trouvent encore un phare et une ferme du 18ème siècle).

En résumé, je crois qu’il va falloir y retourner, un jour ou l’autre…

Un séjour dans le Maine #1 : Bar Harbor

Bar Harbor est le genre de lieu où l’on dit toujours « un jour, on reviendra… » sans vraiment savoir si ce sera vraiment le cas… C’est mal connaître notre entêtement puisqu’à peine deux ans après, nous revenons sur les lieux d’un excellent week-end là bas… Nous avions surtout envie de découvrir l’Acadia National Park, que nous n’avions que rapidement survolé lors de notre premier passage ici.
Pour la petite présentation, Bar Harbor est un village de pêcheurs fondé au début du 18ème siècle, avant d’être envahit progressivement par la bourgeoisie bostonienne. Certains manoirs de l’époque tiennent encore debout (notamment le Moseley Inn dans lequel nous sommes retournés) et je suis encore fascinée par cette architecture que je trouve si belle : maisons de plusieurs étages, parfois avec des petites tourelles, mais avec comme élément commun les longs porches, souvent habillés de balancelles ou de rocking chairs. Il n’y a rien de plus évocateur des États-Unis, pour moi.
Le trajet est vraiment, vraiment très long, entre 7 et 9 heures de route mais lorsque l’on arrive à proximité de l’île de Mount Desert, que l’on traverse le petit bras de terre avec l’Océan de part et d’autre, on se dit que l’on est déjà largement récompensés. Cette île a quelque chose de magique pour moi. Le soir, les îlots alentours sont à moitié noyés dans la brume, et le port de pêche semble un peu fantomatique…

Bar Harbor, ville quand-même assez touristique en été, se réveillait tout juste et se prépare pour la nouvelle saison à venir. Les boutiques étaient déjà toutes ouvertes SAUF le meilleur glacier des Etats-Unis. Meilleur que Ben and Jerry’s, eh oui. Adieu la glace à la myrtille sauvage (spécialité de la région) avec des carreaux de chocolat… Le deuil a été douloureux, très douloureux. Je me suis aussitôt consolée avec un homard frais au barbecue, pour la peine (ultime spécialité de la région). Et pour pas cher en plus.

Je suis obligée de mélanger un peu les jours (quatre, pour être précise) pour rester dans la thématique du village de Bar Harbor, qui a encore révélé des charmes inattendus, comme son petit cimetière datant de la guerre de Sécession (je suis fascinée par la beauté simple et « pure » des cimetières américains : pas de chichis, juste une pierre gravée dressée dans le sol), où les confessions sont souvent mélangées. Celui de Bar Harbor est au centre des trois églises : l’Église catholique romaine, l’Église protestante et l’Église épiscopale. Dans chaque petit village, il peut y avoir au moins 3 ou 4 églises, ce qui peut être surprenant dans un premier temps. Nous nous sommes pas mal baladés dans les parties moins touristiques du village, dans les rues bordées de maisons simples, avec de vrais gens qui y vivent (je souligne ce point car la « Main St » est presque inhabitée), pour s’imprégner de l’ambiance du Maine côtier. Par certains aspects, ce coin ci me fait penser à la Bretagne : ports de pêcheurs, même rythme de vie… Mais il y a quelque chose de vraiment plus exotique et de plus grandiose : les proportions ne sont pas les mêmes. Les espaces semblent beaucoup plus immenses, les forêts plus grandes et ce que j’apprécie surtout, c’est le mélange côte atlantique/grands espaces forestiers, lacustres et montagnards, le tout, sur la même île.

La balade de quelques kilomètres, qui débute à Bar Harbor et qui nous promène en bord de mer est vraiment très agréable et nous a permis d’observer des manoirs majestueux à la « Mr Burns », mais aussi des petites maisons en bois perdues au milieu d’un terrain qui semblait bien mal entretenu… A cette époque de l’année, le sentier n’est pas emprunté, ce qui nous donne une fois de plus cette sensation d’être seuls au monde… et qui n’est pas franchement désagréable.

L’appel du Grand Ouest

Il est enfin temps de faire un petit topo sur notre futur beau voyage, qui aura lieu au début du mois de septembre. Nous sommes déjà allés dans le coin durant l’été 2008 et comme beaucoup le savent, nous sommes tombés définitivement amoureux de l’Utah, cela est en majeure partie du à notre famille là bas, nous avions l’impression de trouver un second foyer, et, étonnamment, d’avoir été là bas depuis toujours. Je n’avais jamais expérimenté ce sentiment, et je ne l’ai même pas pour Montréal. On a deux maisons : Lyon et Rockville, à tel point que même moi, la pure citadine, me voit bien vivre là bas pour quelques mois ou années. Cette douceur de vie (mais rude, quand on vit là bas à temps plein, il ne faut pas se leurrer, la vie dans une campagne isolée, même touristique, ce n’est pas quelque chose de facile.) nous a en tout cas marquée, à tel point que nous allons y retourner dans quelques mois, accompagnés de deux charmantes demoiselles qui traversent l’Atlantique à ce dessein.
Nous nous sommes subitement réveillés début février, en nous rendant compte que même en partant hors-saison, tout était déjà réservé ! Heureusement, presque toutes nos réservations sont à présent faites… pour un budget d’environ 150 euros par personne, autant vous dire que c’est plutôt tendu, mais nous sommes parvenus, je pense, à nous concocter un voyage « à l’aventure », dans les beaux campings sans douches du sud-Utah, mais finalement ce n’est pas pour me déplaire. A nous les beaux levers de soleil (à 6h du mat’), les mignons animaux sauvages autour de notre campground, les dégueulasses animaux sauvages dans notre tente… (je n’ai pas vraiment prévenu nos deux voyageuses, mais le sud-Utah est la région du serpent à sonnette, une espèce mortelle, qui ne sort cependant de son trou que lorsqu’on l’embête ou que l’on est imprudents.)

Bref, voilà donc un petit aperçu de notre voyage de deux petites semaines. Nous avons tenté d’éviter tous les coins ultra-touristiques. Il était par exemple hors de question pour moi d’aller dans le Grand Canyon, mais nous avons finalement trouvé un compromis : la North Rim de ce National Park n’accueille que 10% du nombre total de visiteurs, autant vous dire que même si ça ne va pas être désert, ça va être beaucoup plus sauvage, sans cars à touristes, sans Mc Do… (je crois qu’il faut au moins 3h pour se rendre à ce point, depuis l’entrée du parc, ce qui peut en rebuter certains et tant mieux!)
Nous ne faisons pas non plus un roadtrip « roots », loin des sentiers battus, c’est presque impossible dans le coin, et étant donné que nos deux petites brunes accompagnatrices ne sont jamais allées dans l’Ouest, il faut quand-même voir les classiques! C’est par exemple le cas avec Monument Valley, que les filles ont réussi à marchander à la place du Lac Powell, désastre écologique que je refuse de voir de mes propres yeux. Idem pour Las Vegas, ville que nous détestons, et où elles vont pourtant flamber avec George Clooney la veille de notre arrivée!

En résumé, (parce que j’ai tendance à m’égarer), nous atterrissons à Vegas, seul aéroport proche, pour filer vers la North Rim du Grand Canyon, puis en passant à Monument Valley, puis en s’arrêtant à Arches NP (en n’oubliant pas sur le chemin d’aller voir des curiosités dans certains States Parks, comme le Horse Shoe Bend ou les Waves, par exemple). Ensuite, nous faisons escale au Capitol Reef NP, méconnu des voyageurs de l’Ouest, et pour lequel j’ai eu un énorme coup de cœur sur le papier. Je n’ai pas mis longtemps pour convaincre mes co-voyageurs mais le village de Fruita, à l’entrée du parc, est l’un des premiers villages mormons, où il reste encore quelques vestiges. Le parc en lui-même est une curiosité géologique, placé au beau milieu d’une faille, et malgré la chaleur qui s’annonce là bas, j’ai vraiment hâte de l’explorer. Ensuite, nous passons quelques heures à Bryce Canyon NP, que nous avions aimé « sans plus », juste le temps de faire une petite balade (il y en a beaucoup de sympas, mais le Parc est l’un des plus connus, il est toujours bondé, et c’est d’ailleurs un des seuls avec le Grand Canyon que l’on peut découvrir surtout avec des points de vue, ce que nous ferons donc!). Le voyage se finit pour 4 ou 5 jours à Zion, où nous prendrons racine. J’espère qu’elles aimeront autant ce parc que nous l’avons aimé, mais à vrai dire je suis plutôt confiante.
En tous cas, comme d’habitude nous aimons prendre notre temps, et privilégier la qualité plutôt que la quantité! Nous ne voulons pas tout voir, mais nous poser pour vraiment sentir l’ambiance de cette région là.
J’ai tellement hâte de retourner au pays des mormons, étant de plus en plus passionnée par l’Histoire mormone (je vous avouerai que je ne sais pas non plus pourquoi), dans ce pays de canyons et de montagnes… Il ne nous reste plus qu’à avoir la confirmation de notre compagnie aérienne (mais je suis assez pessimiste, notre carte Visa ne passant apparemment pas pour des raisons obscures) et c’est bon, tout est organisé, on s’envole bientôt! Enfin… dans 6 mois.

Le suspens continue, l’hiver arrive et l’agence Panda Travel s’active


Il se passe si peu de choses et en même temps les choses avancent un peu. Je soupçonne à présent que ma Convention de stage se soit perdue dans le Triangle des Bermudes. Le dénouement n’est donc pas prêt d’arriver. Cependant, j’en sais un peu plus !
Hier j’ai demandé à mon employeuse de m’écrire la lettre d’invitation, indispensable pour obtenir le Visa de stage dans le cadre des études, délivré par l’Ambassade du Canada. Je sais donc tout sur mes missions : Sur le magnifique document falsifié à votre gauche, il n’y a que mon premier sujet d’étude, mais ça vous donnera un ordre d’idée sur ce que je fais dans la vie, j’ai souvent l’impression d’être Chandler… (cf Friends, pour les incultes)
Je commence le 1er mars, mais nous serons à Montréal deux semaines avant. D’une, parce que les billets sont moins chers en février, et de deux parce qu’il va bien falloir trouver un appartement durant ce laps de temps. Théoriquement, ma mission se termine le 5 Septembre, date que je vais pouvoir négocier à mon avis… C’est là que vient l’histoire du Panda Tour!

Vous vous souvenez peut-être que nous avions prévu un voyage dans le Grand Ouest Américain l’été prochain? Avec nos amis-baroudeurs, nous avions fixé la dernière semaine d’août… Il s’avère que ce sera sans doute un peu plus tard. Mais il ne va pas falloir tarder pour tout réserver, les campings les plus prisés affichent déjà complet 6 mois avant l’été! Le bon point, c’est que la foule sera déjà partie, et que nous serons beaucoup plus tranquille pour découvrir les merveilles de l’Ouest. La chaleur sera aussi moins vive, mais malheureusement elle laissera place à quelques orages… J’en parlerai un peu plus dans un autre billet, mais l’itinéraire est déjà plus ou moins fixé et nous resterons uniquement dans le Pays des Canyons, au Sud de l’Utah… Rien que d’y penser ça me fait déjà du bien!

"I found myself in Paris in the cemetery rain"

Ce titre énigmatique n’est rien d’autre que les premiers vers de la chanson « Paris », de Patrick Wolf, et il me permet d’inaugurer une nouvelle rubrique « Concerts » de ce blog, que je me suis toujours interdite de créer, mais je me suis rendue compte que les concerts étaient tellement liés aux voyages… elle a donc tout à fait sa place ici.
Vendredi soir, une petite virée à Paris était le prétexte pour aller voir Patrick Wolf, au Nouveau Casino. Située dans un quartier que je connais très peu et ma foi très branché (tout en restant agréable), la salle est sympa et chaleureuse (… c’est le moins que l’on puisse dire). Le concert était sold-out, on ne pouvait pas entasser plus de 400 personnes. Après une première partie interminable (un groupe suédois absolument atroce, looké Tokyo Hotel), Patrick Wolf entre enfin en scène. Le show commence dès qu’il arrive, théâtralement, comme d’habitude, avec une veste en velours, une fraise et poudré de blanc. Magistral… Quel bonheur de le retrouver enfin, après nos concerts londoniens. J’ai écouté The Bachelor un nombre incalculable de fois depuis sa sortie et la setlist m’a vraiment ravie, elle était très complexe, très dense, très longue, et nous avons eu droit en prime à un inédit vraiment inédit, qu’on pourra bientôt entendre sur son prochain album The Conqueror (qui devrait sortir en début d’année 2010).

Patrick Wolf a un don, celui de transformer n’importe quelle salle de concert en boîte de nuit surréaliste. Il sait passer d’une chanson en solo au piano à une chanson disco, avec une maîtrise parfaite. Il maîtrise tous les instruments : violon, piano, guitare, avec aisance. Je le savais déjà donc je n’ai pas été surprise mais la maîtrise de sa voix et incroyable. Il y a bien-sûr quelques couacs (c’est ce qui fait le charme du live!) mais sa voix est devenue de plus en plus forte avec le temps, de plus en plus limpide, il sait tout faire… Pour vous donner un ordre d’idée, c’est l’opposé absolu d’un Chris Martin.

Je crois qu’il a charmé toute la salle hier, même les « non fans » (je suis déjà conquise depuis quelques années, et j’ai été ravie de voir que mes amis l’ont été peu à peu, au fur et à mesure de l’avancement du show). C’était une soirée spéciale pour lui, qui est un amoureux de Paris, ville qu’il a découvert pendant son adolescence et pendant l’écriture de son premier album. D’après lui, c’était un des meilleurs concerts de la tournée… Et on l’a bien senti, c’était tout simplement spécial. Il parle beaucoup, il communique beaucoup, et est vraiment drôle… Il est tout simplement Lui, quand on connait un peu sa personnalité. Il a beau faire sa diva et jouer son personnage pendant les chansons (et vas-y que je me fais tripatouiller par une groupie hystérique, que je prends la pause, que je joue ma reine de la nuit…) mais lorsqu’il parle (et comme il le dit lui-même, il parle beaucoup!) il est tout simple, tout timide, à croquer. Il a donné beaucoup au public, et nous lui avons bien rendu. Je crois qu’il a vraiment été étonné par l’accueil que la salle a réservé à l’inédit dont je parle plus haut, une chanson disco-éléctro, très proche d’un titre de Lycanthropy, mais plus mature.

Parce qu’il n’y a pas à dire, Patrick a beaucoup mûri, et même si je n’ai pas eu la chance d’assister à ses tournées précédentes, on sent vraiment cette présence, cette aura qu’il dégage aujourd’hui, et qu’il ne dégageait pas autant avant. Cette assurance aussi, cette beauté unique qu’il a, même en shorty de latex… Son petit tatouage de licorne… Patrick Wolf, c’est ce mélange de diva et de petit garçon timide, mais c’est surtout pour moi l’artiste solo qui me fait le plus rêver, l’artiste le plus créatif depuis quelques temps. Je commence à avoir une petite liste de concerts à mon CV mais celui d’hier était tellement vrai qu’il restera forcément dans mon Top 3… Deux heures d’un concert sexy et moite, ça ne s’oublie pas

PS : Je vole une petite photo live prise à l’Electric Ballroom en Juin

Bruxelles, as seen through windows

Rien de tel qu’une petite virée juste avant la rentrée pour reprendre du poil de la bête, et oublier, ne serait-ce que pendant 48h, le stress de cette dernière année d’étude, et la pression que je m’inflige pour essayer de réaliser mes rêves les plus chers… A période difficile : remède extrême

Mais aller à l’étranger, pour voir Bell Orchestre, c’est encore plus de pression. Après les avoir raté (traduction : avoir raté le concert de ma vie) il y a quelques mois, mon tendre hibou m’a fait le grand plaisir d’exaucer un autre de mes rêves les plus chers, c’est à dire faire quelques (centaines) de kilomètres pour aller dans une ville qui nous avait laissé une drôle d’impression la première fois que nous l’avons découverte (traduction : Ben a détesté).

J’ai réussi à vraiment capter l’atmosphère de la ville cette fois-ci, même si je ne l’ai toujours pas compris : Bruxelles est une ville changeante, où se mêlent les magnifiques grattes-ciels du quartier européen et les petites bicoques avec les jeunes femmes de joie en sous-vêtements affriolants dans les vitrines du rez de chaussée… Étrange. Des autoroutes coupent la ville, coupent même les parcs, il faut passer par des sous-terrains pour continuer sa balade, mais il y a aussi toute la majesté de la royauté belge, son parc de Bruxelles, ses palais… toute la beauté d’une ville nord-européenne avec la majestueuse Grand’ Place, mais aussi le Bruxelles ouvrier avec le quartier (étonnant) des anciens quais (où se situent aussi les derniers vestiges médiévaux de la ville). Il y a tant de quartiers différents, et ce qui me marque le plus, c’est la vitesse à laquelle on peut en changer : en passant d’une rue à l’autre, on fait un bon dans le temps, l’espace (ou l’argent). Étonnante ville de Bruxelles… très nord-américaine, quelque part

Le concert avait lieu au Botanique, magnifique bâtiment reconverti en temple de la musique indépendante. Nous étions en plus dans la petite salle de la Rotonde (je vous laisse imaginer la beauté de l’endroit), à 100 nous étions déjà tous serrés sur le parquet. Évidemment, nous étions avec Ben les seuls debout contre la scène depuis le début de la première partie (c’était d’ailleurs très gênant, la scène était si basse que l’on avait l’impression de déranger).

Je n’arrive pas à retrouver la setlist du concert, je sais seulement les chansons jouées, mais plus dans quel sens, à part le coup de grâce dès l’introduction : « Air Lines, Land Lines », ma préférée du dernier album, et en toute objectivité, la meilleure chanson de 2009 (en toute objectivité, hein). Nous avons eu droit à une belle version d’une dizaine de minutes, et, chose extrêmement rare (puisque çe ne m’était jamais arrivé), j’ai cru que j’allais fondre en larmes, je ne sais pas si c’était à cause de l’intensité de la musique, ou alors du bonheur de les voir enfin sur scène, ou alors de retrouver un petit bout de Montréal qui me manque tant, ou alors tout à la fois… Quoiqu’il en soit, c’était trop, et cela a duré pendant tout le show, on ne peut pas dire qu’ils m’aient ménagée… Même Ben était subjugué, alors que je ne pensais pas que c’était une partie gagnée. On a eu presque droit à un set « unplugged », la salle était si petite qu’il n’était plus nécessaire de brancher les instruments, et ça a été le cas lorsque que Pietro et Kaveh (respectivement au cor et à la trompette) sont allés joués au fond de la salle, en face de Richard (contrebasse), Sarah (violon) , Stef (batterie) et Mike (lap steel guitar).

Eh les gars… on est sensés regarder où nous? Il y avait trop à voir, trop à faire… Du coup j’ai opté pour la meilleure des solutions : fermer les yeux et me laisser posséder par la musique. Je crois que je ne peux rien dire de plus, ce serait trop personnel et impudique.
C’était un long concert d’1h40 (long pour Bell Orchestre, c’est assez éprouvant de jouer de cette façon là, et encore plus d’y assister). Tous ces sons qui fusent de partout, qui semblent inconnus, même ayant écouté l’album 1000 fois…

Kaveh nous a répété plusieurs fois que c’était toujours particulier au Botanique, que c’était toujours leur meilleur concert, et que c’était en train de l’être… Tant mieux pour nous, il y avait une ambiance tellement particulière, comme une messe non pas religieuse, mais complètement païenne et désorganisée, si envoûtante… C’est ça un concert de Bell Orchestre… Ils sont soudés, tellement concentrés et intenses…

Après la magie du concert, il a été difficile d’en sortir, c’était comme se réveiller d’un rêve brûmeux. Est-ce qu’on y avait vraiment assisté?? Je crois que oui… Sarah en train de vendre et signer le merchandising à la sortie de la salle le prouve bien… Le coeur tout rempli, je vais voir Kaveh (avec qui j’avais chatté un peu sur Internet) pour lui dire tout le bien que j’ai pensé du concert, deux minutes après, je me retrouve invitée à l’après-concert. Bon ok. Et j’incruste Ben aussi, tant qu’à faire. Tous timides, nous nous rendons sur la terrasse du Botanique, où Richard était déjà en train de siroter un verre de vin rouge avec une copine (et une autre greluche), on n’ose pas trop s’approcher pour pas les déranger… On commence à s’assoir à côté… mais on est vite rappellé à l’ordre par Ze contrebassiste himself qui nous fait signe de nous rapprocher avec Kaveh. Bon… ok. Ben va nous chercher à boire. Jusque là tout va bien à part que j’ai soif, j’ai froid, je suis fatiguée et j’ai pas du tout l’impression d’être là où je devrais être. Que nenni! La jolie Sarah arrive, vole la chaise de Ben (j’aurais aimé connaître la tournure de la soirée si je le lui avait fait remarqué), s’installe à côté de moi, et on commence à papoter… de musique, de voyage, de tournée, d’aéroports, de festivals et je ne sais trop quoi encore… Le pauvre petit Ben qui a dû sentir ses tripes remonter en entrant sur la terrasse et en me voyant en si charmante compagnie!

Les détails sont importants mais c’est juste pour Ben et moi. Un beau moment…

London#10 : South Kensington, the Science Museum, Hyde Park

C’est toujours un plaisir de retourner à South Kensington surtout lorsqu’on loge juste à côté. Au menu du jour : glandouille dans les musées, notamment le Science Museum qui mêle différentes disciplines comme l’astronomie, l’aérospatiale mais aussi la géographie, la topographie, et la médecine… Il y a de nombreux recoins à découvrir, de petites expositions à droite et à gauche, comme celle sur Wallace & Gromit (qui se classent parmi les plus grands inventeurs britanniques!), ou encore sur l’historique du plastique ou les machines industrielles qui nous rappelle que nous sommes bien dans le pays de l’industrie! Hormis ces expositions très fournies, les autres paraissent un peu désuettes et poussiéreuses, avec des présentoirs parfois vides, ou des vitrines vraiment dépassées…

C’est dommage. Ne manquez cependant pas de faire les gamins et d’aller faire un petit tour dans l’un des nombreux simulateurs de vol : ça ne vaut pas le Futuroscope mais c’est idéal pour se détendre!
Ce quartier mérite toujours que l’on s’y attarde, avec ses belles voitures et ses batiments typiques… De plus, il n’est qu’à une centaine de mètres du sud de Hyde Park, c’est dommage de ne pas profiter des immenses pelouses pour faire un somme typiquement londonien…

London #9 : ruelles de Soho, the British Museum

Et non, on ne se lasse jamais de Soho : à vrai dire, on découvre de nouvelles choses à chaque seconde! Cette fois-ci, en fin de matinée, c’était une première. Les ruelles étaient encore calmes et désertes de touristes, nous avons donc pu nous balader tranquillement au milieu des sex shops et des librairies spécialisées (non que nous soyons spécialement intéressés, mais ça a quand-même un charme typique!)

Cette fois-ci nous avons découvert un nouveau quartier, celui du British Museum où se trouve je pense la plus grande collection d’art antique, entre les innombrables salles égyptiennes, romaines, grecques, syriennes etc… il y a à faire! Je ne suis personnellement pas très sensible à la sculpture donc je dois reconnaître que les immenses salles d’exposition m’ont beaucoup plus captivées que les collections en elle-même… Et puis je n’avais jamais vu un musée londonien aussi bondé! Ca doit être le parcours classique touristique, ce qui est confirmé par les bus de tour opérator en stationnement devant l’entrée… bref, à moins que l’on soit un grand amateur du genre, ce n’est
pas un indispensable pour moi!

Le musée se trouve dans le quartier de Bloomsbury, qui m’a beaucoup fait pensé au centre d’affaires de San Francisco, les immeubles récents et les rues très larges ont une identité très américaine! Il n’y a rien à y faire de plus…!

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